‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 126 sur 643 · Stratbclyde, au déjà de la Clycle. [Note du traducteur · texte numérisé non relu

Stratbclyde, au déjà de la Clycle. [Note du traducteur

2 Asser, p. 37. £Aro». W. p. S3. «ira, Duoel, p. 9&. Mot. Wnt <** a»». 8TÛ,

n$ HISTOIRE D'ANGLETERRE.

Alfred attendait leur départ, lorsque, dans l'ombre de la nuit, un détachement de leur armée fit une sortie du château , surprit la cavalerie saxonne, monta les chevaux des morts, et, par une marche rapide, prit possession d'Exeter. Le roi, hors d'état de les déloger d'aucune de ces deux positions, se retira honteux et déconcerté *.

[A. D. 877.] Au v° siècle, les Saxons étaient sur mer une puissance redoutable ; depuis, leurs conquêtes en Bretagne avaient dirigé leur attention sur d'autres objets et anéanti leur flotte. Mais Alfred vit alors la nécessité de s'opposer aux Danois sur leur propre élément. En 875, il équipa un petit nombre de vaisseaux, les monta d'aventuriers étrangers que l'espoir d'une récompense avait attirés à son service, et, se confiant à la foi de ces mercenaires, il se mit en quête de l'ennemi. Le hasard envoya sur sa route une flotte danoise de sept vaisseaux dont il captura un et dont les autres s'échappèrent. Ce petit succès enfla ses espérances : il fit construire des vaisseaux et des galères, et, par des efforts soutenus, il réussit enfin à créer une marine. Il eut bientôt lieu de s'en féliciter. Les hommes du Nord avaient pris la résolution d'évacuer Warcham. Leur cavalerie se mit en marche pour rejoindre ses camarades à Exeter, et fut suivie par Alfred, qui investit la place par terre. L'infanterie s'embarqua sur la flotte avec l'ordre de se diriger vers la même ville ; mais à peine étaient-ils en mer qu'une tempête les força de longer la côte du Hampshirc , où ils perdirent une moitié de leurs vaisseaux. Les autres, battus par l'orage, reprirent leur route; mais ils furent attaqués par la flotte saxonne, qui bloquait l'embouchure de l'Ex, et, après une chaude action, ils furent entièrement détruits. La perle de cent vingt voiles décida Gothrun à traiter sérieusement. Il donna plus d'otages, les anciens serments furent renouvelés, et les hommes du Nord passèrent d'Exeter en Mercie * .

Onaditque le caractère d'Alfred était sans tache. Cet éloge exagéré est une déclamation de rhéteur plus qu'une vérité d'historien. Dès ses premières années , sans doute , ses vertus naissantes le rendirent cher à la nation et, dans un Age plus avancé, il fut le défenseur et le bienfaiteur de son pays. Mais au commencement de son règne il y eut beaucoup à reprendre dans sa conduite. Le jeune monarque semble avoir cru que sa haute dignité l'affranchissait de toute contrainte, et avoir trouvé le temps , même au milieu de ses

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