Herbert ie»-m Pr9ei$ d'état, d57-ae
Herberi, 18d-185. Je dois iiuérer ici une anecdote qui temble prouver que
Charles attribuait en frrande pnrtio sos infnrtiint'<; t\ux conseils di» rnrohfvr jiie LlMd. L« dernière nuù de sa lie, U ttrait remar^uti que Herbert eUit a^te peudant ton sommeu, et le matin il insista pour en saToir la eanse. Herbert répondit qu'il avait rôvé. Il avait vu Laud entrer dans la chambre ; le roi l'avait pris àpart et lui avait parlé d'un air pensif; rarchevètjue avait soupiré, s'était retiré, et était ton^bé étendu sur le plancher. Charles répliqua : « C'est très-remarquable : mais il est mort. Cependant, si nous avions oonféré ensemble de son fl» Tant, il est très-probable [quoique je l'ainx' hirn' que je lui aurais dit quelque Cuhose qui l'aurait fait soupirer. » Lettre de Herbert au docteur Samvravs. publiée àlaflndei6iMém4^,p.990. '
CIIAPITKE QLATRIÈME. 519
COMCher. On lui avAii préparé à dîner ; mais il refusa de maugeFi quoique, ensuite, à la sollicitation de révêqiie, il prît la moitié d'un petil pain el un Torre de vin. U reHa là prêt de deui heures dans Fattente eoatlniielle du dernier oidre, passant le tempSi partie en prière, êl partie k causer aveo le docteur Jnson. Il n^ avait peut-étie rien de mystérim dans ee dâai; i'il y avait quelque mystère, on peut l'expliquer par la circonstance suivante*
Il s'était écoulé quatre jours depuis Tarrivée des ambassadeurs de La Haye, pour intercéder en sa laveur. Ce n était que la veille au soir qu ils avaient obtenu audii-nc e des deux chambres, et ils n'avaient encore reçu aucune réponse. Avec eux était venu Seymour, porteur de deux lettres du prince de Galle», l'une adressée au roi, et l'autre au lord Fairlai, U avait déjà remis la lettre, et avee^ une feuille de papier blanc; souscrite du nom et scellée des armes du prince» C'était le prix qu'il offrait aux grands da l'armée pour la vie de aon père. Qu'ils le rempliaient de leun CQsditiona : queUea qu'efles ftwecnt, eUea étaient acoerdéea d'*vance : son sceau et sa signature étaient apposés K U n'est pai improbable que oette offre ait pu arrêter les chefs. Que Faii^ s'efforçât de retarder 1 exécution, ses amis Font toujours affirmé^ et nous avons la preuve que, quoiqu'il lut ;i \\ Inlehall, il ne savait pas, ou, du njoins, prétendait ne pas savoir ce qui se passait
Dans l'intervalle, Charles eut la ceiisolation d'apprendre que son fils ne l avait pas oublié dans sa détresse. Grâce a la complaisance du colonel Tomlinson, Seymour lut admis» remit la lettre, et reçut les instniotiona du roi pour le prince. A peine était-il p«rti, que Hacker arriva avec l'ordre fatal. Vers deux heurei, le roi traversa k longue friearie, bordée de chaque o6ié de soldala, qiiiy loin d'insulter au monarque tombé| semblaient, par leurs reigards doidowmx, oompatîr k sa destinée. Au bout, on avait
]. Pour l'arrivée des ambassadeurs, voyez les procès-rtrbam de la chambre
dos communes du 2G. Un fac-similé do la carte blanche , arec la si^'naturo du l^u^e^orne le frontispice du 3' volume des lettres origiuaies publiée» par
3. Pendant ce temps-là ils allèrent dans la longue galerie, oà, ayant ran-
contré le f^enéral. il ; dcmiuida à M. Herbert comment allait le roi, ce qu'il trouva étrange... JUa repoo&c ayant été faite, le gener«d parut très-surpris. » . Herbert» 194. 11 est diracile de croire oaHI ait pu se méprendre sur une feUe
question ou la fabriquer, et que Fairfax l'eût faite sachant ce qui avait en lieu. A son assertion que Fairfax était avec les ofliciers dans la chambre de Harrison, occupé à * prier ou causer, » on a objecté que son nom ne se voit pas parmi Isa doom de ceux qui furent prouvés avoir été présente an jugement éea régicides; mais ce n'est point là une contradiction. T. es témoins parlent de ce gui arriva avant, et Herbert de ce qui arriva pendant l'exécution. Vo3'ez aussi
Dlgltized by Gopgle
550 HISTOIRE D'ANGLETEKRE.
pratiqué dans la muraille une ouverture par laquelle le roi passa de plain pied sur réchaCaud. Il était tendu de noir : a Tautre extrémité en voyait les deux bourreaux, le billot ^t la hache; audessons, se troayaieot en armes plusenrs régiments de cavalerie et d'inflBinterie; et an deUi, aussi loin que le regard pouvait s'étendre, flottait une foule épaisse et innombrable de spectateurs. Le roi se tînt recueilli et ferme au milieu de cet appareil de mort. Sa pliysionoinic avait cette intrépidité sereine, cette dignité calme qui avait caractérisé au chAteau de Fortheringay sa royale aiVulc, Marie Stuart. Il voulait parler au peuple; mais les soldats rotonaieiU les assistants hors de la porléo de sa voix; se bornant donc il s adresser au peu de personnes qui étaient avec luisur réchafaud, il saisit, dit-il, cette occasion de nier en présence de son Dieu les crimes dont il était accusé. Ce n'était point à lui, mais aux chambres du parlement, qu'on devait imputer la guerre et tous ses maux. Le parlement avait été le premier à empiéter sur les droits de la couronne en réclamant le commandement de Tarmée, et avait provoqué les hostilités en donnant des commissions pour lever des (roupes, avant qu il eût mis sur pied un seul homme. Mais il avait tout pardonné, môme à ceux, quels qu'ils fussent ( car il ne voulait pas savoir leurs noms), qui l'avaient conduit à la mort. Il faisait plus que de leur pardonner, il priait pour qu'ils se repentissent Aîn is pour celails avaient trois choses à faire: Us devaient rendre à Dieu son dû, en organisant l'Eglise conformément aTEcriture; ils devaient restituer h la couronne les droits qui lui appartenaient de par la loi; et ils devaient enseigner au peuple la distinction qui existe entre le souverain et le sujet; les gouvernés ne pouvaient pas être les gouvernants; ceux dont le devoir était d'obéir ne pouvaient pas commander. Alors, faisant allusion aux offres qui lui avaient été précédemment faites par l'armée, il termina par ces paroles : « Messieurs, c'ost pour les » libertés du peuple que je suis venu ici. Si j\ivais voulu consentir » à un pouvoir arbitraire, au changement de toute chose par la » puissance de Tépée, je n'aurais pas été forcé de venir ici: c'est » pourquoi je vous dis ( et je prie Dieu que cela ne soit pas mis à )> votre charge ) que je suis le martyr du peuple. »
Ayant ajouté à Tinstigation du docteur Juxon ; « Je meurs chré- 1» tien, conformément à la foi de TEglise d'Angleterre telle quelle » me fut transmise par mon père, «> il dit en s'adressant au prélat : < J'ai pour moi une bonne cause et un Dieu miséricordieux. »
l'iêvéqub. — B ne reste qu'un effort h faire : il est Tiolent et