Chron. sax. p. 52. Hunt
4. M al m. De ant. Glast. edtt. Gale, p. 310.— Ses donations montèrent à 2,900 livres d'argent et 350 livres d'or.Ibid.— Je croirais que cet argent provenait du were payé pour la mort de Mollo, attendu qu'Ina bâtit ce monastère pro anima propinqui sut Mollonis. Gale , 309. Monast. Ang. I, 13.
lOfi HISTOIRE D'ANGLETERRE.
heureux d'une vie obscure et religieuse1. Au surplus, il n'est pas nécessaire d avoir recours à cette histoire. La détermination dïna peut s'expliquer j>ar d'autres motifs, sans l'attribuer à un artifice si grossier. Il avait alors régné trente-sept ans. La paix de ses vieux jours avait été troublée par la révolte ; son corps était usé par les infirmités , son esprit tiraillé par les soucis. L'expérience lui avait appris combien il est difficile à une main faible de tenir les rênes du gouvernement au milieu d'une noblesse belliqueuse et turbulente. Il résolut de descendre volontairement d'un poste qu'il ne pouvait plus garder dignement, et la religion offrit à ses cheveux blancs une sûre et sainte retraite. [A.D. 728.] Ayant convoqué le witcna-gemot , il déposa la couronne, délia ses sujets de leur allégeance, et exprima le désir de passer le reste de ses jours à pleurer les erreurs de sa jeunesse. Quelques semaines après, le royal pénitent, accompagné d'Ethelburge, quitta le Wessex. Veiller et prier sur les tombeaux des apôtres Pierre et Paul fut le premier objet de leurs vœux; et, après un fatigant voyage, ils arrivèrent à Rome et visitèrent les lieux saints. Il se peut que , comme quelques écrivains l'ont assuré, lna ait alors bâti dans cette ville l'école des Anglais1; mais cette circonstance fut ignorée des historiens plus anciens, et peut difficilement se concilier avec l'humilité du roi , qui s'efforçait d'éviter les regards du public et de vivre confondu dans la masse du peuple. Pour cette raison il refusa de raser sa tète ou de porter l'habit monastique , et continua de vivre du travail de ses mains et d'accomplir ses dévotions sous le costume d'un pauvre pèlerin inconnu. 11 mourut avant la fin de Tannée, et fut suivi au tombeau par Ethelburge, de moitié dans sa grandeur et compagne fidèle de sa pauvreté et de son repentir 5.
Lorsque lna déposa le sceptre, il désigna comme ses successeurs jEthelheard, frère de sa femme, et Oswald, qui, par Ethelbald, Cynebald et Cuthwin, descendait de Ceawlin 4. Les deux princes devinrent immédiatement antagonistes : Oswald, quoique défait, ne se désista pas de ses prétentions; et jusqu'à sa mort, qui eut lieu en 730, iEthelheard régna dans l'anxiété et l'incertitude. Cette querelle domestique affaiblit le pouvoir du Wessex et enhardit ses ennemis. Les écrivains bretons réclament pour leurs compatriotes l'honneur de trois victoires remportées au nord et au sud