Chron. sax. 74, 76. Asser, 6, 7. Caradoc
3. Voyez les chartes dans Wilk. p. 183. Spelm. p. 348. Ing. 17. Gale, 35!\ Westm. 158. Aussi Chron. sax. 76. Alfred, 351. Asser, 8. Ethelw. 478. Dngdale , Mon. i, 32, 10Ol Hunt. 2<X). Malm. de Pont. 3*0.
HISTOIRE D'AXGLKTKRRK
crement de Ja confirmation ». En 855, la tranquillité dont jouissait l'Angleterreencouragea Ethelwulf à entreprendre le même voyage. Suivi d'une brillante escorte, le royal pèlerin passa le détroit avec son fils Alfred, visita les plus célèbres églises de la Gaule, et fut traité somptueusement à la cour de Charles-le-Chauve, roi de France. A Rome, il employa plusieurs mois à visiter les restes do la magnificence antique et à faire ses dévotions devant les châsses des apôtres. Il rebâtit l'école ou l'hôpital des Saxons, qui avait été récemment brûlé ; fit de nombreux présents au pape, aux nobles, au clergé et au peuple de Rome, et sollicita une ordonnance portant : qu'aucun Anglais ne serait condamné â faire pénitence dans les fers hors de son pays8. A son retour il visita de nouveau le monarque français, et, après trois mois de cour, épousa sa fille Judith, qui vraisemblablement n'avait pas encore douze ans. La cérémonie fut accomplie par Hincmar, archevêque de Reims. Elle se termina par le couronnement de la princesse, qui s'assit sur un trône à côté de son mari : distinction qu'elle réclama ensuite , au grand déplaisir des West-Saxons.
Les anciens écrivains n'ont pas dit à qui Ethelwulf avait confié les rênes du gouvernement pendant son absence. Mais Ethelbald, son fils aîné, prince de passions impétueuses et d'une ambition insatiable , conçut le dessein de s'emparer du trône pour son propre compte, et de le garder en dépit de son père. Ses conseillers et complices étaient Alstan, le célèbre évèque de Sherborne , etEan- » wulf , ealdorman de Somerset. Le projet fut confié , dans la forêt de Selwood, à quelques-uns des plus puissants thanes, dont l'approbation parut assurer le succès. [A. D. 856.] Mais Ethelwulf, à
1. Asser, 7. Chron. sax. 77. Pourquoi le roi demanda-t-il au pape de couronner Alfred à un âge si tendre! Différentes raisons en ont été données par les écrivains anciens et modernes. Peut-être était-ce pour lui assurer la succession à la couronne après ses frères À l'exclusion de leurs enfants. Telle fut du moins la volonté d'Ethelwulf dans son testament.
2. Asser, 8, 9. Chron. sa*. 76. Anastas. Biblioth. n, 206, 207. Par. 1649. Annal. Ber tin., a pud Bouquet, vm, 72, 268, 620. Dans les cas de parricide et autres crimes énormes, les évéques avaient coutume de condamner les pénitents à porter des fers pendant un certain nombre d'années, et dans quelques occasions les envoyaient à Rome se faire absoudre par le pape. Un de ces criminels est ainsi représenté par Wulstan de Winchester, témoin oculaire :
Occidit proprium crudeli morte parentem, Un de reo statim prœcepit episcopus urbis Ferrens ut ventrem constringeret acriter omnem Circulus, et similem paterentur brachia pœnam ; Continuosque novem semet cruciando per annos, Atria sacrorum lustraret s»pc locorum, Viseret et sacri pulchcrrima limina Pétri, Quo veniam tantœ mereretur sumere cul pce.'
(Act. Bened. $<tc. iv, t. n, p. 72.)