‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 138 sur 643 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

une était consacrée au soutien de son école, son idée favorite; une autre était donnée aux deux monastères qu'il avait fondés, l'un de religieuses, à Shaftesbury , à la tète duquel il mit sa fille Ethelgive; l'autre de moines, à Ethelingey, qu'il peupla d'étrangers, attendu que les dévastations des Danois avait détruit l'institution monastique parmi ses sujets. La troisième portion fut employée à soulager les besoins des indigents , pour lesquels il fut en toute occasion un bienfaiteur des plus généreux. De la quatrième il tirait les aumônes qu'il distribuait annuellement à différentes églises. Il ne les restreignait pas à ses propres États , mais les répandait dans le pays de Galles, la Northumbrie, l'Arraorique et la Gaule. Il envoyait souvent des présents considérables à Rome, quelquefois aux nations de la Méditerranée et à Jérusalem : une fois il en envoya dans l'Inde aux chrétiens de Méliapour. Swithelm, qui avait été chargé de l'aumône royale, rapporta au roi plusieurs perles orientales et des liqueurs aromatiques f.

Le long intervalle de paix dont jouit Alfred après le baptême de Gothrun lui avait donné une haute prééminence parmi les princes bretons. Les Danois de l'Est-Anglie et de la Northumbrie, quoique leur soumission fut plus nominale que réelle, reconnaissaient son autorité. Le royaume de Mercie n'existait plu6. Alfred avait confié le gouvernement de ce pays et sa fille ^Ethelflède à l'ealdorman Ethered. Même les rois des Gallois, Anaward de Gwynez, Hemied de Demctie, Helised de Brecon, Howel de Gleguising et Brocmail de Gwent, las de leurs dissensions intestines, se placèrent volontairement sous sa protection, et lui rendirent hommage aux mêmes conditions qu 'Ethered de Mercie». [A.D. 893.] Ce fut à cette époque de prospérité qu'Alfred vit l'ouragan, qui avait si long-temps désolé les plus belles provinces de la Gaule, traverser le détroit et fondre sur son propre territoire. Hastings, le plus renommé et le plus heureux des rois de la mer, après plus de quarante années de massacres et de pillage, entreprit, à l'exemple de Gothrun , de se conquérir un royaume en Bretagne. Les forces des hommes du Nord s'assemblèrent dans le port de Boulogne et formèrent deux divisions, dont l'une, comprenant deux cent cinquante voiles, dirigea sa course vers l'embouchure de la Limène et

1. Voyez Asser, 58, 60, 64, 66, 67. Chron. mx. p. 86, 90. Malm. De Gest. rea. 24. Hunt. 201. Flor. Wiger. 591. Il est curieux qu'Asser (p. 58i prolonge lu merde Tyrrhène •< ad ultimum Hybernia: finem. «Alfred, dans sa traduction d'Osorius, dit aussi de cette mer, ou de celle de Wendels», que won byre west ende is Scotland, » qu'à son extrémité ouest, est l'Ecosse*

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