‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 369 sur 643 · Bed. iv, 18. Wilk. Con. i · texte numérisé non relu

Bed. iv, 18. Wilk. Con. i

et introduits auprès du roi , qui, par ses dons et sos représentations, les décida à renoncer à l'exercice de leur autorité. Peut-être ne se souciaient-ils pas d offenser un prince qui les comblait de présents ; peut-être* craignaient-ils de compromettre leur caractère en entrant dans une contestation dont l'issue était douteuse. A la tin, Pascal H adressa au roi et aux prélats une réclamation pressante. Il se plaignit de ce que ses lettres ni ses envoyés n'étaient admis dans le royaume sans la permission du roi, de ce qu'aucune cause ni aucun appel n'étaient portés devant le siège apostolique, et qu'en conséquence des hommes d'un caractère indigne étaient promus aux bénéfices, et encourageaient par leur conduite l'accroissement des abus qu'il était de leur devoir d'extirper1. Cette réclamation fut suivie d'un légat nommé Anselme [M 16]. A son arrivée en Normandie, les évèques anglais s'assemblèrent à la hâte, et, d'après leur avis, Ralph, le métropolitain, entreprit un voyage à Rome pour plaider en personne les privilèges de son église. Il revint après une absence de deux ans. Des raisons de santé et les guerres de l'Italie l'avaient empêché de voir le pontife, et il ne rapportait qu'une lettre évasive dans laquelle, quoique les privilèges de Canterbury fussent confirmés, il n'était point fait mention du point réel de la discussion2. S'il faut en croire nos historiens nationaux, le roi réussit mieux que son archevêque; et dans une entrevue à Gisors avec Calixte, le second des successeurs de Pascal, il obtint la confirmation du privilège qu'il réclamait3 [1120]. 11 v a lieu toutefois de douter de l'exactitude de cette allégation : car, après un court intervalle, le cardinal Pierre, fils d'un puissant prince romain, arriva en France avec le titre pompeux de légat du siège apostolique dans les Gaules, en Bretagne, en Irlande etdans les Orcades [1 122]. Henri le reçut en grande cérémonie à Londres, mais lui fit l'observation qu'il ne renoncerait jamais aux droits de sa couronne; qu'y fût-il disposé, il serait encore nécessaire d'obtenir le 'consentement des prélats, des barons et du royaume tout entier, et qu'il serait impossible de convoquer une telle assemblée tant que la nation serait engagée dans des hostilités avec les Gallois. Pierre se rendit aux raisons du roi, et à son retour au rivage il fut accompagné d'une nombreuse escorte et comblé de riches présents \ Calixte paraît avoir été mécontent de la conduite de ce légat, et il nomma le cardinal Jean de Crema pour le remplacer en la même

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