CHAPITRE SEPTIÈME
importance étaient en jeu . ou que les j»ai ties appartenaient à des districts différents, l'autorité d'un seul hundred était jugée insuflisanté. Dans ces occasions, afin que la controverse eût lieu devant un tribunal plus nombreux et moins partial , l'ealdormun convoquait une assemblée des hundreds contigus ou d'un tiers du comté. La première s'appelait la cour du lathe (tour), et la seconde celle du trything (tiers) ».
Le sbire-mole ou cour du comté était d'un ordre plus élevé, et la
Juridiction en était plus étendue. 11 se tenait deux fois l'an : au commencement de mai et d'octobre. Tout grand propriétaire était obligé d'y assister , soit en personne , soit par son intendant , ou d'envoyer à sa place son chapelain , son bailli et quatre de ses principaux tenanciers. L'évéque et l'ealdorman ou earl présidaient avec une égale autorité, et leurs assesseurs étaient le shériff et le plus noble des thanes royaux. Dans leurs procédures, ils commençaient par les causes relatives aux droits et immunités de l'église ; ils passaient aux amendes et confiscations au profit de la couronne, et finissaient par les contestations des particuliers. Dans ce dernier cas, le devoir de la cour était de tenter une conciliation en proposant un compromis, et, si la proposition était rejetéc, de prononcer un jugement définitif*. C'était aussi dans ces occasions que Ion donnait lecture des lois qui avaient été rendues dans le grand conseil de la nation. Il existe une lettre adressée au roi Athelstan par les membres d'une cour de comté , les évêques ^ les thanes et les hommes du Kent, qui récapitulent les lois qu'il leur avait notifiées, promettent obéissance , et finissent par les plus fortes expressions d'attachement à sa personne s.
Les shires et hundreds, avec leurs cours respectives, ont été originairement établis par la politique d'Alfred, au dire d'un écrivain bien informé qui vivait du temps de la conquête des Normands 4. Cependant il y a des raisons de douter d'une bonne partie, sinon de la totalité de cette allégation. Alfred a pu améliorer, mais certainement il n'a pu inventer un système qui existait plusieurs siècles avant son règne. 1 . La division en shires
1. Leg. 50,60, 78, 117, 203,204, 203,240. Hist. F.lien. 473, 475, 484. Les lntl.es existent encore dans quelques-uns des comtés du nord, où les hundreds sont petits. C'est des trythings qu'on suppose que dérive la dénomination locale de ridmg, tiers d'un co:r.ti;. Dans les bourgs étaient tenus des Burghutotes, qui correspondaient avec les motes du hundred. Leg. sax. 78.