‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 230 sur 643 · Chrnn. snx 172. Snorre , 153-155. Flor. 634. Higden · texte numérisé non relu

Chrnn. snx 172. Snorre , 153-155. Flor. 634. Higden

ferme ordonnance des Norv égiens défia lous ses efforts; et Harold , malgré la grande supériorité de ses forces, aurait eu le dessous, si l'ardeur des ennemis ne les eût portés à rompre leurs rangs et à poursuivre la cavalerie qui fuyait. À ce moment les Anglais se précipitèrent dons l'ouverture qui se faisait; et Hardrada, au milieu de la confusion, eut le cou percé d'une flèche. Il resta sur la place, et Tostig prit le commandement. Une seconde proposition de Harold fut refusée avec indignation. L'arrivée du secours qu'ils attendaient ranima le courage des Norvégiens qui faiblissaient, et ils firent un effort désespéré, mais inutile, pour arracher la victoire des mains des Anglais. L'opiniâtreté de l'ennemi prolongea le combat bien après que tout espoir raisonnable de succès était évanoui ; et il ne se termina que par la mort de Tostig et de tous les chefs renommés de l'armée norvégienne. Cette action est considérée comme une des plus sanglantes dont il soit fait mention dans nos annales; et à un intervalle de cinquante ans, le lieu était encore blanchi d'ossements « .

Le courage de Harold était tempéré d'humanité. Il envoya chercher Olave, fils cadet de Hardrada ; celui-ci , accompagné de son évèque et du comte des Orcades, obéit aux ordres du vainqueur. Il fut accueilli avec courtoisie, jura de vivre en bonne intelligence avec l'Angleterre, et fut renvoyé avec douze vaisseaux dans sa patrie. Harold fut dans la nécessité d'employer quelques jours à prendre possession de la flotte norvégienne , à recueillir les dépouilles et à rafraîchir ses troupes épuisées. Il se rendit à York ; mais l'allégresse publique des citoyens ne put calmer son impatience d'être instruit des mouvements du formidable compétiteur qui lui restait. Il assistait au banquet royal et était entouré de ses thanes, lorsqu'un messager entra dans la salle, et annonça l'arrivée et la descente des Normands sur la côte de Sussex. La bataille de Stamford-Bridge avait été donnée le 27 septembre, et, le 29, Guillaume effectua son débarquement*.

Ce prince avait employé huit mois d'activité extrême à faire ses

1. Snorre , 15G-165. Ing.69. Chron, soi. 172. Chron. Lamb. ad ann. 1066. Hunt. 210. Ordcr. Vit. apud Macères, 1 74. Tostig avait épousé Judith, fille de Baudoin, comte de Flandre. Klle se maria ensuite au fils d'Azonet de Cunégonde, Guelph Ier ou Y, de qui descend en ligne directe la famille qui règne à présent en Angleterre. Mais je ne vois pas que son premier mari Tostig ait jamais pris le titre de roi d'Angleterre, comme le suppose Gibbon \ Œuvres mêlées, ni, 1921.

2. Hunt.210. Hist. Rnmes.A&Z. La Chronique imprimée (1721 dit que Guillaume débarqua le jour de la Saint-Michel ; et c'est , je crois, ce qu'entend Orderic , lorsqu'il dit que Guillaume traversa la nier la nuit précédente il7ô). Je ne puis, toutefois, accorder à Orderic 18 J| ni à l'historien de Jumiéges. Gemmcticensis |\ii,34l, que la bataille de Stamford-Hridge fut livrée le 7 octobre, Les écrivains anglais la placent au 25 ou 27 septembre.

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