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comme simple organe du conseil des offirieis *, s'élait rendu successivement à Saint-Aiban's , à Watford et a Uxbridge [i2-:25 juin]. Son approche rév^a la fiiibleBse ou la timidité des pre^iytériens. Skippon, qu'ib consaltaieni comme leur oracle militaire, les engagea de prime abord h jeûner et k se soumettre ; et les hommes qui en avaient appelé si hautement aux privilèges dtt parlement lorsque le roi demandait les cinq membres, restèrent silencieux quand une demande semblable fut faite pai- duu/o mille hommes en armes. Ils doiuièrent au membre accusé per- ^mission de s'absenter [20 juin]; ils veulent le licenciement des nouvelles levées pour la défense di' la cite, et ils cédèrent paisiblement à leurs adTersaires Tascendaut dont ils avaient joui jusqu'alors. A la suggestion des indépendants, Tarmée aux ordres de FairCax fut déclarée l'armée du parlement [28]; on lui accorda un mois de paye comme récompense de ses services, et on nomma des eommiscMiires dans les deux chambres pour traitisr avec ceux de Tannée, comme s^ils étaient les représentants d'une «ntorité indépendante et égale'.
Celte lutte et ses conséquences étaient observées avec un vif intérêt par les royalistes, qui se persuadaient quelle devait Unir par la restauration du roi ; mais son irrésolu lion lui faisait p(^rdre Tune après Tautre toutes les occasions que lui fournissaient les passions de ses adversaires. Pendant que les deux factions briguaient son asastance, Charles, moitié par méfiance de leur sincérité, moitié par espoir de conditions plus favorables, balança entre leurs ofliee jusqu'à ce que la lutte eût été décidée sans son mtervenlion. Depuis son dépurt de Holmby, qu<Mque toiyours captif et forcé de suivre les mardies de Tannée, les officiers Pavaient toujours traité avec le plus profond respect; on avait pourvu attentivement h tous ses besoins ; le général s'était interposé pour lui obtenir de temps en temps la compagnie de ses
1. cDeiraisr époque oà ils déelaièreBt leur autorité urarpée àTriploe HmUi
(10 juin), je ne donnai mon libre consentement à rien de ce qu'ils firent; mais n'étant point encore décharpé de mes fonctions, ils mirent mon nom comme d'ordinaire à tous leurs papiers, que j'j consenlisse ou non. » Somers' l'raciHy Y, 396. Ceei doit vouloir dire seulement qu'il leur permit à regret do ftire usage de son nnm ; car il était certainement libre de se démettre de SOD COSmondOment ou de prolester contre les mesures qu'il désapprouvait.
8. Rush. Ti, 518-5UG. Whitelock, 251-256. lioUes, 104. Journ. 249, 257, 260, 988t 9715, 277, 284, 289, 291, 296. Coiiiiii. 7, 11, 12, 15, 18, 25, 26, 28 juin. Dans les divisions , en i^uiural, les presbytériens avaient une majorité de 10 voix; mais le 28, le lendemain du départ de leurs chefs, line leur resta qu'une minorité de 85 contre l2l. Ibid.
iô.
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plus jeunes enfants: on avait permis à ses serviteurs Loggc, Berkeley et Ashburnhaui de raccoujpagner, quoiqu'on sût ([u'ils fiaient venus de France avec un message de la reine ^, et Ton accordait un libre accès h quebpies-uns de ses chapelains, qui Usaient le service divin eu sa présence, publiquement et sans ôtrc inquiétés, f^luàeurs officiers profeNaient ouvertement de r«(imiratioa pour ta piété et de la compassion pour ses înfortu* nés; CnnnweU mAmSi quoiqu'il eût affecté d'abord la £roideur elU résOTe d'un eniiemi, lui eufusjê, des asaurancea secr^les de aou attaohanent^ el on lui fit, au nom des miUtakeaydeaadreaies^ successives exprimant le vœu général d'un accommodement qui conciliât les droits du trône avec ceux du jieuple. 11 s'ensuivit une négoi lalion secrète par renlreniisc de lierkcley et d'Ashburnhani, et Fairt'ax, pour préparer le public h ce résultai, dans une lettre aux deux chambres [8 juin], repoussa rinipulatioi4 (aile à Tarmée d'être hostile au gouvernement monarchique, justifia le respect et rio(lulgei^ce ayec lesquels il avait traité le royal captif, et soutint que « des procédés délicats, équitables et mo« » dér^ epvers lui, ai^ famille el ses andens adhérents, » étaient le laojen le plus propre à assoupir les discordes qui divisaient la ^tioD. jamais le roi n^euf une si beUe occasion de recouvrerai autorité^.
Dans le traité entre les commissaires du parlement et ceux de Varraée, ces derniers procédèrent avec une faraude circonspection, ^.a réparation des griefs militaires étaii le moindre de leurs soucis; leur grand objet elail rétablissement de la tranquillité nationale sur ce qu'ils regardaient comme une base solide et permanente. Us avaient laissé tran^irer quelque chose de cette intention; m^ûs, avant d'annoncer ouvertement leur prcjet, ils résolurent de soumettre la Cité, .comme ils avaient soumis le parlaipent. Londres, avec ses dépendances, avait été jusqu^alors le principal appui de la faction contraire ; il s^y trouvait une foule d'offîciers et de soldats licenciés qui avaient servi SonsEssex et Waller, et qui étaient prêts à tirer Tépee, au premier appel, pour la défense du covenant ; et rautorité suprême
1. < Je rerins avec des iusti uctions pour tâcher, par le uieiiiour moyeu imaginable , d'obtenir du roi et de Tarmée def Concélilons qui pussent avoir de rînfluonro et rétablir la bonne intelUgenœ entceia URjoilé M le parlflOieilU »
LcUrc «l'Ashbiiruham, en lGi8, p. ô. ,
^. Jouni;^ ut, m, m. AshburohMu, ji, «usai la relaaon de HunOugdon, X, 409.
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GHAmU OUATMlMI. m
sur les militaires dans les lignes de cuniiiiuiiie.ition avait été confiée par une ordonnance récente à un comité dont tous les mem* bres étaient fortement attachés à la oause presbylérienne. Pour «nraGher cette aime radottUibie aux mains de leurs adversaires, âi piéaantàreni une fequôte aux deux chambres, tendant à ce que le eoniBiaiMieiiMiit de la milice de Londres ffti ôlé anx]maonnea mal peumnlea, et remie à des komoMs distingués par leur dé? ouemenl li la cause du pays. Les presbytériens s^alarmèrent; ils soupçonnèrent une coalition entre le roi et les indépendants ; ils voyaient que le covcnanl était en i)éril, et (jue les propositions de paix si souvent votées au parlement f>ouvaient être repoussées dans quelques joins. Un présenta une pétition qui s'opposail n la demande de Tannée [\h juillet] ; mais les ( liambres, actuellement sous ritilluence des indépendants, rendirent rordonnance et la Ulé, de son côté, se détermina h résister et à Tarroée, •t au parlement. Lord Lauderdale, chef des commissaires éoos* sais, se tendit en toute hâte auprès du roi pour obtenir son concours [^] ; UB noumu eoTonant, rédigé en sa faTeur, ftit exposé h &9dnner8*hall, et les citoyens, les soldats, et probablement les royatistes cachés s'empressèrent en foule d*y apposer leurs signatures. Ils s y engaj^eaient, en présence de Dieu, et au péril de leur vie et de leur fortune, à mener le souverain h Westminster, atin qu'il put confirmer les conces^^ions qu'il avait faites dans sa lettre de llolmby, et conférer avec son parlement sur les autres propositions. Les lords et les communes déclarèrent ce nouvel engagement un acte de trahison contre le royaume, et la publication de èe Tote, au lieu de refroidir le zèle du peuple, enflamma ses passions. Les oitoyens firent nne nouTelle pétition [S6 juillet], et essuyèrent un nouveau rdùs. Au moment de leur départ, une multitude d^apprentis, soutenus par un rassemblement de miU* taires, assiégèrent les portes des deux cliamiues; pendant huit heures, ils continuèrent, par des cris et des messages, de réclamer le rappel de Tordonnancc relative à la milice, et du vote qui condamnait le covenant; et les membres, après une longue résistance, vaincus par la fatigue et dominés par la terreur, se soumirent k leurs demandes, dôme après qn'on leur eût permis de se retira, la multitude força soudain lesoommunes de revenir, et, rorateur étant au fauteuil, de voter que le roi serait conduit sans délmk son palais de Westminster. Les deux chambres s ajournèrent k i^oi^ jours, otles deux présidents, livec un grand nombre des membres indcpoodants, profitèrent de Poecaskm
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pour se sousiraîieaux insiiltes de la populace, et cherdier un
asile à Tarmée ^
Dans rintervallo, le conseil des officiers avait achevé son plan (( pour rorganisatioii de la nation, » qu'ils soumirent d'abord à roxanien de Charles , et ensuite à celui des commissaires parlementaires. Sur beaucoup de points, il était semblable aux fameuses (( propositions de paix; » mais il contenait en outre plu* sieurs clauses rekttiTes au mode d'élection, k la durée du parle» ment, et à la composition de la magisiratuie, qui peuvent ne pas étoe sans int^t pour le tocteur, môme aujourd'hui. H pnqioaait qu'un parlemMit s'assemUAt cbaque année, lequel ne siégerail pas moins d'un certain nombre de jours, ni plus d*un certain autre nombre, qui, chacun, seraient iixés par une loi ; que si, a la clôture d'une session, quelque aflaire parlementaire n'était point terminée, il fût nommé un comité ayant pouvoir de siéger et de la mener à fin ; qu'un nouveau parlement fut convoqué tous les deux ans, à moins que l'ancien parlement n*eût été préalablement dissous de son propre consentement; que les bourgs déchus et de peu d'importance fussent privés de leur franchise, et que le nombre des membres de comté fût augmenté, cette augmentation étant proportionnée aux taxes, de chaque comté dans les charges communes du royaume; que toutes les dûq^tions relatives à la réforme de la représentation et k Téleotion des mmr . bres émanassent de la chambre des communes seule, dont k décision sur ces matières aurait force de loi, indépendamment des autres branches de la législature ; que les noms des personnes cl nommer sherifTs annuellement, et de celles h nommer magistrats en tout temps, fussent recommandés au roi par le grand jury aux assises; et que le grand jury lui-même fût choisi, non par la partialité du sherifT, mais également par les diverses divisions du comté ^. Ce n'était point l'intérêt de Charles, quand c'eût été son inclination, de faire aucune objection sérieuse à ces
1. Whitel. 2G0, Journ. ix, 377, 303. HoUes , 145. Joonuil de LeiceRter
dans les Papiers Sydney, édités par M. Blencowe, p. 95.
2. OEiivres de Charles, 579. Hist. Pari, ii, 73^-740. C'étaient là les conditions de < rorganisation ; » en outre , les officiers demandèrent au parlement que l'accise fut supprini/'O snns délai sur lous les objets de nécessité, et dans un tenue limité sur tous les autres; qu'un remède lût apporte au «mode inégal, Tezatoire et contentienx de l'entretien des ministres par les dhnes ; » que les procès fussent rendus moins longs et moins coûteux; (jue les terres ae tout homme répondissent de ses dettes; que les débiteurs iusidvables, qui avaient livré tout ce qu ils avuiuut à leurs créanciers, iuiiseut decliurges ; et uu'aucune corpontion n^exigeât de ses membres des serments atteotatiilrss a U libené de enasdeace. Ibid. 748.