‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 166 sur 643 · Ms. Cleop · texte numérisé non relu

Ms. Cleop

4. Ibid. Osb. 109. Wharton [Ang. Sac. il, 197, not.\ induit des paroles d'Osbern {p. 110) que Dunstan possédait Rocbcstcr avec Canterbury. C'est une méprise. Osbern dit le contraire. Ainsi fait Eadmer, 214.

rait plus remarquable, si on considère le sort des rois qui le précédèrent ou le suivirent. Ses prédécesseurs, pendant le. long espace de cent cinquante années, jouirent à peine d'un intervalle de repos entre les invasions multipliées et souvent formidables des hommes du Nord. Son fils fut emmené par eux en Normandie ; son petit-fils fut forcé de partager son trône avec un chef étranger; et ses descendants au troisième degré vécurent en exil, tandis que le sceptre anglais était porté par une race de souverains danois. Ce long intervalle de tranquillité , bonheur particulier à Edgar, fut du en partie à la politique de son oncle Edred , en partie à sa propre étoile et à la vigueur de ses conseillers.

La population de la Northumbrie se composait en grande partie de Danois ou de descendants de Danois. Leur animosité contre leurs voisins du Midi et leur affection pour leurs anciens parents les portaient fréquemment à appeler et toujours à assister les envahisseurs. Edred, à la vérité, les avait complètement réduits ; mais il est probable que leur soumission n'eût été que momentanée, si les circonstances n'eussent pas lié leurs intérêts à la prospérité du nouveau roi. Edgar avait été élevé chez les Danois de ï'Est-Anglie ; les Northumbres s'étaient unis à ce peuple et aux Merciens pour l'élever au trône, et ils le respectèrent comme un roi que non-seulement ils s'étaient eux-mêmes choisi, mais qu'ils avaient imposé au royaume ennemi de Wessex. Quant à lui, soit reconnaissance, soit politique, il eut pour eux, en toute occasion, les égards les plus marqués; et la seule tache que les annalistes du sud purent découvrir dans son caractère, ce fut sa partialité pour les mœurs de ses sujets danois, son zèle pour leur bonheurî. Cependant il parait avoir eu l'œil ouvert sur leur conduite; et à la mort d'Osulf, leur premier earl (comte), sa jalousie l'engagea à diminuer la puissance des Northumbres en divisant leur pays en deux earldoms (comtés) dont il donna l'un, qui s'étendait depuis le Humber jusqu'à la Tees, à Oslac ; et l'autre, qui comprenait les terres au nord de cette rivière, à Eadulf*. Peu après cette division le witan s'assembla à York , et Edgar y parla dans des ternies qui , sans manquer à sa dignité, étaient faits pour flatter un peuple orgueilleux. « C'est ma volonté, dit le roi, qu'en ce qui concerne les droits temporels les Danois se choisissent eux-mêmes les lois qui leur conviendront le mieux, et que les Anglais observent les statuts

1. Chron, s<ix. 115. « In hoc tamen peccabat, quod paganos eos , qui in hac patria sub «o degebant, nimis firmavit; extraneos hue adductos plus œquo diligens valde corroboravit. » ITunt. 204.

?. Walling. 544. Iloved. 243. Cet écrivain dit que la Tyne divisait les deux comtés.

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