CHAPITRE CINQUIEME
Etablissement de la république. — Punition des royalistes. — Sédition et de*truciion des niveleurs. — Charles II proclame en Ecosse. — Ascendant de ses partisans eu Irlande. — Leur défaite à Rathmioes. — Succès de Cromweli en irlMiAi» — DébvquMMnt de Charte Xcomc. — Cromweli est enfoyé coiilnlai.»Uf«aporte m TictaiM à Dnnter.— Xi« roi «ukr* m ÂMgUi^ terre. — Il perd 1» iMlaUle de Worcetter. — Sm ATentiUM loMqpieiitM «I ■on éraiion.
Quand les deux chambres avaient commencé h se mettre en opposition avec le souverain, leurs demandes s étaient buriK'es au redressement 4âft griefs eiûiaAto; maiateiuuiique la lutte était fini», W parti triomphaol n'eagoa rien moins qoe rabolition de Fandenne forme de gouYernement, et rétaMioeaient d'une fome {tes MNif elfe «1 plus populaire. QuelqMs Toii a'^efècenft Uan esooM m fàfêw ét la MOMicbiii» idiégaant qae 6*étaîl «ne ùultih iatàan pbis oootene au lutbîlaâaa ai aox seotîMaia daa Ai^ ifms. Elias proposèrent qu'on laissât de cMé les deux fila aînée de CItôrles, parce que leurs idées étaient déjà formées, et leur ressentiment déjà allunié ; que le jeune duc de Gluucester, ou sa sieur Elisabeth, fut placé sur le irAne, et que sous le souverain enfant la prérogative royale fût restreinte [)ar la loi de manière à préserver d'empiétement futur les just«'s libcMcs du peuple. Mais la majorité plaida avec chaleur pour 1 établissement d une république. Pourquoi, deroandait-eUa, relever volontairement T idole quiliettr avait ooâté tant de sang et de trésoia à abattre? Les loia ne seraiaat qna de IvUee baxrièraa oontra les paaaîona d*un orgueilr tons et puiaaaat monarque. S'ils Toolaiani unobatada inaumoo'tabia )i la raatauration dn deapotiama, il ne poutail se tmTer qna dans quelqu'une des institutions qni coniira la poufoîr aa« prôme aux représentante du peuple. Il est assez probable qu'ils exprimaient leurs véritables sentiments : quoi(prune personne présente a leurs assemblées nous assure qun rintérOt personnel n'eût pas une médiocre influence sur leur delernunation linale. Ils étaient trop coupables envers la royauté, pour se iier h la merci ou à la modération d'un roi. Us firent choix d'une république, parce qu'elle promettait de les garantir deiafeDgeanoade kunanna-
mis, et leur offrait de plus ravuntage de partager entre eux tout le pouvoir, le patronage et les émoluments des places K
Conformément ;i cette décision, dès que la tête de la royale victime tomba sur Técliafaud de Whitehall, on lut dans Chenpside [30 janv. une proclamation déclarant trahison de donner à qui que ce fut le titre de roi sans Tautorisation du parlement; et en même temps on publia le vote du li janvier, portant que Tautorité suprême dans la nation résidait dans les r^résentants du penple. Les pairs> quoique pressentant leur fin prochaine, continuèrent de siéger; mais après un intmalle de quelques jours, les communes résolurent en principe, d'abord [6 février] Paboli tien de la chambre des lords, puis [7] celle de la royauté. Ces votes, quoique les actes qui en étaient la conséquence fussent difTéré?, furent suffisants ; h dater de cette heure, la royauté et l'autorité administrative et judiciaire des pairs furent considt'récs comme éteintes, et la chambre basse, sous le nom de parlement d'Angleterre, concentra en elle tous les pouvoirs du gouvernement^.
La mesure suivante fut la nomination, par les communes, d'un conseil d'état qui devait être composé de quarante-un membres, avec des pouvoirs dont la durée était limitée à un an [13 février]. Ils étaient (^argés du maintien de la tranquillité intérieure, du soin et de remploi des forces militaire et navales, de la surveillance du commerce au dedans et au dehors, et de la négociation des traités avec les puissances étrangères. Des personnes choisies pour ces fonctions [l^J, les trois quarts avaient des sièges dans la chambre ; etils comptaient parmi eux les chefs de la magistrature, les principaux officiers de Tarmée, et cinq pairs, les comtes de Denbigh, de Mulgrave, de Pembroke et de Salisbury, ainsi que lo lord Grey de Werke, qui consentirent à accepter cette place, soit par attachement pour la cause, soit comme compensation pour la perte de leurs droits héréditaires ^. Mais dès le début il éclata un schisme ^tre les nouveaux conseillers. Le serment requis d^enx par le parlonent contenait rapim>bation du jugement du roi, du vote contre les Eccosais et leurs alliés anglais, et de