CHAPITRE QUATRIÈME
innovations toutes frrandes of importantes qu elles étaient: mais les trois autres questions, celles de PégUse, de Tarmée et du sort des loyalistes, iê touclift^l plus Tirement; cependant on était disposé à ménager ses sentiments sur toutes trois, et, après de longues et fréquentes discussions, on fit aux fnropositions primitites des mod^Qcatwns qui, dans Topinion de ses agents, Berkelej et AsMMirnham, devaient assurer son assentiment. 1* Au lieu d^abolir la hiérarchie, on eon?int 4e lui ôter seulement le pouvoir de coercition, de mettre la liturgie et le covenant sur un pied égal, en supprimant les peines pour Tabsence de Tune et pour le refus de l'autre, et de remplacer les lois oppressives et sanguinaires encore en vigueur par quelque autre disposition pour la découverte des réfraelairos papistes et la répression des prêtres papistes et des jésuites qui chercheraient à troubler Tétat; 2« de rendre à la couronne le commandement Farmée et de la marine au bout de dix années; S* et de réduire ^ cinq individus le nombre des royalistes anglais délinquants qu^on excepterait ' du pardon. Si le roi eût accepté oes conditions, il eût été proba- Mentent replacé sur le trône, car ses agents, qui étaient le plus à même de former un jugement, quoi qu'ils différassent sur plusieurs points, s'accordaient à dii e que les oflieiers abaissaient avec droiture et sincérité ; mais il s'était malheureusement persuadé, — et il était confirmé dans cette persuasion par l avis de plusieurs fidèles royalistes, et par les représentations intéressées des commissaires écossais, ^ que la lutte croissante entre les presbytériens et les indépendants le mettrait k même de faire la loi aux deux partis ; et aussi, quand n Forganisatiou ».fut soumise èt scm appr^tion définitive, il fit un refus non motivé. L'étonne* ment de ses agents ne fut pas moindre que celui des officiers. Avait-il dissimulé ou avall-il changé d^avîs? dans les deux cas, tous deux avaient été trompés. Ils pouvaient, eux, cacher leurs sentiments; mais les afrilaleurs se plaignirent hautement, et un parti de soldats, attribuant ce désappointement aux intrigues do lord Lauderdale , entra brus(juement la nuit dans la chambre à coucher de ce seigneur, et lui ordonna de se lever et de partir sans délai. Ce fut en vain qu'il allégua son devoir comme commissaire des états d'Ecosse, ou qu'il sollicita la faveur d'une courte entrevue avec le roi : il fut forcé de quitter le lit et *de retourner en hâte à la capitale ^
1 . roin[)are/ les récits de Berkeley, 3(ii ; d' Ashbuniham, ii, Ux> ; de Ludlow, i, 174, et de HuiiUnijdoii {Joum, x, 410j, avec les propositions de Tariuée dans les
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Avant ceci, le bruit de ce qui so passait h Londres avait engagé f airfiix à réunir ses forces et à marcher vers la Cité [30 juiiij. Sur la roule il fut rejoint par les présidents dos deux cliauil)res, luiit lords et cy^quante-huit membres des communos, qui, dans un conseil toi|u à Sion-Uopse, s'engagèrept soleQueUement « à vivre 9 et mourir avec Taripée, i> Là^ on apprit qqe beaucoup de royaliflr tes s'étaient joints aux preslijlériens, éi qa'û avait couru una déclaration au pom du roi, condamnant toute tentatÎTe de guerre contre le parlement. Les officiers, craignant VeSfei de cette n(>nyelle sur Vesprit des militaires, déjè exaspérés par le refus de leurs propositions, conjurèrent Charles d'écrire une lettre conciliatrice au gênerai, dans laquelle il désavoue rait tout dessein d^assister rennemi, roniorcit rail rarinée de son attention envers lui, et louerait la moiit laiinn de leur plan d'organisation sur beaucoup de points, quoiqu'il n y pût consentir sur tous. L'infortuné monarque hésita; la bonne grâce de la mesure fut perdue par délai de vingt-quatre heures; et quoique la lettre fût entin enroyée [S août], elle n'arriva pas avant que la Cité eût fait . une offre de spumission [4 août]. Dans oesoirconstanoea, elle ne pouTait plus avoir de but. Elle fut interprétée comme un artifice pouri)Ott?nr les intrigues durci aTOC les presbytériens, et non comme une démonstration de sa bontte yolonté envers Tarmée K
Pour en revenir à la ville, HoUes et ses collègues avaient repris Tasoendanl duranl la retraite dos indépendaiit<. Les onze membres rentrèrent dans la chambre; le conunandeuienl de la milice fut rendu à rancii n comité , et on décida que le roi serait invité à venir a \\ oshninster. En même temps, le conseil de ville résolu l do lever par souscription un emprunt de dix mille livres, et d'^youier dix-huit régiments d^auxiliaires aux milices. Dix mille l^omipes étaient déjà en armes ; quatre cents barils 4e poudre» avec d'autres punitions de guerre, furent tirés du magana de la Tour ; et les généraux presbjrtériens, Ifass^, Waller et Pc^tz ac^ oeptirent avec joie lecommandement^. liais Févénement prouva ^e c'était de vaines menaces. A mesure qu^on sut que FairfsK s'hélait mis eu marche, qu U avait passé en revue 1 armée à iloun»-
OB'iTKf de Charles (578). Vinsidte ftdte à Lwdcrdale ett mentioimée dans let Joopaiiz des Lords, u, 867.
1. Journ. 350, 37.5. Heath, 1 10. Lu llow, 1,1^^1. Charles fîésavoiia ciisnite cette déclaration, et dcxanda que l'auteur et Tedileur fussent puais. W'Uitel. '2ii7. n ezitte denx copies de sa lettre, une dans les Pap. Clarendon, ii, 373, et Taatre» plot ooarte, 4»oa rHi«toir«i Paitomentaire} xt, eos.
g. Jbiini. X, 18, la, n.
CHÂPH H£ QUATftlÈMË. M
low-lleath, et qa*fl avait fixé soli quartier général à Itaniiiiers*mith Je sentiment du danger refroidit la fistveur de renthousiasme, et les démonstrations de résistance firent insensiblenlent place a des offres de soumission [5 août], La milice de Soiith^vark fraternisa ouvertement avec l'armée : on abandonna les ouvrages sur In ligne de communiration ; et le lord maire, sur la prornosso qu'il ne serait fait aucune violouce aux habitants, ordonna d'ouvrir les portes. Le lendouiain matin, on cplcbra lo triom|»]io dos indépendants [6 aoûtj. Un rôgimont d'infanterie suivi d un régiment de caTalerie, entra dans la Cité : puis venait Fairfax h ciieyal, entouré de ses gardes du corps et d^une foule de gentlemen; après, suivait une longue file de Toitures dans lesquelles étaient les présidents et les membres fugitifs; et un autre régiment de cavalerie férmait la mardie. Cest dans cet ordre que, recevant sur leur passage les félicitations du maire et du conseil de Tille, les vainqueurs se rendirent à Westminster, où chaque président fut f)lacé dans sou fauteuil de la main du général*. Des lords qui' étaient resté? h Londres après la retraite, un seul, le comte dé Pembroke, se hasarda h paraître; et on hii permit de faire sa paix en déclarant qu il considérait tout ce qui s'était pnssé en l'absence des membres, comme forcé, et par conséquent nul. Mais dans la chambre basse, les presbytériens et leurs adhérents formaient un corps plus redoutable; et, par leur énergie et leur
ÎerséTérance, s^ila ne purent toujours déjouer les projets de m% adTersaires, ils les entraTèrent souvent. Ils donnèrent leur assentiment è beaucoup de choses; ils souffrirent que Maynard et Glyn, deiix membres, fussent expdsés, que le lord maire, un des sheriiîs et quatre des aldermen fussent envoyés h la Tour, et que sept pairs qui avai(Mit siégé pendant la retraite do leurs collègues, fussent mis en jugement. Mais le sentiment du danger les engagea h s'opposer h la résolution envoyée par les lords , d'annuler tous les votes ilepuis le 26 juillet jusqu'au G août. Ouatre fois, contrairemenl aux usages de la chambre, la résolution fut présentée, et autant de fois, a la grande surprise des indépendants, elle fut repoussée [9-10-17-19 août]. Fairfax accourut, au secours de sea amis. Dans une lettre au président, il eondamna la conduite tel oommunee oomme équivalent k une approbation
1. Wbitel. 361-964. 3oiin»l de L^cester, 37. BsiUle appeUe estte reddition de la Cité «un exemple riievient ôgalé, sinon ^le trahison, du moins ilr p i, rile impréyoyance et de vile poltronnerie.» ii) SâO. Leg onze membres s'eaiiiirent à llnitant. Leicester, ibid.
180 RffiTCNRE D'ANGLETURE.
des violences populaires, et il fit sentir la nécessité do renvoyer de la chambre les ennemis de la tranquillité publique. Le lendemain matin [20], on reprit le môme sujet : les presbytériens firent l'épreuve de leur force sur un ameodement, et, se voyant en minorité, ils laissèrent passer la résolution sans aller aux voix K La soumission des citoyens modifiait considérablement les chances du monarque captif. Si on eût (ait quelque résistance, les officiers étaient dans Fintention (à ce que nous dit Ashburnham } de déployer Tétendard royal et de mettre Charles h leur tôte. La facilité avec laquelle ib avaient triomphé de leurs adversaires les convainquit de leur supériorité, et le projet de rétablir le roi leur parut moins politique. Cependant ils continuèrent de le traiter avec respect et indulgence. D'Oatlands, il fut transféré au palais de Hampton-Court [24 août], là, on lui accorda la compagnie de ses enfants toutes les fois qu'il lui plut de les faire venir, et le plaisir de la chasse, sur sa promesse de ne point tenter de s'évader; toutes les personnes qu'il désirait de voir furent admises sans peine en sa présence ; et, ce qu'il prisait au-Hlessus de toutes les autres concessions, il avait la faculté de correspondre librement et sûrement avec Ja reine à Paris ^. A la même époque, les deux chambres, à la réquisition des commissaires écossais, soumirent de nouveau « les propositions i> à Texamen du roi [8 sept.]; mais Charles répondit [9] que le plan suggéré par Farmée était plus propre à former la base d'une paix durable, et se déclara pr(^t h traiter de ce plan avec les commissaires nommés par le parlement, et d'autres par Tarmée Les officiers applaudirent à cette réponse ; Cromwell, aux comnmnes, parla en sa faveur, avec une véhémence qui excita le soupçon , et quoiqu'on définitive elle fut votée équivaloir à un refus [21], on nomma un grand comité [22] ce pour prendre en considération toute l' affaire rela- )) tive au roi. » On avait calculé que cette tentative d'amalgamer le plan du parlement avec celui de l'armée pouvait s'accomplir dans Fespace de vingt jours ; mais elle employa plus de deux mois; car il 7 avait maintenant une troisième chambre à consulter, lé
1. Joum. 375, 385, 388, 391-31)8. Comm. iv, 9, 10, 17, 19, 20 août.
3. Clar. Pap. ii, 381 . App. ili. Ruahw. Tii, 7S5. Mémoires detHantUton, 816.
IIerl)ert, 48. Ashburn. ii, 93, 95.
3. Au 8uiet de cette réponse. Char es lui-même dit aux commissaires éco.siiuis: c Nd TOUS étonnée pas de la réponte que j'ai faite hier aux deux chanteos ; ear,
» si votiR lr\ cn iiprenfz bien, je vous ai mis dans une bonne voie, tSDdil qa*ail'- » paravttut vou.s étiez dans une mauvaise.» Mém. des liamilt. 893.
CHAPITKK 01 AlKiKMi:. m
conseil de guerre, qui discuUii diaque clause, et notifiait ses Tésoliitîons aux kords et aux communes sous le nom modeste, nais expressif, des désirs-de Farmée ^ Tandis que le roi cherchait li flatter ainsi les ofificiers, il était
occupé, suivant son habitude, h traiter avec le ptirli opposé 2. l e marquis crOrmond et le lord Capel ^ se rondiront de Londres auprès de lui avec les eomniissaires écossais : et i\ fut résolu '"orl.] qu'au printemps prnrhain, les Ktossais entreraient en Angleterre avec une année nombreuse, et appelleraient les presbytériens ?i leur aide; que Cliarles, s'il était libre, autrement le prince de Galles, sanctionnerait Tentreprise par sa présence ; et qu'Ormond reprendrait le gouvernement de l'Irlande, tandis que Capel con- Toquerait sous Tétendard royal les débris du parti du roi en Angleterre. Telle était Fébauche de ce plan ; les détails n^en avaient point été réglés, lorsque Cromwell, informé par ses espions, ou poussé par ses soupçons, se plaignit à Ashbumham de Fincurable • duplicité de son maître, qui sollicitait à la fois Tassistance de Tarniée, et en complotait la destruction ^.
Mais sur ces entrefaites, il s'était élevé un nouveau parti égalenu^nt redoutable aux royalistes, aux presbytériens et aux indépendants. Ses fondateurs étaient quelques fanatiques de l'armée, qui jouissaient d'une réputation de sainteté supérieure. Ils ne prétendaient ni au savoir ni au talent ; ils n^étaient que d'humbles individus a qui Dieu avait donné la raison pour guide, et dont le ' devmr était d'agir comme cette raison le dictait. De là ils s'app»»
1. Ludlow, I, 184. Whitel. 269. Huntingdon , dans les Journaux ^ x, 110. Jbwm, y, 99 iiept. Lon de la diyision, ce fat on de ceux qui couplèrent let
et le roionoi 'Rain.sboroimh, obef des nxfeleiin, loft fMW. Il Temporta à une m-
jorite de Kl contre M. Ibid.
2. On a avancé, à la justification de Charles, qu'il ne faisait que jouer le même jeu que ses adTeraaires , les amusant comme ils cherchaient à l*immêf> Mate
ceci est fort douteux en ce qui concerne les ofticiers supérieurs, (jol me paraissent avoir traité sérieusement avec lui , iusfiu'nn moment où ils furent amenés à ' rompre la négociation parles preuves reii* rci-s de sa duplicité et parles progrès rapides de la méfiance et du mccoiitt ntement de l'armée. Je n'ajoute pas foi néanmoins à ce que raconte Motrice d'une lettre de Charlet à Henriettei interceptée par Cromwell et Ireton.
3. Capel était un des commandants rojalistes les plus distingues i et il était mena depuis peu d'oatie-mer tenc la pemlirion w pcolemeni
4. Glar. ni, TO-'KMfS. Athlram. n, 94 Volei ce me dit Bainie de la disposition du parlement écossais : « Si le roi veut ratifier le ( ovcnant, il n'y a qu'un voix parmi nous pour le rétablir dans tous ses droits ou raotirir dans l'entreprise ; s'il persiste dans la résolution de rejeter notre covenant, et dette notti en donner qnelques parties, beaucoup de gens ici seront pour lui, même à ces conditions : mais plusieurs des meilleurs et des fÂoS wnuéê UOtki irrésoUia et at> tttident que Dieu les éclaire. » Baillie, ii,
181 HIST(»RE D'AMOLKnilU.
laîent rationalistes, nom qui fut bientôt remplacé par celui plus expressif de niveleurs. En rc^ligion, ils rcjolaient toute autorité coërcitive ; on pouvait établir un culte public à son gré; umê ê% étiit obligatoire, il devenait illégitime en forçant la conscience et en oonduisnut à un péché volontaire. £n politiquei ils enaeignaient que le devoir du peuple était de revendiquer «ei droili et de se iàire justice lui-même. Jusqu'ici le bien public «vait ét4 sacrifié h Fintérêt privé : par le roi, dont le seul objet était û» recouvrer le pouvoir arbitraire ; par les officiers, qui avaient en vue les commandements, les titres et les émoluments; et par le parlement, qui visait surtout a la permanence de sa propre autorité. Il était temps pour les opprimés de so lover, de prendre en main leur cause, et de se décider « h renoncer a la vie avant de renoncer a la liberté » Ces doctrines se répandirent rapi-v dément ; ellei convertirent sans pMne les gens dissolusi les aveoi* turiers et les mécontents; et un nouvel esprit, source féomide de nouvenux prcjets, oommwigfi è agiu» le gros de Tarmée. On ne parlait guère du foi qu'en termes d'IiOTeur et de m^ris c'était un Acbab, ou un obstacle étemel à la paix, une cause de dissension et d'effUston de sang. Un écrit intitulé « la cause de l'année» [19 oct. ], accompagné d'un autre sous le nom de «l'accord du peuple » [l^"" nov.], fut présenté au général par les agitateurs do onze régiments. Indépendamment d'un exposé de griefs, ils ofïraient une nouvelle constitution pour le royaume. 11 n'était question ni du roi ni des lords. La souveraineté, disait- ' on, résidait dans le peuple, Texercice en devait être délégué à leurs représentants, mais sous la réserve de Tégalité devant la loi, de la lib^té de conscience, et de Texemption de service forcé en temps de gume : trois prifiléges dent la nation ne se àé^ pouillerait jamais ; les parlements devaient être biennaux, et siéger sii mois ; le droit électoral être étendu, et la représentatieii plus également répartie. Ces demandes des niveleurs furent énergiquement soutenues par les colonels Pride et Rainsborough, et non moins violemment comballues par ('romwell et Irctun. Le conseil des officiers fil la concu^ssion de requérir qu'on ne fît plus d^adresses au roi: mais les deux chambres déclarèrent les écrits
1. Cïar. Pap. n.^VP* Walker, Hiat. des Indépendants, 194. Bmbw* Tir,
8'ii5. Hutch. -JHl. Le gecrétairo Nicholas, a\)rhn uvair parlé dos rationalistes, ivji»'ate ■■ «Il exislo une Beole de femmes, récemiueut venues de l'étranger, et lo-i eet'K dan8 Southwark, appelées quakers , qui se geafiml, frissonnent et tfeas-
bltMit : ft Idrsiiu'cl cs n-vienncnt à elles (car tout le temps de leurs accès le saint
eiijt)rit iic Al«a)t)i))u( cuAvurse aveu elles } , oUeg oonmititOttBt à préciser oe qui ieur a été dicté par l'esprit. ^ Clar. Pap. u, —
ChAPHiŒ QUATRIEME. m
Mbvefttfe du goutmMneBt, aigrdoiiBèreiit d'en pourtniTre les anteun ; toutifoit «i même tmfêy ffm eifii qfxékioê mAU^ iactloii aoK soldats, «ll«s déeidèrenl foe le roi était temi de éminer mm assenthiiefit k toutes les krfi relatiTes'a« Meii paUie qiii avatent élé adoptées et M andent été péeiiitées par les tor^ et les communes*.
Il y avait déjà quoique temps quo le roi avait commencé à trembler pour sa sûreté. Il voyait que la violence des niveleurs anjïmentaif rhaque jour; que les officiers, qui se disaient ses amis, étaient devenus suspeels; que Ireton avail élé cliassé du conseil, et Cromwell menacé d'un acte d'accusation ; que pluaieurs régiments étaient dans un état complet d'insubordination; et que Fairfax lui-même doutait de poufoir rétablir la discipline doranaée. Chaiiee aratt doiwé atttérlenremeDt sa parole d'hoiiK iieor ao goureroenri le coUmel Wliallegr, de fle point tenter une . évasion; U la retira sons préteite que depuis peu il aTiltéM •nnreillé d'aussi près sil ti^étatt dû aieane foi à sa proaiesse. On doubla immédiatement ses gardes ; on renvoya ses ser?iteurs, h rexception de Legfîe ; et les portes furent fermées aux étrangers. Cependant on ne snit si ces précautions ne furent pas prises dans la seule vue d'endormir les soupçons des niveleurs ; car il conserva la facilité de conférer personnellement avec Ashburnham et Berkeley, et reçut de Whalley des avis réitérés des dangereux desseins de ses ennemis. Mais oiudevaitril chercher un aaile? Jersey, Berwick, l'tle de Wight et la résidence des oom« missaires écossais à Londres, furent propoeéss. A la fln, les corn* miasaires se dédarèrent dispiMés k le reoevmr ; le lendemain, ils letirkrent leur consentement, et il elioisit, osaome dernière reesourse, fUede Wight« Le 10 novembre, ses appréliensioosAirett portées au plus haut point par un nouvel avis des plus alarmants. Le lendemain soir il avait disparu. A l'heure du souper, Whalley entra dans son appartement ; mais, au lifu du roi, il trouva sur sa table divers papiers écrits, dont l'un ét;nt une lettre anonyme, qui le prévenait que sa personne était en dan^ei', et un outre, un message de lui aux deux chambres, où il promettait, bien qu'il eût cherché un asile plus sûr, d'être tocyours prêt à se présenta «lorsqu'il ponrait être entendu aveo iMoneur, lilMrté et sûreté^)»
1. Clar. Pap. ii. App. 39. xh, xu. Journ. â, 6 noY. Bush, vu, 849, 860,