‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 172 sur 643 · Chron. sot. 121. Mailros, 150. Flor. 607. West. V · texte numérisé non relu

Chron. sot. 121. Mailros, 150. Flor. 607. West. V

17f» HISTOIRE D'ANGLETERRE.

Edgar n'eut heureusement aucune occasion d'acquérir de la gloire militaire; mais il prouva, dit-on, en une circonstance, qu'il ne manquait pas de courage personnel. Kenneth, faisait allusion à ses formes chétives et à sa petite taille , avait dit que c'était une honte pour tant de braves d'obéir à un nain. Ces paroles furent rapportées au roi , qui , dissimulant sa colère , conduisit Kenneth dans un bois voisin, et lui dit de tirer Pépée, afin d'apprendre lequel des deux était fait pour commander à l'autre. Le roi d'Écosse fit des excuses de cette plaisanterie et désarma son ressentiment i.

Edgar ne vécut que deux ans après son couronnement et mourut en 975*. Comme les autres princes de sa famille , il se maria de très-bonne heure. Sa première femme, Elflède-la-Belle, ne survécut que deux ans à leur union , et lui laissa un fils, Edouard, qui lui succéda. De sa seconde femme Elfride, fille d'Ordgar, comte de Devonshire , il eut deux fils : Edmond , qui mourut en bas âge , et Ethelred , qui monta sur le trône après l'assassinat d'Edouard. La plupart des écrivains se sont contentés de nous dire que le roi épousa Elfride après la mort d'Ethelwold, son premier mari ; mais Malmsbury, sur la foi d'une ancienne ballade , nous a transmis une anecdote inventée probablement par les ennemis du roi. D'après ce récit, Elfride était, comme doivent l'être toutes les héroïnes de roman , d'une beauté et d'un mérite incomparables. Edgar chargea Ethelwold , fils de son père nourricier Athelstan, et son minisire favori , de visiter Ordgar et de lui dire ce qu'il pensait de la fille du comte. Le cœur de l'ealdorman fut captivé. Il oublia son devoir, courtisa et épousa Elfride, et à son retour informa son maître que, quoiqu'elle eût put faire l'ornement de la maison d'un sujet, elle ne convenait pointa la splendeur d'un trône. Mais le secret fut promptement trahi : il parvint aux oreilles du roi, et il annonça à son favori stupéfait qu'il était dans l'intention de rendre visite à l'épousée. Ethelwold alors eut recours aux larmes et aux prières.

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