‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 219 sur 643 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

exercer l'autorité de son père , et le comté fut donné à Tostig, frère de Harold.

[1055.] Tandis que le comte de Norlhumberland était encore en Écosse, la guerre civile avait éclaté en Angleterre. Elle parait avoir élé allumée par la jalousie de Harold, qui était indigné que le comté qu'il avait quitté pour celui de Godwin fût donné à une famille rivale, celle de Léofric. Alfgar, dans le witena-gemot , fut accusé de « trahison contre le roi et le pays. » La plupart de nos chroniqueurs affirment son innocence * ; un écrivain, qui semble dévoué aux intérêts de Harold, déclare que sa culpabilité était établie sur les preuves les plus convaincantes 2. Mis hors la loi par arrêt du conseil , Alfgar s'enfuit en Irlande, acheta l'assistance d'un homme du Nord , roi de la mer, fut rejoint par Griffith , prince de Galles , et inonda le comté de Hercford de ses auxiliaires gallois et norwégiens. Le comte Radulf et les siens s'enfuirent à la première attaque; la ville fut prise et pillée, quatre cents de ses habitants furent tués, et la cathédrale fut brûlée ainsi que les principaux édifices. Pour venger cette insulte, le roi assembla à Gloucester une armée, à la tète de laquelle Harold repoussa les envahisseurs dans les retraites inaccessibles de Snowdon. Il s'ensuivit une négociation qui rendit à Alfgar ses anciennes dignités. Ses alliés marchèrent aussitôt sur Leicester; et Léofric, qui paraît être resté paisible spectateur de la lutte, fut poussé par la crainte ou par la reconnaissance à récompenser leurs services lorsqu'elle se termina. Mais Léofric mourut peu de temps après (30 septembre -1057), et Alfgar hérita de ; dignités de son père. L'ancienne jalousie et les anciennes accusations se renouvelèrent sur-le-champ. Alfgar perdit de nouveau son comté ; et de nouveau y fut rétabli par les armes de Griffith et des Norwégiens. Mais il jouit à peine une année de son

conduisit les Northumbres au secours de Malcolm , mais qu'il ne vécut pas assez pour voir le résultat de son entreprise. » Tandis que , selon eux, Siward défit Macbeth et plaça Malcolm sur le trône , comme Edouard l'avait ordonné. « Siwardus, jussu régis Edwardi, et equestri exercitu et classe valida Scotiam adiit , et cum rege Scottorum Macbetha prœlium commisit, ac multis millibus Scottorum et Normannis omnibus, quorum supra mentionem fecimus, occisis, illuni fugavit, et Malcolmum , ut rex jusserat , regem constituit. » Sim. Dun. 137. Florence, p. 629, répète les mêmes paru] es. Mail rus , p. 158, en contient la substance. Voyez aussi Malmsbury : u MacUtha vità regnoque spoliavit, Malcolmum regem instituit » (f. 44». Huntingdnn : « Regem bello vicit, regnum totum destruxit, destructum sibi subjugavit » if. 209*. La Chronique saxonne de Lambard : u Siward entra en Ecosse avec «n;: grande armée t. .lit du terre que de mer, et combattit les Ecossais, et mit en fuite le roi Macbeth , et tua tout ce qu'il y avait de mieux dans le pays , et en rapporta beaucoup de butin, plus qu'aucun homme n'en avait jamais fait. » C/i -oji. Ltimb. ad ann. 1054.

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