CHAPITRE QUATIUÈME. I
du parti, tu caiiiiia^Mie, il se signalait par son activité et sou audace; mais dès que ses devoirs militaires étaient accomplis, il retombait dans ses habitudes de bien-être et d'indolence; etàTec une bonté et une crédulité d'enfont, il se laissait guider par les a^is on les désirs de son entourage— par sa femme, par ses compagnons et particulièrement par Cromwell. Cet ayenturier avait obtenu également la confiûice du commandant en cbef et celle du simple soldat. Caché, artificieux et insidieux^ il gouvernait 1 airfax par ses suggestions tout en prétendant ne faire que seconder les projets de ce général. Devant les soldais il se posait en avocat de la liberté et de la tolérance ; il prenait part à leurs conciliabules ; il adoptait parmi eux le jargon du fanatisme, et feignait d^ètre sensible à leurs griefs comme religion n a ires et à leurs privations comme soldats. Avec les officiers, il déplorait ringratitude et la méfiance dn parlement, conr où Teipérience pronyait que personne, méipe le patriote le plus méritant, n'était en sûreté. Aujourd'hui on pouvait être en haute layeur ; et de« main, k Tinstigation perfide de quelque obscur légiste, ou d'un bigot à- esprit rétréci, se trouver arrêté et emprisonné h la Tour. Que Cromwell aspirât déjà h réminente position où il parvinl [ihis lard, le fait n'est guère croyable; mais que son ambition IVit éveillée, et qu'il IravaillAt h amener une collision entre 1 armée et le parlement, cela était évident pour le plus. négligent observateur
Licencier cette armée était devenu le principal objet des chefs presbytériens ; mais ils déguisaient leurs motifs réels sous le prétexté de Tintât national. Les royalistes étaient dans la poussière, les Ecossais partis, et il était temps de soulager le pays du fardeau d'entretenir une multitude d^hommes armés, sans aucun but ostensible. Ils enlevèrent, mais non sans une forte opposition, les résolutions suivantes : de prendre dans Tarmée trois régiments de cavalerie et huit d'infanterie pour le service d'Irlande, de ne garder en Aii^^lcterrr que l'infanterit' nécessaire aux garnisons, avec six mille hommes de cavalerie pour réprimer plus promptement les tumultes et les émeutes, et de n'y admettre aucun officier au^essus du rang de colonel, à Texception de Fairiaz, le commandant en chef. £n outre il fut yoté, qu'on n'acoor-
1. Dès le 2 août 1G48, Iluntingdon , major de son répiment, notait, dans le compte qu'il rendait de la conduite de Cromwell, que dans sa chambre à Kingston, n disait : cQueUd autorité Stapleton^ HoUia avaient préoéâMimeiit dana le royaume, vi (juMl ne voyait pas pourquoi il }\c serait pat BOMi Capable qu*aitcon d'eux de gouverner le royaume. » yourn. 411.
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derait de commission h aucun piembre de la chambre basse, ni
à aucun individu qui refuserait d'entrer dans la ligue solennelle et le covenant, ni h tout honimo que sa consciouce empêcherait de s(! conformer au ^alème presbytérien du gouvernement ecclésiastique K
Le ))ut de ces votes ne put être caché aux indépendants. Ils fésolurent do coinhatUro leurs adversaires avec leurs propres armes et dUntimider ceux qu'ils ne pouTaient conyaincre. Sou«^ daip, k )eur instigation secrète, rarmée, sortant de ses cantonnements aui environs de Nottingham, s'approcba de la métropole| et prjt ses quartiers dans le comté d^Epsex. Ce mouvement fut regardé et ressenti comme une menace; Fairfax, pour Pexcuser, allégua la difficulté do se in ocurer des subsistances dans un canton épuisé et appauvri. Il rencontra à Saffron-W alilt n les commissaires parlementaires [21 mars], qui convoquèrent nn conseil d'officiers, et soumirent à leur examen des propositions pour le service d'Irlande; mais au lieu d'une'réponso positive, on fit des enquêtes et on den^anda des éclaircissements , tandis qu'on fai* sait signer dans plusieurs régiments une remontrance contrôla manière dont on traitait Tarmée. Les soldats y réclamaient une ordonnance d^indemaité pour les garantir de poursuites deyant les cours civiles k raison de leiir conduite passée, le payement de Farriéré, qui s'élevait h quarante-trois semaines pour la cavalerie et h dix-huit pour rinfanterie, Texemption de la presse pour le service étranger, une indemnité pour les estropiés, des pensions pour les veuves et familles de ceux qui avaient péri dans la guerre, et un versement hebdomadaire de fonds, afin de n èlre plus obligés de vivre à discrétion sur les habitants. Cette remontrance fut présentée h Fairfax pour qu'il la transmit aux deux chambres. Le parti dominant s'alarma ; il oraignit {|e repousser des pétitionnaires qui avaient Tépée à la mabi| et, afin que te projet fftt étouQé.k sa naissance, les deux chambres envoyèrent dfi» instructions au général, ordonnèrent li tpuslesmemlffesdu parlement qui avaient des commandements de se rendre h l'armée, et publièrent une déclaration [29 mars ', dans laquelle, après uqe piua\ei}Sti d'QuUliur le pa^sé^ elles avertiâsaiei^t Iqs signataires
1. Journ. des Comm. iv, ^5, 19, 80, 23, 25, 5G, 97 tév, 1, S, 8, 4, 5 ma». Sor
pîusievirs questions , les presbyt«^ru'n.s furent réduits h dix voi v «le innjorité, et une fois à deux. Ils s'en'orcèrent d'exclure Fairfax, mais ils curcm une minorité de 147 contre 150. Ibid. û mars. « Quelques-uns, > dit Whitelock, «s élounèrent que cela fit débat et qoestîott. » P.
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