‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 193 sur 643 · Chron. sax. I4d. Flor · texte numérisé non relu

Chron. sax. I4d. Flor

3. u Qui aves duellum in hiome, cave ne deficias in aptiore tempore. » Encom. Emma, 16.

4. Ibid. Encom. Emma, 16. Cnmden fixe à Ashdown le lieu de cette bataille ; Gibson préfère Assington. J'ai suivi ce dernier. Non-seulement le nom ressemble plus à » Assandun , » mais les lumulwi qu'on a ouverts récemment près d' Ashdown montrent , par leur contenu , qu'ils ne sont pas , comme on le supposait , de construction saxonne ou danoise, mais bien romaine. Voyez deux lettres très-intéressantes de J. Gage , esq , dans Archaol. vol. xxv, xxvi.

5. Ibid. 17, 18. Chron. sax. 150. Malm. 40. Flor. 618. Les ealdormen jElfric ,

Canute suivit son compétiteur dans le Gîoucestershire, et une autre bataille aurait eu lieu si les chefs , dans chaque armée , n'eussent été las de cette guerre sanglante. Cédant aux réclamations de leurs troupes, les deux rois eurent une entrevue dans l'ile d'Olney, échangèrent des serments et des présents , et arrêtèrent un compromis. La Mercie et la Northumbrie furent la part do Canute : Edmond garda le reste avec la suprématie royale; mais la taxe appelée danegeld fut étendue aux deux royaumes et affectée au payement des dépenses de la flotte danoise. Edmond mourut un mois après la pacification , et fut enterré près des restes de son grand-père, à Glastonbury. Il laissa deux fils en bas âge, Edouard et Edmond*.

Le règne de ce prince , si on peut appeler règne ce qui ne fut qu'une lutte pour sauver sa vie, dura en tout sept mois. Néanmoins , dans ce court espace de temps , outre l'assistance vigoureuse qu'il prêta à la défense de Londres, il livra cinq batailles , et, jusqu'à la funeste journée d'Assington, il parut destiné à rétablir l'indépendance de son pays. Son armure Ou sa force lui valut le surnom de Côte-de-Fer, et sa mémoire fut long-temps chère a la reconnaissance et à l'admiration de ses sujets. Leur vanité a paré des embellissements de la fiction le caractère du héros. Pour expliquer le succès final de Canute, il fut dit que les deux rois s'étaient livré un combat singulier dans l'île d'Olney ; que le Danois, se voyant le plus faible, avait attaqué son rival avec des flatteries , et que par son éloquence , et non par sa bravoure , il avait décidé le prince anglais à consentir au partage du royaume *. Il ne fut pas permis non plus à Edmond de mourir de mort naturelle. Quelques écrivains attribuèrent sa mort à Canute, à qui elle donnait la couronne du Wessex ; d'autres, à Edric , comme s'il lui eût manqué le meurtre d'un roi pour combler la mesure de ses trahisons. Les assassins furent, dit-on, les deux chambellans d'Edmond , ou Edric , ou le fils d'Edric. Les uns déclarent ignorer les circonstances du crime, d'autres affirment qu'il fut frappé dos dans un moment où il n'était pas sur ses gardes5. Mais le fait réel est incertain. La Chronique saxonne se contente de

Godwin , Ulfketel et Ethelward périrent dans cette bataille. Eadnoth , évÊque de Dorchester, fut tué, avec Wulsige, abbé de Ramsey, comme il disait la messe pour le succès de l'armée. Hist. Eiien. 502. « Juxta morem Anglorum veterem non armis sed orationum suppetiis pugnantem exercitum juvaturi. »> Hist. Ram. 434.

1. Chron. sax. 150. Encom. Emma> , 18, 19,20. Walling. 549. Florence (618) et Westminster (205) donnent à Edmond Londres, l'Essex et rEst-Anglie.

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