Journ. 17, a» fev. Clar. m
2. Journ. 20, il6 fev. \V iulel. 384. Balf. m, '.m, 3HÎ). CJartc, Lettres, i, 233. Dolphin reçut rinstractioD secrète de ne pas relâcher ^ir John Chiesley , malade le garder comme ot;i?e jusnii'à ce qu'il sûtque M. Rowe, TagCIlt anglAÎB à£dàlH hour^', n'était pas détenu. Livre du conseil, 9 mars.
3. QueUc (Qu'ait pu être la politique d' Ai ii'yle, il fut bien certainement le promoteur de cette mission, et « il triomphu par sa raison, son autorité et son •Gttrhé» de l'opi^otllloii qii^idle souleTait » SwlUe, ii, 8$8,
23G IIISTOIIIE D'ANGLETERRE.
que le parlement, sur la pétition de TËglise, avait envoyé à " réchafaud le vieux marquis de Huntloy, condamne pour son adhésion à la cause royale dans Tannée 1643. Tous faisaient profession d^avoir en vue le même objet, — la restauration du jeune roi ; mais tous étaient divisés et aliénés les uns des autres par le bigotisme civil et religieux. Les commissaires évitaient les en^agersy les uns et les autres évitaient Montrose et ses amis comme traîtres h leur patrie, et pécheurs excommuniés parTEglise. Les opinions contradirtoiros do ces divers consoillors tenaient Charles dans la perplexité. Les conimissaires et les cu(/agers^ quoique ennemis les uns des autres, représentaient son adhésion au covenant comme une condition essentielle ; tandis que Montrose et ses conseillers anglais soutenaient que ce serait exaspérer les indépendants, offenser les amis de Fépiscopat, et s'enlever tout espoir de secours de la part des cathoUques, qu^on ne pouvait s'attendre à voir hasarder leur vie pour soutenir un prince qui aurait juré de détraire leur religion ^.
Tandis que la question se débattait encore, il survint un événement qui hâta le départ de Charles de La Haye. Le docteur Dorislaus, hollandais de naissance, mais jadis professeur du collège de Gresham, et récemment employé a formuler Taccusation contre le roi, arriva comme envoyé du parlement aux états [3 mai]. Le même soir, comme il était h souper a ranberj^e, six personnes entrèrent Tépée nue dans la chambre, Tarrachèrent de sa chaise, et régorgèrent sur le plancher 2. Quoiqu'on eût laissé échapper les assassins, on sut bientôt que c'étaient des Ecossais, la plupart sous les ordres de Montrose ; et Charles, avant que le parlement anglais eût le temps de demander justicOi fit sa réponse définitive aux commissaires, et leur dit quHl était et avait toujours été prêt à pourvoir à la sécurité de leur religion, h l'union entre les deux royaumes et ^ la paix et prospérité intérieures de VEcosse ; mais que leurs autres demandes étaient inconciliables avec sa conscience, sa liberté et son honneur. Ils le reconnaissaient pour leur roi : il était donc de leur devoir de lui obéir, de le soutenir et de le défendre ; et ce devoir, il devait en attendre TaccompUsse-
1. Clar. lit, 987-902. BaHlie, îi,:m. Carte, Lettres, i,9;î8-9(;3. Outre le coronant, les commissaires demandèrent le bannissement de Montrose, auquel on les décida à renonoer, et qae la suite da roi fàt limitée à cent perionnei. Carte, Utireê^ t, 964, 965, 966, m, 971.
2. Clarcndon, m, Whitelock, 101. /oi/f/». 10 niai Le parlement assip:na 900 li?. par au Ûls de Dorislaus, et donna ôdO liv. à chacune de ses Mes. Ib. Le 16 mai, on donna 350 liv. pour ses funérailles. CowncU Booi, 11 mai.
menl du comité des états, de rassemblée de TEglise^ et de toute la nation écossaise. Ils partirent avec cette réponse peu satisfaisante ; et Charles, quittant les Proviucea-Unies, se hâta d'aller à SainlrGermaio en France, Toir la reine sa mère, avecrintention de se rendre, après un court séjonr, à Tannée des royalistes en Irlande ^
Pour comprendre Tétat de TTrlande, le lecteur doit se reporter
iTépoque où le désespoir ou le patriotisme d'Ormoiid livra au parlement la capitale de ce royaume juillet l()/i7] Le nonce. Rinuccini avait alors pris place au fauleuil de président du conseil suprême, à kdkenny; mais son administration fut bientôt signalée par des désastres qui permirent a ses rivaux de miner et de renverser son autorité. T/armée catholique de Leinster, sous les ordres de Preston, fut défaite à Dungan-hill [8 août] par Jones, gouverneur de Dublin, et celle de Munster, sous le yicomte Xaaie, à Qontarf [13 noT.], par le lord Inchinquin \ Anx yenx de Rinuccini, ces malheurs étaient des arantages ; car il se méfiait de Prestoii et de Taafe à raison de leur attachement h Ormond ; et leur abaissement servait à relever son ami et prolecteur, Owen Roe OWiel, chef dts hommes de TUlster. Mais sur de tels débuts, le gros de la nation redouta une série de calamités semblables; ses adversaires oblinrent la majoriti» dans l'assemblée générale, et lo nonce, aprcs avoir déclai c n'avait aucune prétention à l'autorité temporelle, évita prudemment d'être destitué, en oiirant sa démission. On nomma un nouveau conseil, composé, en nombre égal, de membres pris dans les deux partis [k janvier 1668] ; et le marquis d'Antrim , le lord Muskerry et Geoffroy Brown furent envoyés è la reine mère et è son fils Charles [27 féy.]> pour sdMter des secours en argent, et en
1. Balfour iiij 40ô, et les uegociations des commis&aires de L'Eglise et du ToyanBie â*EcoM6 avee 8« M«j«irté à I<a Haye. Bdlmbourg, imprime par Evan Tyler, 1649.
2. Rush. 823, 916. A la bataUle de Dungan-Hill, à la première charge, le commandnnt de la cavalerie irlandaise fut tué; ses pens s enfuirent aussitôt; l'infanterie repoussa plusieurs charges et se retira dans un marais, où elle offrit de capitaler. Le colonel Flower dit qu'il n'était point tntomé à accorder aaartier ; mais on môme temps il ordonna à ses hommes de rester l'arme nn nras, et ilsauya la vie au comte de Westmeath, au lieutenant général Byrne, et à
glnslears officiera et soldats uui passèrent sons son étendard, c Pendant ce împs-là, le colonel écossais Tichburn et le colonel ^loor, des régiments de Bankhall, passèrent le reste au fil de l'épée sans miséricorde.» 11 y avait de •trois à quatre mille hommes. Belliug, Histoire de la dernière guerre d'Irlande, M». II, n.j. Je eite cet eiflmple pooT montrer que ce ne fut pas Çrorawell qui introduisit l'usai^'e des massacres. Il imita ses prédéoeveurt, dont rol](iei avoué était d'exterminer les iudi^eues.
m HISTOIU D'ANGLSTSUE.
armes, et pour demander que le prince vînt résider en Irlande, on nommât un lieutenant catholique h sa place. AnUim espérait obtenir pour lui-même ce haut emploi : mais ses collègues avaient pour in^lruciiuns de s'opposer a ses pretentious, et d acquLQiiCôi: à ce qu'on renommât le marquis d'Ormond ^
En l'absence de ces envoyés, le lord Inchiquin se déclara k rimproviste, arec son muée, en faToor du roi contre le parleiKieiit, et prpposa aussitôt un armistice aux confédérés catholiques, iooqime amis de la cause royale. Quelques-uns rejetèrent cette ouYttrture a?ec indignation. Inchiquin, disaient-ils, avait été leur plus cruel ennemi ; il s'était fait un plaisir de verser le sang des Irlandais, et de souiller et détruire leurs autels. lyaillcurs, quel gage pourrait-on donner de la lidélité d'un homme, qui, en changeant plusieurs fois de parti, avait déjà montré qu'il accommoderait toujours sa conscience a son intérêt? 11 valait mieux marcher contre lui maintenant qu'il était sans alliés; et lorsqu'il serait vaincu , Jones et Tarmée parlementaire succomberaient nécessairement. A ceraisonnemfint, on répliqua queTexpédition demanderait du temps et de l'argent; qu'on pouvait insérer dans les articles une clause pour te lihre exercice de la religion; et qu'au moment oh les catholiques cherchaient k «e réconcilier aYeo le roi, ils ne pouvaient en honneur écraser ceux qui tiraieut répée en sa faveur. Malgré les remontrances de Rinuccini et de huit des évèqucs, le traité se poursuivit [27 avril . ; et le nonce, se croyant ou feignant de se croire prisonnier ii kilkcnny, s'échappa [0 mai] la nuit par-dessus le mur de la ville, et fut reçu 'a bras ouverts à Maryborough par son ami O'Neil. Le consed consentit à l'armistice, et tâcha, par des messages réitérés, d'écarter les objections du nonce [22]. Mais le zèle ou le ressentiment le porta à excéder ses pouvoirs. Il condamna le traité [27], en excommunia les fauteurs, et mit en interdit les villes qui Tadmettraient. Mais ses armes spirituelles produisirent peu d'eflEét Le conseil et quatorze évêques appelèrent de ses censures [31] : les troupes de Taafe, de Clauricard et de Preston renvoyèrent ses messagers; et au départ d'O'Neil, il se rendit a la ville de Galway, ou il était sur (le l'appui du peuple, quoique le maire et les néî^ocianls lui fussent opposés. Comme dernier effort, il convoqua un >ynode national à Galw£^ ; mais le conseil protesta contre ; Glam icard