‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 16 sur 643 · Caes. vi · texte numérisé non relu

Caes. vi

5. Id. ibid. 13. AlvtVptXTw^wç, Diog. Laërt. in Proem. p. 5: Amstcl. apud West. tr

CHAP1IKE l'KKMIKK. 13

leur prétendue influence sur les affaires humaines'. Ils pratiquaient l'art de la divination. Trois de leurs anciens astrologues étaient, dit-on, en état de prédire tout ce qui arriverait avant te jour du jugement; et leur habileté en magie était si grande que, suivant Pline, les Perses eux-mêmes pouvaient être regardés comme leurs disciples8. Ils avaient aussi des prétentions en médecine, mais leur savoir se bornait principalement à l'usage du gui, de la verveine, de la sabine et du trèfle; et môme l'efficacité de ces simples n'était point attribuée à la nature des plantes, mais à l'influence des prières et des incantations \ Le grand but de l'ordre était, suivant eux-mêmes, de réformer la morale, d'assurer la paix et d'encourager la vertu ; et le précepte suivant, qu'ils inculquaient au peuple, tendait certainement à ces fins : « Les trois premiers principes de la sagesse sont l'obéissance aux lois de Dieu , le zèle pour le bien de l'homme, et la force d'âme dans les accidents de la vie4. » Ils enseignaient aussi l'immortalité de l ame humaine ; mais à cette grande vérité ils ajoutaient l'absurde fiction de la métempsycose 5. L'homme, suivant leur doctrine, est placé dans le cercle des courses; le bien et le mal sont devant lui, offerts à son choix. S'il préfère le premier, la mort le fait passer de la terre dans le cercle de la félicité; mais s'il préfère le second, Ja mort le ramène dans le cercle des courses : il doit pour un temps faire pénitence dans le corps d'une bête ou d'un reptile, et alors il a la permission de reprendre la forme humaine. Selon que le vice ou la vertu prédomine dans son cœur, un renouvellement de

Page 1