‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 366 sur 643 · Chron. soi · texte numérisé non relu

Chron. soi

3. Les smis | pennies) avaient jusque- là porté sur le revers l'empreinte d'une croix qui les divisait en moitiés et en quarts; et , pour plus de eo iiu.odité , ils étaient parfois coupés, en suivant les ligues de cette croix, en demi-anus et en liards { farthingsf. ( o unie beaucoup de gens refusaient de prendre de bon argent après que le sou avait été coupé , le roi ordonna qu'à l'avenir les demi-sous et les liards seraient frappas ronds comme les sous , et qu'Us seraient , sous cette forme, une offre légale que personne ne pourrait refuser i npunément. (Ëad. 94. Sim. 254, dont le texte doit être corrigé d'après Hovcden , 2T0.)

leurs effets et de s'enfuir dans les bois; et la solitude du pays, n'importe où il dirigeait ses pas, finit par le convaincre de la gravité du mal et l'avertit d'y appliquer un remède efficace. Il nomma une commission de juges : les personnes de la suite de la cour furent examinées par eux, et les plus coupables furent punies par la perte d'un œil, d une main ou d'un pied. Le sort de ces délinquants imprima une terreur salutaire à leurs pareils, et ces sortes d'atrocités se renouvelèrent rarement pendant le reste du règne de Henri

V. Si le roi soulageait ainsi ses sujets en général, il était également juste lorsqu'il s'agissait des plaintes de ses propres tenanciers. On a déjà vu que , dans beaucoup de comtés, une portion considérable de terres était la propriété de la couronne , et que ceux qui les occupaient étaient tenus de payer leurs rentes en nature pour l'entretien de la maison royale. Cette obligation imposait aux tenanciers, ce qu'ils regardaient comme une lourde charge, la nécessité de transporter dans bien des cas le produit de ieurs fermes à une distance considérable; mais elle fut bientôt remplacée par une autre , qu'ils trouvèrent encore plus difficile à supporter. Lorsque le roi commença à résider principalement sur le continent, on n'eut plus besoin des payements en nature et on demanda les payements en argent. S'ils eussent été déterminés d'après un taux équitable, le changement eût été avantageux ; mais ils furent laissés à la discrétion ou au caprice des officiers royaux, qui eurent soin de s'enrichir en opprimant les tenanciers. Ces derniers assiégèrent le roi de nombreuses représentations, et plusieurs lui envoyèrent leurs charrues, comme preuve de l'impossibilité où ils étaient de continuer les travaux de l'agriculture sous les charges existantes. Henri consulta ses ministres, et on trouva facilement un remède. On fit un nouvel arpentage des domaines royaux. Une rente déterminée et équitable fut fixée par les commissaires, et les tenanciers eurent ordre de régler annuellement leurs comptes avec le shériff, dont le devoir était de verser les recettes à l'échiquier 2.

1. Chron. sax. 212. Malm. 91. Eadmer, 94. «Quœ justifia in pluribus visa , cœteros integritatem stii amantes, ab aliorum lœsione deterrebat. » Ibu!. - D'après ces expressions et autros semblables dans nos anciens écrivains , il paraîtrait que la peine de la mutilation était regardée comme plus utile que celle de la mort. La dernière pouvait frapper davantage pour le moment, mais la vue en était restreinte à un petit nombre de personnes, et l'impression qu'elle faisait était bientôt effacée ; tandis que le coupable qui avait subi la mutilation portait avec lui la preuve de sa punition sa vie durant, et avertissait journellement tous ceux qui le voyaient des conséquences de la violation des lois.

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