Plin. xvi, 44; xxiv, 11; xxv, 9; xxx
4. On peut voir ces deux triades dans Davis [Recherches celtiques, 171, 182 K 11 est à remarquer que la dernière a été traduite par Diogène de Laërtc il y a plusieurs siècles. Ssêfiiv Qiovç, *ai piiîcv raxov <îpiv, a ai àv£pstV.v àaxttv. (Diog.'Laërt. in Proem. p. 5.)
G. C'a», vi. 13. Mêla, ni, 243. Diod. Sic. v, 352. Strab. iv, 197. J'ai ajouté une explication de la métempsycose d'après les écrits des bardes II est si pt u probable qu'un tel système ait été inventé après l'introduction du christianisme, que je pense qu'on peut avec raison le considérer comme un reste de la doctrine druidique. Par la même raison, je serais tenté d'attribuer à ces anciens prêtres le rhy.i , ou langage mystérieux, si souvent mentionné par les bardes. A chaque branche, à chaque arbrisseau , à leurs feuilles , leurs fleurs et leurs branches , ils semblent avoir attaché un sens arbitraire et symbolique ; et ces remplaçants allégoriques des noms réels des choses et de leurs propriétés doivent avoir formé , dans leurs nombreuses combinaisons, une espèce de jargon parfaitement inintelligible pour tort autre que pour les adeptes. Cette science parait avoir été prisée pendant plusieurs siècles en proportion de sa difficulté et de son extravagance. Tallicssin se vante avec complaisance d'être au fait de chaque petit rameau de l'antre du devin ; de connaître la signification des arbres du mémorial des traités; de connaître le bien et le mal. Voyez Davis, Ccllic Researches, 245-253.
l'épreuve peut être nécessaire ; mais, après un certain nombre de transmigrations, ses offenses seront expiées, ses passions domptées, et le cercle de la félicité le recevra parmi ses habitants *. C'était à cette doctrine que les Romains attribuaient ce mépris de la mort qui était si remarquable chez les nations celtiques8.
On ne sera pas surpris que des hommes que leurs fonctions et leurs connaissances prétendues élevaient si fort au-dessus du vulgaire, aient acquis et exercé l'empire le plus absolu sur les esprits de leurs compatriotes. Dans les délibérations privées et publiques de quelque importance, leur avis était toujours demandé et généralement suivi. Par leur autorité, la paix était maintenue : en leur présence, la colère et la vengeance se taisaient ; et, à leur commandement, les armées ennemies consentaient à remettre le glaive dans le fourreau. Les contestations civiles étaient soumises à leur décision, et le châtiment des crimes était réservé à leur justice. La religion leur fournissait les moyens de forcer à la soumission. La désobéissance était suivie de l'excommunication ; et, à dater de cet instant, le prévenu était banni de leurs sacrifices, privé de la protection des lois, et stigmatisé comme un déshonneur pour sa famille et son pays
Comme les druides donnaient leurs instructions en vers, ils devaient avoir quelque connaissance de la poésie, et nous trouvons parmi eux une classe particulière, distinguée par le titre de bardes. Les triades assignent leur origine à certains personnages qui , d'après leurs noms, semblent des caractères plutôt énigmatigues que réels 4. Le barde était musicien aussi bien que poète, et toujours il accompagnait de la voix les sons de sa harpe. Chaque chef en avait un ou plusieurs à son service : ils se tenaient dans son pa-» lais, vantaient sa générosité et sa valeur, et chantaient les louanges et l'histoire de leur pays. Dans les festins, aux heures de réjouissance et d'ivresse, le barde touchait sa harpe, et tous les cœurs brûlaient d'enthousiasme pour les héros qu'il célébrait et pour les sentiments qu'il voulait inspirer. Il accompagnait le chef et son clan au champ de bataille : au son de sa harpe ils marchaient contre l'ennemi, et, dans la chaleur de l'action, ils s'animaient de
1. Voyez 1*3 triades qui sont dans les poèmes de William, H, 227, et leur abrégé dans Davis , j\ 185.