‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 85 sur 276 · CHAPITRE QUATRIÈME. ftt · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. ftt

pénible, mais il est ( oiiri. 11 vous iranspai'iera de la terre au ciel, et là, vous trouverez joie et consolation.

LK iioi. — Je YaÂs d'une courouiie cerrupiibie à une couronne incorruptible.

l'kvéqub. — • Vous échangée une couronne tenestre poor nne eouronne éternelle. L'échange est bon.

Etant prêt, il pencha son coo sur le billot, et, après une conrtB panse, il donna le signal en étendant les mains. Au même instant la hache descendit : la tête roula loin du corps, et un profond gémissement s'-échappa de la foule. Mais elle n'eut [)as le temps d'exprmu r ses senlinients : deux coinpaguies de cavalerie la dispersèrent dans différentes direclions ^

Telle fut la fin de Tinfortuné Charlf's Sluarl : imposante l^ron donnée aux tétos couronnées, d'observer la marcho 1 Opinion publique, et de régler leurs prétentions sur les vœux raisonnables de leurs sujets. S'il eût vécu k une époque plus reculée, alors que le sentiment de Tinjustice était promptement dompté par 1 habitude de la soumission, son règne eût été probablement signalé par moins de Tidations des libertés nationales. Ce fut la résistance qui fit de lui un tyran. L'énergique fierté du peuple reâisa de céder aux emiMtements de FantcMité ; et un i^emier

'1. Herbert, 18S-104. Warwick, 344. Nalson, Procès de Charles Stuart. Le corps (lu roi, ayant été embaumé, fut remis quelques jours après au eomte de Richmond pour «Mr.' ontorrô sans pompe à Windsor. Ce seigneur, accompagné du marquis de licrMord, des comtes de Southam| ton et de Lindsay, du docteur Juxon et d'un petit nombre de serriteandu roi, le déposa dans un caveau du chœur de la chapelle de Saint-Georpp, qui contenait déjàles rcstcsde H<*nri V'III et de sa troisième femme, Jeanne Seyuour (Herbert. filencowe, Sudney Pop. 64). Malffré cette autorité, l'assertion de Glarendon, qui prétend an'on n^ pu découvrir 1 endroit, fit naître des doutes à cet éirrird. M;ii< en IRi:] il arma que des ouvriers ûrent une ouverture dans un caveau dont la situation correspondait à celle-ci, et occupé par trois cercueils, et le prince régent ordonna une investigation pour constater la vérité. Un des cercueils, conformément an récit de Herbert, était de i>lomb, avec une plaque de plomb sur laquelle étaient

Îjraves ces mois : « King Charles fie roi Charles). » On fit une ouverture dans e couvercle, et lorsque la toile cirée et les matières onctueoses furent enlevées, les traits de la face, autant qu'on pouvait les distinguer, présentèrent nne forte ressemblance avec lus portraits de Charles 1". Pour compléter la preuve, on vit que la téta araît été séparée du tronc par un instrament tranchant qui avait coupé la quatrième vertèbre du cou. Voyez «^lérit de ce qui a paru à l'ouverture du cercueil du roi Charles 1", par sir Henry Halford, baronnet. » — 1818. On remarq^ua, à la même époque , que « le cercueil de plomb de Henri VIII avait été enfoncé vers vers le milieu, et une ouverture considérable dans cette partie laissait voir le squelette du roi. ♦ Ceci s'explique peut-être par un passage de Herbert, qui nous dit que, tandis que les ouvriers s'occupaient de rinscription, la chapelle fut évacaee, maisqa'un soldat parvint à se cacher, descendit dans le caveau, coupa un morceau du poèK' de velours, et fit un trou avec un villebrequin dans le plus grand cercueil : « Il fut surpris, et l'on tronva sur lui un os dont il Tonlait, dit-u, faire un manche de couteau. » Herbert, 904. Voya note (£).

acte d'oppressiou le iiût dans la nécessité d'en commettre un autre, jusqu'à ce qu'il eût ressuscité et remis en vigueur toutes les odieuses prérogatives, qui, bien que réclamées habituellement, n'avaient été exercées qu'avec ménagement par ses prédécesseurs. Pendant quelques années ses efforts parurent couronnés de succès ; mais rinsuiTection d'Fxosso révéla TiUiuiaii : ii s'était dépooilié de la véritable autorité d'im fûâ, loilf»^ «mit ^rdu 1a confiance et r«00ctioii de ses sujeti.

liaii tout en biàiiMiii ksiUégililés do Charief, mmme deTOOf pa» apaxgaer noire oenBure k k eonduita «llérkiixa île w fm* d^m adf flraaîrei* Du ttoamit qna la guerre parai inéfîiabla, ils agirent comme s^ils se croyaient dégagés de toute obligation d^hîm- «eur et d'honnêteté. Ils ne cessèrent d'ennaiiiiaer les passions du peuple en dénaturant les faits et en calonmiant: ils exercèrent un pouvoir bien plus arbitraire et bien phis redoutable que celui qu'avait réclamé le roi; ils punirent sonuuaireinent , sur un sinqjle soupçon, et sans égard aux formes légales; et par leurs comités ils établirent dans chaque comté un tas de petits tyrans qui disposaient à leur gré de la liberté et de la foi tune des habilanta. Ces anomaliM aont peut-être insépaeaMee des jaloiuieB, des ressen-' tîmente et des anioienlés qu'eageudieAt coaunolîoBe oi? ike; mais il est certain que le droit et la justice ont été rarement plus impwdeairaeat outrai qa'ils ne le furent par oeui qui pvéîeiidaient aroir tiré Pépée pour la défense du droit et delà jnstioe.

La mort de Charles ne doit pas non plus être attribuée à la vengeance du peuple. La plus grande partie s'était déclarée satisfaite de sa victoire : elle ne voulait pas sang du moTiar({uo captif; elle était ruenie disposée h le roplacri' >ur letrofic, sauf les restrictions qu'elle jugeait nécessaires pour la conservation do ses droits. Les hommes qui le poussèrent à Téchafaud étaient une petite iaction d'esprits hardis et ambitieux, qui eurent l'adresse de guider les passions et le fenatisine de leurs partisans, et qui, par eux, réussirent )l maîtriser les sentiments réels de la nation. Même parmi les connmMûies sommée pour juger le roi, ofi pat à peine en dâtdnaiDer la moitié à aseistet au procès; et beaucoup ds cens qui concoururent h sa condamnation, signèrent la sentence avec des sentiments de honte et de remords. Mais fl en est ainsi dans les révolutions : les plus violents se mettent en avant ; leur vi^^ilance et leur activité semblent multiplier leur nombre; et Taudace de quelques uns pread Tasccudant SUT Tindoleuce ou la pusillanimité des masses.

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