CHAPITRE SEPTIÈME. 2ft
maison, on pouvait bien la cerner pour empêcher son évasion, mais on devait laisser une semaine avant de commencer aucune hostilité. S'il cherchait un asile, le palais d'un roi, d'un éthcling ou d'un archevêque lui offrait un répit de neuf jours ; une église consacrée et la maison d'un ealdorman ou d'un évèque, un répit de sept. Tantôt il préférait se battre, et beaucoup de sang innocent était répandu : car c'était le devoir du vassal, en pareille occasion, de secourir son seigneur, et celui du seigneur d'accourir avec sa suite à l'aide de son vassal. Tantôt il se remettait prisonnier aux mains de ses ennemis, qui étaient obligés de le garder sain et sauf l'espace de trente jours. Si, durant cet intervalle, il pouvait fournir des cautions pour le payement du ivere* , il était mis en liberté; autrement sa personne et sa vie étaient abandonnées à la merci de ceux qui l'avaient pris*. Quand le were était proposé, voici comment on procédait d'après la loi. Douze répondants, dont huit étaient les parents paternels, et quatre les parents maternels du meurtrier, se portaient garants du payement fidèle de l'amende ; et immédiatement les deux parties juraient sur leurs armes de « garder la paix du roi » l une envers l'autre. Après un laps de trois semaines, cent vingt shillings, le healsfang ou prix de la mise en liberté, étaient partagés entre le père, les fils et les frères du mort. Trois semaines plus tard , une somme égale, sous le nom de manbote, était payée au seigneur comme compensation de la perte de son vassal s. Après un autre intervalle de trois semaines, le fight-wite ou amende du combat , dont le taux variait suivant les circonstances, était touché par le roi, ou par le seigneur dans la juridiction duquel le meurtre avait été commis. Un autre délai de vingt et un jours était accordé avant le premier payement général du teero à tous les parents du défunt , et alors on fixait à l'amiable des termes pour la liquidation du reste en argent ou en bétail. Quand l'expiation était achevée, on réconciliait les familles, et tout souvenir de l'olfense était censé effacé 4
Le brigandage était une autre espèce de crime dont le renouvellement continuel troublait le repos de la société et bravait la
1. Leg. 63, 64, 71. A cause de l'accroissement progressif du «vre, tous ceux qui étaient au-dessus du rang de ccorl étaient appelés dear-born [Leg. 201 . Le were était le grand privilège des hautes classes; car chaque délit commis contre elles était puni en proportion de leur u ere, et par conséquent leurs personnes et leurs propriétés étaient plus en sûreté que celles de leurs inférieurs. Leg. 20, 37, 39, 40.