ATHEI.STAN, PREMIER RO! 0* ANGLETERRE
[A. D. 925 1 Le testament du feu roi laissait la couronne à Àthelslan, son fils aîné, Agé d'environ trente ans. Les droits du nouveau roi furent immédiatement reconnus par les thanes de la Mercie, et peu après par ceux du Wessex. La cérémonie de son couronnement fut faile à Kingston par Athelm, archevêque de Canterburv et successeur de Plegmund *.
Sur la foi d'une ancienne ballade, Malmsbury a fuit un conte romanesque au sujet de la mère d'Athelstan. Elle était fille d'un bouvier et s'appelait Egwina. Sa beauté remarquable, même dans son enfance, excitait l'admiration, et un songe fortuné lui avait présagé, dit-on, qu'elle deviendrait mère d'un puissant monarque. Ce bruit éveilla la curiosité do la dame qui avait nourri les enfants d'Alfred ; elle prit Egwina chez elle , et réleva comme si elle eùr été de sa propre famille. L'etheling Êdouard ayant visité par hasard son ancienne nourrice , vit la fille du bouvier, dont la beauté le captiva. Alhelstan fut le fruit de leur alfection mutuelle*. De cette douteuse histoire on a induit que le roi était fils illégitime ; mais la valeur de l'induction est affaiblie par le témoignage d une femme, poète contemporain, qui, en parlant de la naissance d'Athelstan, fait allusion à la basse extraction de sa mère, mais en môme temps la nomme l'associée {partner) du trône d'Édouard5. L'enfant fit les délices de son aïeul Alfred , qui le créa chevalier en le revêtant d'un manteau de pourpre et en le ceignant d une petite épéo dans un fourreau d'or. Après la mort de sa mère, il fut confié aux soins de sa tante Ethelllède ; circonstance heureuse qui fut probablement cause de la chaleur avec laquelle les habitants de la Mercic épousèrent ses intérêts à son avènement *.
Dans le Wessex , Athelstan eut à se tenir en garde contre les desseins secrets de ses ennemis, dont le plus dangeroux était l'é-
Rome. En 921, beaucoup d'entre eux furent massacrés, en passant les Alpes, par les Sarrasins de Fraxinetum. Quelques années après, beaucoup d'autres eurent lu même sort. Cftron. Fhdoardi, apud IJouquet.Mi, 177, lbO.
f. f'hron. snx. 111. Malm. 2fi. Nous trouvons dans Malmsbury, sur Athelstan , trois versions différentes , qu'il faut soigneusement distinguer : la première, il la compila lui-même d'apr.'s des documents qui étaient à su portée; la seconde, il l'abrégea fie l'ouvrage plus long d'un poète contemporain, et réduisit les louanges extravagantes que celui-ci donnait ù son patron à la mesure de la vraisemblance et du tens commun ; la dernière est une collection <le faits qui ne se fondaient sur aucune autorité écrite , mais qui étaient mentionnés dans les chansons anglosaxonnes transmises d'une génération i 1 autre. Malm. 26-29.