‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 221 sur 643 · Malm · texte numérisé non relu

Malm

3. Oir. Camb. in Ang. Sac. n. 541. Ingulf. 68. Chron. Ltmb. ad ann 1063. La

CHAPITRK SIXIEME.

La coutume dos pèlerinages était on vigueur chez les Anglo- Saxons depuis l'époque de leur conversion au christianisme, sous le rè^ne d Edouard : il n'y avait guère d'année que dos évoques , des thanos ou des abbés ne se rendissent à Rome pour faire leurs dévotions aux tombeaux des apôtres. La piété ou la curiosité d'Aldrod, évèquo de Worcestor, fut encore plus entreprenante. [1037.] Il traversa l'Allemagne et la Hongrie, parvint jusqu'à Jérusalem, et, en mémoire de sa visite au sépulcre du Sauveur, il offrit un calice d'or du poids de cinq marcs Edouard était animé du môme esprit que ses compatriotes , et il s'était engagé par un vœu à visiter, en imitation de ses prédécesseurs Canute et Ethehvulf, le siège apostolique. Mais son witan avait mis opposition à ce dessein , par le motif que le roi n'avait point d'enfants, et que les dangers du voyage pouvaient exposer la nation aux maux d'une succession disputée8. Cette objection dirigea les pensées d'Edouard sur son neveu et homonyme, le fils exilé de son frère Edmond. Une ambassade honorable fut envoyée pour le demander à l'empereur Henri 111, dans la famille de qui il s'était marié*, et le jeune Edouard arriva à Londres avec Agathe , sa femme , et ses enfants Edgar, Marguerite et Christine. Le peuple, qui le reçut avec de vives démonstrations de joie , fut plongé dans le deuil par sa mort subite. Il y a quelque chose de mystérieux dans la destinée de ce prince. Il était naturel qu'Edouard eût à cœur d'embrasser un neveu qui, comme lui-même et pour la môme raison , avait passé la meilleure partie de sa vie en exil, et que le monarque anglais venait de choisir pour perpétuer sur le trône la raca de Cerdic. Cependant, depuis l'heure de son arrivée jusqu'à celle de sa mort, le prince fut, par quelque manigance, tenu éloigné du roi, circonstance qui justifierait presque le soupçon que Harold le jugeait un dangereux obstacle au succès de ses projets futurs 4.

Chronique dit que les princes gallois jurèrent fidélité et donnèrent des otages au roi et au comte. Pourquoi au comte? Avait-il été nommé successeur d'Edouard, ou devinrent-ils simplement ses vassaux! A la même époque, et par la même autorité, Mcredith fut nommé prince de Sud-Galles. Powel , 103.

Page 1