‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 141 sur 643 · Wîl. Oemet. 221, 228. Bouquet, vu · texte numérisé non relu

Wîl. Oemet. 221, 228. Bouquet, vu

Hî HISTOIRE DWNGLKTERRE.

rigueurs d'un siège; mais, dès qu'ils eurent dévoré leurs chevaux, la faim les poussa à une tentative désespérée; et, avec des sacriiicos immenses, ils se firent jour à travers leurs ennemis, franchirent la Mercie et regagnèrent leur forteresse à Shobury. Ils s'y reposèrent jusqu'à ce que leurs pertes eussent été réparées par l'arrivée de nouveaux aventuriers ; et alors, fondant comme un torrent sur la Mercie, ils s'emparèrent de Choster et du Wirall. Alfred, en ce moment, était sur sa flotte en croisière dans le détroit. 11 courut au Wirall ; mais lorsqu'il eut examiné la position de l'ennemi, il désespéra de pouvoir forcer leurs lignes, et se contenta d'emmener le bétail et de détruire le blé dans le voisinage. La faim contraignit les barbares à chercher de nouvelles aventures. Ils ravagèrent la Nord-Galles ; mais ayant trouvé en chemin l'armée royale, ils s'en retournèrent soudain, se dirigèrent à travers la Northumbrie dans l'Est-Anglie, et, par ce circuit, regagnèrent leur ancien poste en Essex. On pouvait s'attendre, après tant d "échecs, à les voir abandonner l'île. Alfred apprit avecplaisir qu'ils avaient mis à la voile avec leurs familles et leur butin; mais, peu de jours après, on les découvrit sur la Tamise, près de Londres : ils remontèrent la Lea, choisirent une forte position à vingt milles de cette capitale, et en firent leur quartier-général pendant l'hiver1.

Au printemps suivant, les citoyens, fatigués du voisinage des Danois, essayèrent de prendre d'assaut leurs retranchements; mais ils furent repoussés avec une perte considérable. Pour protéger la moisson, Alfred campa sur les bords de la Lea; et, un jour qu'il se promenait à cheval, il découvrit un endroit où, en détournant le cours de l'eau et en obstruant le lit de la rivière, il était aisé d'empêcher la sortie de la flotte ennemie. L'ouvrage fut bientôt achevé; et, pour le protéger, un château fut construit sur chaque rive. Los hommes du Nord, vaincus par l'adresse du roi, abandonnèrent leur position ; et, quoique poursuivis par la cavalerie saxonne, atteignirent Quatbridge » sur la Severn. Ils y passèrent l'hiver sans être inquiétés. Mais ils avaient perdu courage : la dissension régnait parmi leurs chefs ; et, au printemps, ils se débandèrent, se séparant en petits corps et prenant ditfërentes directions. [A. D. 897.] Beaucoup d'entre eux s'établirent chez les Est- Angles et les Northumbres ; les autres rejoignirent leurs compatriotes sur les bords de la Seine 3.

Mais quoique le corps principal des barbares se fut retiré de la

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