Chron. sax
2. Cet Ethelwerd, qui mourut en 922 iFIor. H02), a généralement été confondu avec Ethelwerd l'historien, qui écrivit sous le règne d'Edouard -le-Martyr, et qui dit expressément qu'il ne descendait pas d'Alfred, mais d'Ethered, frère et prédécesseur d'Alfred. Ethelw. PrœJ. 473.
3. On peut en voir une traduction latine, mais pleine de fautes, dans Wisc's Asser. Une version plus exacte a été faite par Manning sur l'original saxon qui est dans le registre de l'abbaye de Newminster à Winchester, conservé dans la bibliothèque de M. Astle.
fait roi de Kent Ethelbert, son second fils. A Ethelbald, Ethered et Alfred , il avait légué à sa mort certaines terres qui devaient passer intactes au dernier vivant. Lorsqu'Ethclbald mourut, Ethelbert réclama le royaume ; et les frères firent entre eux un compromis par lequel Ethered et Alfred abandonnèrent au roi leur droit commun sur les terres léguées par Ethelwulf, qu'il leur rendit sur-le-champ en y ajoutant tous les domaines qu'il avait acquis par ses propres efforts ou avec leur assistance. Après la mort d'Ethcred, les deux frères qui restaient firent en présence de leurs nobles un nouvel arrangement, par lequel il fut arrêté que le survivant hériterait des biens personnels de l'autre et des terres originairement léguées par leur père ; mais qu'il partagerait fidèlement entre ses neveux toutes les autres propriétés réelles que tous deux avaient acquises par don, achat, ou tout autre moyen. Ces faits établis, Alfred nous informe qu'afin de disposer par testament de ce qui 1 ui appartenait par la mort d'Ethered il assembla les thanes du Wessex à Langdon. « Je les priai, ajoute-t-il, pour l'amour de moi (et je leur donnai l'asssurance que je ne leur en voudrais jamais d'avoir parlé consciencieusement) de ne se laisser détourner ni par crainte ni par affection de décider en faveur du droit, de peur que quelqu'un ne dît que j'avais frustré mes parents. » Les thanes reconnurent son droit à la propriété. « Elle est, dirent-ils, remise là tout entière dans ta main ; tu peux donc la léguer ou la donner à un parent ou à un étranger, comme tu l'aimeras mieux. » Le lendemain , le roi révoqua en leur présence tous ses anciens testaments, divisa ses terres entre ses deux fils, ses trois filles, ses deux neveux, son cousin Osferth et sa femme Alswithe K II laissa ensuite des sommes d'argent à toutes les personnes ci-dessus, à ses ealdormen, à ses domestiques et à ses évèques; cinquante mancuses d'or à cinquante prêtres, cinquante aux pauvres ministres de Dieu, cinquante à de pauvres gens sous le coup d'une saisie, et cinquante à l'église dans laquelle il serait enterré. Il finit en défendant formellement à ses héritiers d'attenter à la liberté des hommes qu'il avait affranchis. « Pour l'amour de Dieu et pour l'avantage de mon âme, je veux qu'ils soient maîtres de leur propre liberté et de leur propre volonté ; et, au nom du Dieu vivant, je supplie que personne ne les tourmente par exaction d'argent ou de toute autre manière , mais qu'on les laisse libres de servir tel seigneur que bon leur semblera. »
l. Si aucune des terres qu'il laissait à des femmes lui venait d'Egbert, il invitait ses héritiers mâles à prendre ces terres et à donner aux femmes un équivalent en argent.