‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 157 sur 643 · Malm · texte numérisé non relu

Malm

lfiO WST01RE D'ANGLETERUE.

efforts d'Edmond parait avoir été balancé ensuite par une défaite, et les pertes respectives des deux princes les engagèrent à écouter les avis des archevêques Odon et Wolstan, qui travaillaient à la pacification. La vanité de nos chroniqueurs a représenté la transaction sous des couleurs partiales; mais les conditions du traité prouvent la supériorité d'Anlaff. Edmond céda en toute souveraineté aux Danois toutes les provinces au nord du Watling-Street .

Le roi de la mer ne jouit pas long-temps des faveurs de la fortune. 11 mourut Tannée suivante, et Edmond profita de l'occasion pour recouvrer les États qu'il avait perdus. Ses mesures furent combinées avec prévoyance et exécutées avec vigueur. Les cinq bourgs (comme on les appelait) de Derby, Leicester, Nottingham, Stamford et Lincoln étaient depuis long-temps habités par les descendants des Danois , qui , bien qu'ils fissent profession d'obéissance aux monarques anglais, considéraient comme un devoir de favoriser les entreprises des gens sortis du mémo sang qu'eux. Ces villes formaient comme une chaîne de forteresses traversant la Mercie et garnies d'ennemis. Le roi commença ses opérations par les réduire successivement. Leurs habitants furent expulses et remplacés par des colonies anglaises*. Edmond passa ensuite en Northumbric. Ce pays était déjà partagé entre deux princes, dont l'un se nommait Anlaff, comme son prédécesseur; et l'autre, Reginald, s'intitulait roi d'York. Plus faibles, ils se soumirent sans résistance au j>ouvoir d'Edmond, se reconnurent ses vassaux et embrassèrent le christianisme. Le roi fut le parrain d'Anlaff, et adopta Reginald pour son fils quand celui-ci reçut la confirmation. Cependant, à peine eut-il quitté le pays qu'ils revendiquèrent leur indépendance. Leur perfidie eut bientôt son châtiment. L'archevêque d'York et l'ealdorman de Mercie unirent leurs forces et chassèrent les deux rebelles de la contrée 5.

Le sentiment de leur propre danger avait jusque-là enseigné aux Bretons de Cambrie à assister leurs voisins dans ces luttes soutenues au nom de l'indépendance. Ce fut contre eux qu'Edmond dirigea ensuite ses armes. [A. I). 015.] Tous les efforts qu'ils purent faire furent infructueux : les deux fils de Dunmail , leur roi, tombèrent aux mains du vainqueur, furent privés de la vue , et le pays fut donné à Malcolm , roi des Écossais, à la condition qu'il deviendrait vassal de la couronne d'Angleterre et s'unirait

1. Outre les chroniques imprimées , voyez-cn une en Ms. citée par M. Turncr, Tib. B,À. Westminster (187 ajoute aux conditions du traité que le survivant devait succéder aux Etats de l'autre. Il n'est question de ceci dans aucun autre écrivain.

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