‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 94 sur 276 · PhUopater IraïuBot, 6^-60. CattlehaTeD, if^motret · texte numérisé non relu

PhUopater IraïuBot, 6^-60. CattlehaTeD, if^motret

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entoura la ville avec so!i armée; et les habitants, ouvrant les portes, firent leur soumission * [1®*" sept.]. '

Une guf'rre ouverte était uiaiulenanl déclarée eiitre les deux partis. D uu côté Jones, îi Dublin , et Monk , dans ITlsler, conclurent des trêves avec O'Neil, pour être plus en étal de combattre rennenû commun ; de Tautre, Inchiquin opéra sa jonction avec Preston pour soutenir Tautorité du conseil contre O'Neil. On fit des incursions réciproques ; des villes furent prises et re* prises, et des armées considérables furent plusieurs fois mises en présence. Le conseil cependant commença )i prendre un ton plus hardi : il proclama 0*Neil rebelle et traître sept.], et. lors de Tarriyée tardiye d^Ormond arec la commission de lord lieutenant, il envoya à Rinuccini lui-même Tordre de quitter le royaume [19 oct.], en Tinformant qu'ils Ta valent accusé devant le pape de délits et crimes capitaux -. Mais celui-ci continua de rendre ses-cdits en depit de l(Mirs ordres et de leurs menaces, et ce ne fut ([u'a[)rès que la nouvelle paix entre Charles et les confédérés eut été publiée, et que l'exécution du roi eut fixé Topinion publique sur le résultat pernicieux de ses conseils

1. Voyez Desiderata Cur. Uih. ii, 511. Carte, ii, v>0, 31-:Kî. Belling, dans son Hil^ Ms. de la dernière guerre d'Irlande, part, iv, 1-40. Il a inséré dans cet ouvrafre la plui'urt des écrits qui s'éclKi nièrent entre les pnrtis. Voyez aussi Philopater Irenœus, i, ik), 8tJ; ii, UO, U-i, W alsà, llisiory and \ indicaiion (histoire et jaitifioatton), Aj}p. 33-40 ; Ponce, 90.

9. On peat rofr raeetuatlon dans PWlopater Iren. i, Glaréndon, Tnr,

r»!^, O.xford. ITxH). Il est év dont que la conduite de Rinucoiîii, en rompant la " première paix, non-seulenitnt était répréhensible eu elle-même, mais ^u'ellç eut les plus désastreuses conséquences pour la cadi0 de la royauté «t potif loi intérêts cîTiia et religieux des caâioUquea irlandais. Voici par quels motifs il essaye de se justifier, l'osant comme une vérité incontestable que les Irlandais avaieni autant de droits à retablis-senient de leur religion dans leur patrie que les covenantaires en Ecosse ou les presbytériens en Angleterrei il soutient qu'il était de son devoir d'en faire le grand objet de touies ses mesures. Quand la paix fut conclue, Charles était prisonnier aux mains des Ecossais, qui avaient fnré solennettement d*abollr la religion catholique , et les royalistes anglais avaient été vaincus par le [larlement, qui, par des votes et des declaiations réitérés, s'était engage à extirper la race irlandaise et à partager l'île entre des aventuriers étrangers. Or il n'y avait pas de probabilité humaine que Charles fût jamais rétabli sur son trône, si ce n'est aux conditions (pie !e parlement et les Ecossais prescriraient; et que stir leur demande il sacrifierait, après quelque résistance, les catholiques irlandais, cela était clair d'après ce qui s était jiassé dans ses différentes négociations avec le parlement, d'après son désaveu *le la commission de Glamorgan , et d'après l' opiniâtreté avec Inq'iello son lieulenaut Ormond s'ctiiit opposé aux prétentions des coulederes. 11 eu conclut qif nue paix qui Ulssalt féfiMissement de la religion k la détermination nité* rieure du roi n'ofllrait aucune sécurité, mais, au contraire, était un abandon de la cause pour laquelle les catholiques s'eiaient iigues ; et qu'en conséquence il Ini convenait, dans le poste qu'il occupait, de s'y opposer par tous les moyens poasibles. Relation Ms. de la conduite de Rinuccini, écrite pour être remise ^u p^ie, et Ponce,

[17 janTier], que la honte et la crainte le chassèrent dlrknde en France [30], d'où, an bout de qael({aes mois, il fut rappelé à Rome.

La négociation entre Ormond et les catholiques durait depuis trois mois : en janvier, le danger qui menaçait la personne du

roi décida ces derniers à rabattre de leurs prétendons, et se fier à

la recoiiiiaissanco et a rhonneur de leur souverain. Ils s'engagèrent h entretenir à leurs frais une armée de dix-sept mille cinq cents hommes qui seraient employés contre Tennemi commun, et le roi de son côté consentit a ce que le libre exercice du culte catholique fût permis, à ce que douze fidéi-commissaircs, i)ommés par rassemblée, aidassent le lord lieutenant dans Tadministration intérieure , à ce que la cour des pupilles et plusieurs autres abus fussent abolis, à ce qu^un parlement fût convoqué aussitôt que la majorité des commissaires le jugerait h propos, et à ce que dans ce parlement les lois de persécution pour cause de religion, ainsi que d'autres préjudiciables au commerce intérieur et extérieur de l'Irlande, fussent rapportées et le parlement irlandais reconnu indépendant du parlement anglais

La cause royale prédominait maintenant en Irlande. La ilode commandée par le prince Rupert voguait en triomphe le long de la cMo ; les commandants parlementaires, Jones, a Dublin, Monk, h Belfast, et Coûte, àLondonderry, étaient presque enfermés dans les limites de leurs garnisons respectives, et Inchiquin dans le Munster, les régiments écossais dans TUlster, et la grande masse des catholiques partisans du conseil suprême, avaient proclamé le roi et reconnu Fautorité de son lieutenant. Ce fut durant ce &vorable état de choses, que Charles reçut et accepta Tinvitation d^Ormond [29 mars]; mais son voyage fut nécessairement retardé par le manque d'argent, et son ardeur souvent réprimée par les insinuations artificieuses de quelques-uns de ses conseillers, qui craignaient en secret qu'une fois h la tête do l'armée catholique, il n'écoutât les demandes des catholiques pour rétablissement do leur religion ^. Au contraire, pour les chefs de Londres, le danger de prendre T Irlande devint une source do perplexité et de sollicitude. On offrit à Cromwell l'office de lord lieutenant [16]. Il feignit d'hésiter ; h sa requête, deux officiers de chaque corps reçurent l'ordre de se joindre à lui à Whit^ally

1. Phil. Tron. i, KîO. W.ilsh, App. 43-04. Whitel. 391. Charles ^proOTE el

promit d'obsorver cette paix. Lettres de Carte, ii, 3G7.

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