Whitelock
CHAPITRB QUATRIÈME. m
tiques prùtoiuîaiont ([iron ne pouvait point faire de traité valable avec. le roi, attendu quo^ s'il était prisonnier , il ne pouvait êU6 lié par son consentement) et que, s'il était rendu h la liberté, on ne pouvait pas g'altondro à oa qu'il iii aucune coneession. Lee lanatiquea alWent encore plui loui» Us afeieni lu dana le livre dea Noœbreaque «le aang souille la terre, el que la (erre ne peut 6tee purifiée du sang qui y est versé que par le sang de e^ui qui ra versé ; s et Ua en inféraient que c'était un devoir qui leur était imposé par le Dieu qui leur avait donné la victoire de demander au roi un compte rigoureux do tout le sang qui avait été versé durant la guerre civile. Un des plus éminents d'entre eux était le colonel l>uiilo\v, membre du parlement, qui, sï-Uiiil [x'rsuadc que la colère de Dieu ne pouvait être apaisée (jue par la mort de Charles, travaillait, quoique eu vain, à convertir Fairfiai à son ofanion. Il eut plus de succès ai^très d'ireton, dont le régiment demanda dans une pétition au commandent en oàel [iB oet.] que le crime fût impartialement puni sans disUnclian de rang ou de rîclieaae , que tous ceux qui avaient provoqué ou encouragé la dermàre guerre, reçussent leur juste châtiment, et que tousceui qui parleraient ou agiraient en faveur du roi, avant qu'il eût été acquiile de rim[)utation d'avoir versé le sang innocent, encourussent les peines de la tralusun. L'objet immédiat do cet écrit était de sonder les dispositions générales de l arriiée. Sans s'exprimer ouvertement a cet égard, il avait évidemment en vue le procès futur du roi , et il fut suivi d'une autre pétition du régiment du colonel Ingoldsby [30 oct. j, qui, dans dea termes plus clairs et plus hardis , demiindait que le monarque et ses adhé* rente fussent nu» en juatioci oondamnait le traité entre lui et le parlement comme dangereux et injuste, et réclamait la nonûna- tioii d*un conseil de guerre pour découvrir un remMe proportionné aux maux de la nation. Fairfax n'eut pas le courage de s'opposer à ce qu'il désapprouvait dans son âme : les pétitions furent soumises h une assend)lée d oflit iers, et le résultat de leur délibération fut une reinontrance d'une longueur énorme [IG nov.], qui, d'un ton âpre et menaçant, proclama le plan entier des réformateurs. Elle demandait que c( le capital et grand auteur de tous les troubles et maux que ie royaume avait endurés fiit promptement traduit en justice pour la trahison, le sang et les crimes d<mt il avait été coupable, » qu'on fixât une époque pour la diaaolutieB du pariemeat , qu^on imegîBât une rej^éeentation plus égale du peuple, que le corps représentatif possédAt
HISTOIRE O'ANOLETERRE.
lo pouvoir supn^Dio ctélilt chaque roi h l'avenir, ol quo le prinro ainsi élu fut tenu de désavouer toutes prétentions au veto lors de radoption des lois , et de souscrire h la forme de gouvememeat qu'il IroaTeraii établie par le* présent parlement. Cette remontrance ne toi adressée qu'à la chambre basse [18 nov.], car les réformateurs se déclaraient hors d'état de comprendre sur quel fondement les lords pouraient réclamer un pouvoir égal à celui des représentants du peuple en qui seul résidait la soureraineté ' . Elle provoqua un débat long et animé ; mais les presbytériens en combattirent les avocats sans crainte et les réduisirent au silence par une imposante majorité [20 nov.]. Ils se sentaient appuyés par le vœu général de la nation, et comptaient qu'une fois la paix établie par un accord avec le roi , les oftîciers n'oseraient pas soutenir leurs prétentions. Dans cette vue ils fixèrent un jour éloigné pour Texamen de la remontrance, et invitèrent les com* miasaires de Newport k hâter la conclusion du traité
Le roi se trouvait réduit à la dernière extrémité. Les menaces de l'armée retentissaient à ses oreilles, les amis le conjuraient de leyenir sur ses anciennes réponses, et les commissaires déclaraient être conraincusque, sans une pleine satisfaction, les deux chambres ne pourraient le soustraire h la vengeance de ses ennemis. Pour ajouter h ses alarmes, llammond, le gouverneur de nie, avait reçu un message de Fairfax , qui le mandait sans délai au quartier général, h Windsor [25 nov.]. Ce message fut suivi [26] de Tarrivée du colonel Eure, avec ordre do se saisir du roi, ei de renfermer de nouveau au château de Carisbrook , ou, s'il rencontrait de la résistance , <( d'agir selon que Dieu le dirigerait. » Hammond répondit avec fermeté qu'en matière militaire il * obéirait à son génénd; mais que, quant à la personne du roi, elle loi avait été confiée par le parlement, et qu'il ne souflirirait l'intervention d'aucune autre autorité. Eure partit; mais Charles ne put se cacher plus longtemps un danger qui lui sautait aux yeux ; sa fermeté ou son obstination se relAcha, et après un conil)at des plus prnil)les, et lorsqu'il ne lui restait qu'une minute, il consentit [27 nov.] h remettre le sort de ses serviteurs a la merci du parlement; h approuver le ju^oment des sept individus exceptés
du pardon, pourvu qu'on leur accordât le bénétice des anciennes