Mat. Paris , 2. West. 218. Malin
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Ce fut vers la fin de l'été que le comte revint en Angleterre 1 ; une insurrection des Northumbres rendit aussitôt ses services nécessaires. Tostig avait gouverné ce peuple avec la rapacité d'un despote et la cruauté d'un barbare. L'année précédente, il avait perfidement égorgé deux des plus nobles thanes dans son palais d'York ; à sa requête, Edith avait ordonné l'assassinat de Gospatric à la cour d'Edouard , et l'imposition récente d'une taxe extraordinaire qui pesait sur tous avait armé la population entière contre son gouvernement. Au commencement d'octobre, les insurgés surprirent York. Tostig s'enfuit; tses trésors et son arsenal furent pillés; ses gardes, au nombre de deux cents, tant Danois qu'Anglais , avec leurs commandants Amund et Ravenswarth , furent faits prisonniers, conduits hors de la ville et massacrés de sangfroid sur la rive nord de l'Ouse. Enorgueillis de leur succès, les insurgés choisirent pour comte futur Morcar, fils d'Alfgar; et ce seigneur, avec les hommes de Lincoln, de Nottingham et du Derbyshire, suivi de son frère Edwin avec ceux de Leicester et un corps d'auxiliaires gallois, s'avança jusqu'au sud de Northampton. Là, ils furent rencontrés par Harold. Quand il s'informa de la nature de leurs réclamations , ils répliquèrent qu'ils étaient hommes libres et qu'ils ne se soumettraient pas lâchement à l'oppression ; qu'ils demandaient la confirmation des lois de Canute et la nomination de Morcar au comté de Northumberland. Harold s'en retourna et obtint l'assentiment du roi à leurs requêtes; mais en son absence et à leur départ ils pillèrent le pays, brillèrent les villages et emmenèrent plusieurs centaines d'habitants , qu'ils destinaient à une vie d'esclavage 7 à moins que plus tard fleurs amis ne payassent leur rançon. Tostig, mécontent de la pacification, se retira à Bruges, asile ordinaire de sa famille*.
Si , dans cette occasion , Harold parut déserter la cause de son frère, nous pouvons attribuer sa modération, non-seulement à l'apparence formidable des insurgés, mais aussi à un soin prudent pour ses propres intérêts. Le roi marchait à grands pas vers la tombe , et ce succès des vues du comte demandait sa présence à Londres , un intervalle de tranquillité et le bon vouloir du peuple. Il revint dans la métropole le 30 novembre, cinq semaines avant qu'Edouard rendit le dernier soupir. Avant de mourir, le monarque eut la satisfaction de voir la dédicace de l'église de Westminster, qui avait été le grand objet de sa sollicitude durant ses dernières
1. Aucun écrivain , que je sache, n'a fixé la date de la détention de Harold en Normandie ; mais nous savons , par Guillaume de Poitou , que le blé était presque mûr en Bretagne. Pict. 81, »6.