‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 38 sur 643 · Zosim. m · texte numérisé non relu

Zosim. m

3. Amm. Marcel, xvm, 2, p. 204 , édit.Gron. Liban. Oral, x, t. n, p. 281. 4 Voyez Gild. c. 25.

5. Ceci ressort, 1° de ce que nous n'avons aucune preuve de l'extirpation ou de l'émigration de ces anciennes tribus ; 2° de ce que le caractère des Pietés est le même que celui donné aux Calédoniens par Hérodien, DioetSolin. Ils vivaient de rapine; ils allaient presque nus (Gild. 15); ils se traçaient sur le corps des figures d'animaux (Claud. De Bello gel. 165) ; 3° de ce qu'Kumène, le premier qui en parle, compte les Calédoniens au nombre des autres Pietés (Eumen. Panetj. Consl. p. 235) ; 4° de ce qu'Ammien Marcellin (lib. xxvu, p. 5201, environ huit

Calédoniens appartenait proprement aux naturels de cette longue, mais étroite langue de terre qui va depuis Loch-Finn, sur la cùte de l'ouest, jusqu'au Frith de Tayne sur celle de Test; mais les Romains l'avaient étendu à toute la famille de clans indépendants qui se trouvaient entre eux et l'extrémité septentrionale de l'île. Au ive siècle, l'erreur fut reconnue et rectifiée, et, depuis lors, nonseulement les Calédoniens, mais leurs voisins du sud, les cinq tribus des Maaetcs, commencèrent à être connus sous le nom générique de Pietés; mot dérivé peut-être de la coutume nationale de se peindre le corps *, et plus probablement du nom qu'ils portaient dans leur propre langue. 2° Les Écossais venaient indubitablement de l'Irlande, qui, comme l'autre ile sa sœur, paraît avoir été colonisée par des aventuriers de différents pays. Ainsi nous y rencontrons des tribus de Damniens, de Volances, de Brigantes et de Canges, noms qui indiquent une origine bretonne ; de Ménapiens et de Cauces, descendus des tribus-mères de la Belgique et de la Germanie; et d'Hiberniens et de Concans, qui paraissent avoir émigré de l'Espagne *. Ces derniers étaient disséminés sur différents points de la cote ; tandis que l'intérieur des terres était occupé par des clans nombreux d'Écossais5 dont plusieurs, au ive siècle, s'uni-

ans après Eumènc, divise les Pietés en Dicalédones, sans contredit les Calédoniens, et en Vecturions, qui habitaient dans le voisinage de la rivière de Tay (Ptol. vin, 3. Rie. Cor. i, 6). Le territoire des Pietés s'étendait de l'océan du Nord jusqu'au sud de Galloway (Bed. m, 4).

I Nec falso nomine Pictos •

Edomuit. (Claud. in in, consul. Honor. 54.)

2. Ptol. vin, 2. Rie. Cor, i, 8. Denys place aussi une colonie espagnole dans les Iles Scilly :

Tôôi xaffotTspoto 7ivs8X»i, Àfvctot vatovaiv àyàuoi îrattfsç i&Jpwv.

(Dion. Pbrieg. v. 563.)

Comme les armes romaines ne pénétrèrent jamais en Irlande, les anciens peuvent avoir eu de très-fausses idées sur ses habitants. Diodore \y, 3551, Strabon tiv, 201), Mêla (m, 266) et Solin |xxu, 42) les représentent comme des cannibales et les plus barbares des hommes. Mais Tacite nous apprend que les ports de l'Irlande étaient fréquentés par des commerçants, et que les mœurs et le caractère des indigènes ressemblaient à ceux des Bretons [Agric. xxiv).

3. Au quatrième siècle ils étaient universellement connus sous le nom d'Écossais (uscoticœ gentes. nPorphyr.n^wrf S. Hieron. ad Blesiph. iv, 481}. Ainsi Claudien dit en parlant de leurs déprédations :

Me juvit Stilico, totam cum Scolus Jernen Movit, et infesto spumavit remige Tethys.

[De Laud. Stil. il, v. 249.) Scolorum cumulos flevit glacialis Terne. [In consul, iv Honor. v. 33.)

L'île elle-même était appelée Scotia. u Scotia eadem et Hibernia, cujus partes priores Iberiam intendunt, unde et Ibernia dicta; Scotia autem , quod ab Scotornm gpntibns colitur, appellatn. »• Isid. Orin. xiv, 123. Vovez aussi Orosius il. 2

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