Tillcm. Emp. il
2. Dans les provinces qui se soumettaient volontairement , on exigeait un dixième du blé [frumenlum decumanum ) ; dans celles qui étaient conquises , une quantité arbitraire [frumentum slipendiarium). En outre, les naturels fournissaient le blé nécessaire pour l'armée à un prix fixe {frumenlum emptum) , et une certaine quantité destinée à l'usage du gouverneur, et dont le prix réglé à l'amiable se payait d'ordinaire en argeant [frumenlum aslimalum). Voyez le Tacite de Murphy, de La Bletterie, vol. iv, p. 402.
3. A cette époque, une légion était composée de 6,100 fantassins, de 726 cavaliers, et d'à pou près autant d'auxiliaires fVcget. il, 6. Tac. Ann. iv, 5). Sous les
rapprochés dans tout le pays , avaient tous eu des garnisons en même temps, il aurait fallu bien plus de monde encore 1 ; mais il est probable qu'à mesure que la puissance romaine se consolida on en abandonna beaucoup , et, dans la décadence de l'empire, la défense des autres provinces ne permit pas de disposer de forces aussi considérables. Les citoyens romains avaient seuls le privilège d'être admis dans les rangs des légions; mais les auxiliaires se composaient de provinciaux qui n'avaient pas obtenu le droit de cité, eu de barbares que le destin de la guerre ou l'espoir de s'enrichir avait fait entrer au service impérial. Ces auxiliaires égalaient presque les légionnaires en nombre; et dans les écrits des anciens auteurs et dans les descriptions des anciens monuments on a trouvé les noms de trente-trois cohortes d'infanterie auxiliaire et de onze escadrons de cavalerie auxiliaire stationnés en Bretagne*. Toutes ces troupes étaient composées d'étrangers; car, bien que la loi de la conscription forçat les indigènes à servir, on ne leur permettait pas de rester dans l'île. Chez eux ils auraient pu employer leur épéc à rcvondiquer l'indépendance de leur pays, mais sur le continent aucun lien ne les attachait aux habitants ; ils dépendaient , pour leur subsistance , de la générosité de l'empereur , et, loin de songer à renverser le trône de leur bienfaiteur, ils étaient toujours prêts à le soutenir. Quel pouvait être leur nombre, on l'ignore; mais on a la preuve qu'ils montaient au moins à vingt-six cohortes, qu'elles étaient dispersées jusqu'en Égypte et en Arménie, et que quelques-unes avaient mérité par leur valeur lo surnom d'invincibles*.
Quand les conquêtes des Romains en Bretagne eurent atteint leur dernière limite , elles furent irrégulièrement divisées en six provinces que gouvernaient des préteurs nommés par les préfets. Le long espace de terre qui va de l'extrémité occidentale du comté de Cornwall au cap du Sud, dans celui de Kent, est presque séparé du reste de nie par le bras de mer appelé aujourd'hui canal de Bristol et par le cours de la Tamise; c'était la plus riche des provinces bretonnes, et, soit parce qu'elle avait été conquise la première, soit en raison de sa proximité, on la distingua sous le
successeurs de Constantin, le nombre des légions avait monté de 25 à 132, mais leur force était réduite de près de 7,000 hommes à 1,200 (Pancir. ad Nolit. imp. f. 23).
1. Il y avait en tout 166 postes , sans compter plusieurs petits Torts. Rie. Con'n. i, p. 17, 33. 11'hitaker's Manch. m, 2; xi, 2.
2. Il n est pourtant pas improbable que la même cohorte ou le même escadron ait été parfois désigné sous deux noms différents.