Chron. sax. 168. Mailros, 158. Flor
3. Vila Ed. apud Stow, 97 Ces versions contradictoires embarrassent tellement Malmsbury, qu'il ne sait que croire et que rejeter. Malms. 45.
m HISTOIRE D'ANGLETERRE.
non-seulement les troupeaux, mais aussi la race humaine Le cœur compatissant d'Édouard déplorait les calamités de ses sujets, et il adoptait avidement tous les expédients qui paraissaient devoir éloigner ou adoucir leurs souffrances. Le dane-gelt se payait depuis trente-huit ans ; ii formait une partie considérable du revenu royal. En 1051, le roi résolut d'en faire le sacrifice au soulagement du peuple, et l'abolition d'un si odieux impôt fut reçue avec toutes les démonstrations possibles de reconnaissance. Dans une autre circonstance, où ses nobles avaient levé une forte somme sur leurs vassaux et le priaient d'accepter cette offrande volontaire de ses fidèles sujets, il refusa leur présent comme arraché au labeur du pauvre, et ordonna qu'il fut rendu à ceux qui y avaient contribué
La seule guerre étrangère où le roi s en^asea fut contre un usurpateur dont le génie de Shakspeare a immortalisé l'infamie. En 1030, Duncan, roid'Écosse, fut assassiné par Macbeth. [1054 ] Un prince chassé du trône de ses pères pouvait justement réclamer la sympathie d'Édouard ; et Malcolm, lils de Duncan, reçut de lui la permission de revendiquer ses droits à l'aide d'une armée anglaise. Pendant quinze ans la puissance du meurtrier fit avorter toutes les tentatives; et le fugitif demeura chez son oncle Siward, comte de Northumberland. Mais quand MacdufT, thane de Fife, déploya l'étendard royal, Malcolm se hâta de joindre les insurgés; Siward l'accompagna avec une force puissante ; et la victoire de Lanfanan, dans l'Aberdeenshire , où succomba Macbeth , plaça la couronne sur la tète de l'héritier légitime. Au nombre de ceux qui périrent dans l'action, fut le fils de Siward. Ce héros demanda avec anxiété de quelle manière le jeune homme était tombé ; et ayant reçu l'assurance que ses blessures étaient toutes par devant, il s'écria qu'il était satisfait, et qu'il ne désirait pas pour lui-même une meilleure destinée. Peu après son retour, Siward fut attaqué d'une maladie qui devint mortelle; mais il déclara qu'il voulait mourir comme il avait vécu, en guerrier ; et, se faisant apporter ses armes, il rendit le dernier soupir, assis sur son séant dans son lit, et appuyé sur sa lance 5. Son fils Waltheof était trop jeune pour
1. Chron. sax. Iô7 . 169. Chron. Lnmb. ad ann. 1049 , 1059. Mailros, 137. On nous dit que, l'année 1049, beaucoup de blé et de ferrres furent détruits dans le Derbyshire par le feu sauvage \icild-Jire ou , comme on l'appelle d;ins la ( bronique de Mailros , par le feu des bois [icood-fire\ : « ignis aercus, vulgo dietus silvaticus. » Mailr. 157.