‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 76 sur 276 · CHAPITRE QUATRIÈME. iW · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. iW

On était au mois do juillet, et les royalistes anglais s étaient presque abandonnés au désespoir, lorsqu'ils reçurent l'agréable nouvelle que le duc do îTamilton avait enûii acquitté sa promesse, et était entré en Angleterre à la tête d^une nombreuse armée. Les partisans du roi dans les Gomtée dtt nord avaient déjà surpris Berwick et Carlisle ; et pour faciliter son ratrée, attendait arec impatience, depuis plus de deux mois [28 avril]) son arrivée sur la firôntiière. L'approdiede Lambwt, le général pariementairoi les força de chercher un abri dans les murs do Carlisle, et la nécessité de sauver cette place iin[»ortante força le duc d'y expédier une parlie de son armée. Bientôt après, il arriva lui-Hiénio [8 juillet]. Des bruits exagérés portaient ses forces h trente niillo hommes, quoique en réalité elles ne s'élevassent pas à plus do la moitié; mais il fut suivi de près par Monroe, qui amenait trois mille vétérans de Tarmée écossaise d'Irlande, et qui fut accompagné ou précédé de sir Marmaduke Langdale, h la tête de quatire mille cavaliersi hommes d^une valeur éprouvée, qui jouaient leur va-tout sur le résultat.* Avec une telle armée, un général habile et entreprenant eût pu replacer le roi sur son trône ; mais Hamilton, quoique doué de courage personnel, se défiait de ses propres moyens, et se laissait i^^uider par des gens qui sacrifiaient les intérêts du service à leurs jalousies et haines privées. On perdit quarante jours à faire une courte marclie de (Quatre-vingts milles; et quand la bataille décisive fut livrée, bien que le corps principal eût atteint la rive gauche de la Ribble près de Preston, Farrière-garde, sous Monroe, dormait en sécurité à Kirkby-Lansdale. Lambert s'était retiré lentement devant les Ecossais, suivi de près par Langdale et ses cavaliers ; mais dans Otley-Park il fut rejoint par Gromwell, avec plusieurs régimeqts qui avaient été employés k.k réduction de Pembroke. Leurs forces réunies n'excédaient pas neuf mille hommes ; mais Timpétueux général méprisa r inégalité du nombre, et Vardeur des siens le décida h les mener sans délai à l'ennemi. De CUthero, Langdale recula sur l'armée écossaise près de Preston, et avertit le duc de se préparer au combat pour le lendemain [17 aoiU]. Quant aux désastres qui suivirent, il est impossible de s'en faire une idée nette d'après les rapports contradictoires des officiers écossais, dont chacun, jaloux de se disculper, rejeta le principal blâme sur quelqu'un de ses collègues. La seule chose certaine, c'est que les cavaliers se battirent avec ropini&treté du déseq^ir ; que pendant six heures ils soutinrent tout le poids de la bataille; qu'en reculant de haie en

m HISTOIRE D'ANGLËTËRRE.

haie, ils solUcilèrent des Ecossais un renfort dlioninics et un supplément de munitions, et que ne pouvant obtenir ni Tun ni Tautre, ils se retirèrent dans la ville, où ils découvrirent que leun tSHiéè aTtleiit ptseé tur l'autre rive, el luttaient aree rennem! . pour U pcNMieBdmi àn fNml. Pms cette estréiuité, Laugdale or* ëeftitift I sen iuftiAterie éè se dieperser; et avec la cayalerie et le iuc, qui «ir«|tf^^t«é é^almiidoiiiier eee amis anglais, il passa la RIbble h la nage. Cromwell emporta le pont, et les royalistes s'enfuirent la nuit vers Wigan.

Dos forces écossaises, les seuls régiments de Monroe ot les traîneurs rjui lo rejoignirent rentrèrent dans leur ])nys notai. Los doux tiers do Tinfanlorio, dans leur ardeur h s'écliaj>por, tombèrent aux mains des iialulants du voisinage ; et Baillie, leur général, lorsqu^fl se rendit k Warington, ne comptait pas plus de trois raille hommes sons ws drapeaui. Le duc erra jusqu h 1 ttoxeter aVec la cavaterie ; lli ses troupes se iréyoltèrent [10 août], et il se eottstitua prisonnier aux -ibains du général Lambert et du lord 6rey deGroby. eataHers se débandèrent dans le Derbyshire : leur TaillanI elief, qui voyageait déguisé en lémme, futdécouyert et pris aux environs de Noltinghani [25 août] ; niais lady Saville corrompit son gardien : vêtu d'une soutane d'ecclésiastique, il sVnfuit dans la capitale, et y resta en sArelc avec lo docteur Rar- ^vick, étant î»ris pour nn ministre irlandais chassé de sa cure par les catholiques irlandais

Le jour même oh les Ecossais se mirent en marche, on avait fait une faible tentative pour aidw leurs progrès en soulevant la Qté de Londres. L'aidenr de cette tentative était un homme qui, l[Mr son inconstance, s'étaB justement atth^ le mépris de tous les partis, le comte de HoUand* H avait, durant la lutte, passé du roi au pariément, et du parlement au roi. Mal reçu des royalistes, il était revenu à leurs adversaires, qui l'avalent d'abord traité avec

1. Journ. de« Lor.is, x, t"..--4:)H. lUishworth, Vii, 1SÈ7, Barwicei ViU^

(•»r.. Lu relîitioii dos Mejuoirt s des Ilumilton, par Biirnct [3').V3f;'>), doit ôtrc recliti<e par celle de (Jlarendon (m, 150, 160). La première fut empruntée à sir JwtÊ9Ê Tumer (Mém. de Torner, 08), qui avait un oommaBderoent dans ramée écossaise; la setoinU' , à sir ^îil^m.ldukc I. an.;. laie. Selon Turner. T/mcdale ignorait ou laissait ignorer aux Ecossais l arrivée de Cromwell et de »ou armée : selon Langdale, il les en informa à plusieurs reprises ; mais ils refasèrent d'ajoutèr foi au renseip-uement. L*allépation de Lanj^dale est confirmée par Dachm^mt, qui affirma à Burnet que «:1e ven'lredi, devant Preston, le duc lut à Douclici et ù lui une lettre qu'U avait ret^ue de Laugdale, et qui disait que l'ennemi tfétait réuni à Oatley et dans le parc d*Oailey, où était Cromwoll. r> Voyet tme lettre de Burnet à Turner, dans l'App. aux Mcra. de Turner, -Jôl. Monroe aunai luturmu le duc, probablemeat par JDadimoat, de l'airivcc de Grumweil à «kipton.lWd.8IS. *

flévérilé, miMho «m néflieeiioe. Soit rmÊm^bmaiy ioii poii* . tkfiie, il ta àMm Traînent rspentast, oflHt de mbeter let etreiirt panéie per iei eerrîoie lotm, et obtint én prince de Golfes oneeominiesion ponr leter des trmi|>es. AisM q«*il avoit

été concerté entre lui et Hamilton, le 5 juillet, il partit de sa maison de la Cité à la tAto do cinq cents chevaux, et en appareil guerrier ; et ayant établi ses quartiers dans le voisinnpre de Kingston, il envoya dos niessafxes an parlotnont <'t au conseil de ville, les invitoiit n sf» joindre à lui pour mettre lin aux calamités de la nation. Le surlendemain [7 juillet], il fut surpris, grâce à la né- C^igracei fot^il dit, de Dalbier, son confident militaire, et après un court engagemênt, il s'enfnit tTOC quelques-uns des siens è Sainte Neotz ; lè, nne seconde action ent lieu [10 joillet], et le comte se rendit I dtecrétion à œn qui le poursuifident» Son malhenr ttcîtapendintérèt; mais tons les cosnrs s'émurent de compassion pour deux jeunes seigneurs quMl avait entratnés dans sa téméraire entreprise, le duc de Buckiiigharn et son frère, le lord Francis Villiors. Le dernier fut tué à Kiufîston : le premier, après avoir couru les plus grands dangers, trouva un asile ëur le continent K

La déroute de Tannée écossaise tut suivie de la reddition do Coldiester. Tant qu'il y avait eu une cause h défendre, Goring et pse compagnons s'étaient volonttors résignés h toute espèce de privations; mais maintenant qu'il ne restait pins d'espérance , ils oAirent de capituler, et reçurent pc^nr réponse qu'on ferait quar* tier aox simples soldats, mais que les olBoiers «raient été déclarés tndtres par le paiement, et dOTaieot se rendre è discrétton* Ces termes furent acceptés [28 août] • le conseil délibéra sur le sort des prisonniers : Gorin<i;, Capel, et Haslirigs, frère du comte de Huntingdon, lurent réservés pour être jugés par le parlement; , mais deux outres, sir (ieorge l.isle. et sir tlharles Lucas, (jui n'élaicîit que des soldats de t'orliiiK' -, tiircut destinés a une exécution innnédiate. Tous deux s'étaient distingués par leur bra- Toure, et étaient comptés parmi les meilleurs commandants au senrice du roi. Lucas, ouvrant son pourpoint, s'écria : a Feu, » r^ieHosI )i et tomba sm^l^K^iamp. Lisleoottrut à Ini, embrassa son cadarre, et se tournant, vers les soldats, les pria de s'avancer

1. riaivu loiK iii, U>1, 17(1. AViiitrlock, 317, SIS, 310. JoQm. de» Lords, 367.

Con.m. 7, 1:;;^ juillet. Journal de Lticesier, 35.

S. Coêi la raûou donnée |>ar ¥aÀti»x lUi-méme. Mém. 4ôU.

200 HISTOIRE D'AiNGLtTËKKB.

plus près. Un d^eux répondit : « N'ayez pas peur, nous vous alteiiH )» droDS. » — « Mes amis» » répliqua-t-il, « vous m^avez manqué » de plus près. » Le sang de ces brares laissa une tache |Hrofonde sur le caractère de Fairiax, et ne fut point effacé par les efforts de ses amis, qui attributoent leur mort aux coosdls vindicatifo d'Ireton *,

11 y avait alors plus de six semaines que le prince de Galles était dans les Dunes. Dès qu'il apprit la révolte de la flotte, il se rendit à la Haie, et prônant le ( omiuandeiiiont, il se hala do gagner, avec dix-neuf voiles, la cote d'Angleterre. S'il eut paru devant File do Wight, il est bien probable que (".barlos eut recouvré sa liberté ; mais le conseil qui était avec le prince décida [20 juillet] qu'il était plus dans Tintérêt du roi de faire voile vers Tembouchare de la rivière, où ils continuèrent longtemps de soi* liciter par lettres les dispositions flottantes du parlement et de la Gté. Tant que Hamilton avança, il eut quelque chance de succès ; la destruction de son armée éteignit leurs eq^anees. Le roi, par un message secret, les engagea h le tirer de captivité avant de quitter la côte. Mais les matelots prouvèrent qu'ils étaient les maîtres. Us demandèrent à combattre la flotte ennemie, commandée par le comte de Warwiek, qui évitait avec soin un engagement avant sa jonction avec Tescadre de Portsmouth. Pendant deux jours les royalistes lui offrirent le combat [30 aotlt]. Il éluda par différentes manœuvres leurs tentatives; et le troisième jour, le Inanque de provisions força le prince h se diriger vers la cAte de la Hollande, sans tenir compte de la demande du roi son père. Warwiek, qui avait re(u ses renforts, le suivit à une dis^ tance considérable; mais quoiqu^il alléguât pour excuse de sa conduite des motifs de prudence, il n'échappa point à la censure sévère des indépendants et des niveleurs, qui soutinrent que cause avait toujours été trahie quand elle avait été confiée h la . lâcheté ou a la njauvaise disposition de commandants nobles*^.

Il est temps de revenir au conflit des deux chambres relativement au traité proposé avec le roi. Vers la lin de juillet [281 les communes avaient cédé h Topiniàtreté des lords; les conditions préliminaires sur lesquelles elles avaient insisté, furent abandon-

. I. Journ. x,477. Roshw. vu, 1349, ISil.Clar. m, 17V. Fairfàx dH dans sa juBUfirntion qu'ils se rendirent « à merci; ce qui ligiaJlfie que iM OUI doire&t

être exécutes, les autres épargnés.» Mém. p. ;10.

3. Journ. des LordU», x, 3U9, 414, 417, m, 414, 483, 4b8, 4a4. C/ar. Pap, il,

ClUmilB QUATRIÈME. fOI .

nées f.*^ août], et le vote contraire aux adresses fut rapporté. Jusqifaloi s ces actes avaient été marqués par la lenteur qui caractérise toute mesure parlementaire ; mais la victoire de Cromwell sur Uamilton, et le danger d'une iaterveution de Tarmée, alarmèrent les dieis presbyténens ; elqttiiixe commissaires, cinq lords et dix membres des communes, furent chargés sept.] de conduire la négoeUtion ^ Ëoûn ils amyèrent [16 sept.] : Charles se rendit de sa j^ison du diâteau de Garishrook à Newport, TiSe du ToIsÎDage [18] : on lui permil de laiie yemr auprès de lui ses ser?iteurs, ses chapelains, et eeui de ses conseillers qui n'avaient pas pris part à la guerre; et autant qu'on peut se fier aux apparences, il avait eiilin obtenu le libre et honorable traité qu'il avait si souvent sollicité. Cependant il se sentait toujours captif, ayant promis de ne quitter Tîle que vingt jours après la conclusion du traité, et il vit bientôt en outre qu'on n'attendait pas de lui des négociations, mais une soumission pure et simple. Jusqu'à quel point les deux chambres auraient pu céder en d'autres circon* stances, on T^ore ; mais, sous Taseendant actuel de Tannée, elles n'osèrent rien rabattre des hautes prétentions qu'elles avaient mises en avant. On laissa les C(»nmissaire8 discuter, conseiller, supplier ; miûs ils n'avaient pas le pouvoir de conoéder ; leurs instructions les forçaient d'exiger Vassentiment du roi à toutes les propositions qui avaient été soumises à son (examen h Hampton-court. Charles ne fit aucune objection à beaucoup de ces demandes : à celles qn il refusa, il substitua des propositions de lui qui furent transmises au parlement et déclarées non satisfaisantes. Uoiïritde nouveaux expédients, de nouvelles modilicatious ; mais on rendit invariablement la même réponse, jusqu'à ce que les exigences de sa situation arrachassent à Tinfortuné prince son plein assentiment à la plupart des articles en discussion. Sur quatre pdnts seulement il resta inflexible, n consentit à suspendre pendant trois ans les fonctions des évêques, mais il refusa de les abolir entièrement; il s'opposa à Taliénation perpétuelle des tmes épiscopales, mais il proposa de les afTermer pour la vie ou pour quatre-vingt-dix-neuf ans aux présents acquéreurs ; il soutint que tous ses serviteurs, sans exception, devaient être admis a composer pour leur délit; et il protesta que tant que sa conscience

1. ("étaient les comtes de Northumhorland, de Salishury, (îe Penibroke et de Middlesex^ les lords Say et Seale, lord Wenman, sir Henry Vane, le jeune; sir HarbotOe Grimittone et Hollet, Pierrepont, Brown, Crew, Glyn , Potti et Bnlkély.

tOf IIISTOÏKIL D'ANliLKlKRRE.

ne serait pas fiouYaiocue de la légitimité du covenant, il no le jurerait jamais, ni ne rimposerait aux autres. Tel était Tétat de la négocîatioDi quand le temps assigné par le partoment aipira, et on Tota «uie prolonfatioii de vingt jorn ^ [b ne?.]*

Dès le principe, les indépeiMiaiits aTaient désapprouvé le traiAé. Dans une pétition ptéeeitée [11 sept.] pat « des miUters de per*» •onnes bien pensantes de Londres et des environs^ d ils énuïné* rèrent les objets pour lesquels ils avaient combattu, et qu'ils réclamaient ]\ présent comme frnit de leur victoire. Les principani étaient que la snprcmatie du poii{>lo fût établie conlre la voix négative du roi et des lords; que ^)Our prévenir les guerres civiles, les fonctions du roi et les privilèges des pairs fussent clairement définis; qu'un nouveau parlement, qui serait élu de droit •I aans ordonnanees, s'assemblât chaque année^ mais jamais pour plus de quafinte èt cinquante jours { que la enfance et le culte religieui liiseent libres de toute resItictieB ou contrainle, que lee pfooédures judidaiies tassent abrégées et lee (Marges 'éckdieies, qu'on abdtt les dtmes pour Veutretien du clergé et remprisonnement perpétuel pour dettes, et que le parlement « pi ît h cœur le sang répandu et les rapines commises par commission du roi, et examinât si la justice de Dieu puuvait être satisfaite ou son courroux apaisé ]>ar un acte d'oubli. » Ce document est d'aulant plus digne d'attention qu'il indique les vues poliliques qui faisaient agir les chefs du parti ^.

i'armée, enflée comme elle Tétait de sa victoire et soupirant a^ès la vengeance, oommenQait à adopter des maximes de la plu dangereuse tendance ndativement au royal captif. Les p<^

1. Tous les papiers euvoyés durant ce traité se voient dans les Journaux Lords, 474^fs. La mettletire ralation est céUe composée par ordre du roi lui-même, pour l'usage dtt prince de Galles. Clar. Pap. ii, 42ô-4l;>. J ajouterai qu'un nouverm sujet de (1isrn<;sion s'éleva incidemment durant les conférences. Le lord Int liiquin avait abandonné la cause du pwleittMlt B» Irlande; et, à sa requête, Ormond ayaitété envoyé de Paris par la reine et le prince, afin de Ireprendre le pouTernement. et avec la mission de faire la paix avec le parti ca- IhoUque. Ciiarles lui écrivit deux lettres ( 10, i2« octobre. Carte, ii, App» TïïWï, XMii), lui ordontiant de sniTre les instructions de la reine, de n*obéiT a aucun de ses ordr»-'; trii\t .pi'il serait d'^tonn, et rie no pas s'étonner de ses concessions relatives à 1 Irlande, attendu qu'elles n abouUraient a rien. Les chambres "'eu* rent pas connaissance de ces lettres ; mais elles en interceptèrent une dwniond aux catholiques irlandaM* et elles exigèrent qae Charles orlonn^t au lord lieutenant le cesser. Il l'éluda pendant quelque temps, alléguant que si le traite avait lieu, il était déjà fait droit à leur demande par ses concesrions précédentes; et qne, dans le cas contraire, on n'obéifiit à aucun de ses ordres. Eniîn il consentit, et écrifit la lettre requise. Jowm. x, 67e-e7(i, 587, 61S. Clar. Fap. lu 441,415, 452.

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