GtilaSleph. 903, 971. Hunt. 226. Gerv
3. Gerv. 136J, Ui(>C. Un interdit prohibait la célébration du culte religieux dam un certain district ; on le verra expliqué plus airpleulent au règne du roi Jean.
messagers saisir leur temporel [1 1 49] : plus calme , il résolut de dissimuler son ressentiment et de leur rendre sa faveur1.
Une grande partie de la conduite d'Étienne , à cette époque , doit être attribuée à la terreur avec laquelle il voyait la prospérité croissante de Henri, fils de Mathilde [1150]. A l'âge de seize ans, ce jeune prince avait visité son oncle David àCarlisle, et avait reçu de lui l'ordre de chevalerie. A son retour, il obtint de son père Geoffroi la cession du duché de Normandie; à la mort de ce prince, il hérita du comté d'Anjou [18 mai 1 1 52] ; et, par son mariage avec Éléonore de Poitou , six semaines après le divorce de celle-ci d'avec le roi de France, il avait acquis le vaste duché d'Aquitaine*. Cet agrandissement soudain du fils de Mathilde réveilla les espérances des ennemis d étienne. Le comte de Chester alla voir le jeune prince en Normandie; et quand, sollicité par lui, Henri débarqua en Angleterre pour soutenir les prétentions de sa mère, les anciens amis de sa famille accoururent aussitôt sous son étendard. Heureusement pour le repos de la nation , Eustache , l'aîné des fils du roi , fut , au plus chaud de la lutte , enlevé par une mort subite [1 8 août 1 1 53] ; et l'archevêque de Canterbury et l'évèque de Winchester profitèrent de l'occasion pour concilier les intérêts opposés des deux partis3. Après une discussion longue et animée, leurs prétentions furent solennellement réglées de la manière suivante [7 nov.]. 1° Étienne adopta Henri pour son fils, le nomma son successeur, et lui donna le royaume d'Angleterre après sa mort, à lui et à ses héritiers à toujours. En retour, le jeune prince lui rendit hommage et lui jura féauté. 2° Henri reçut l'hommage de Guillaume, fils survivant du roi , et, en retour, lui accorda toutes les terres et honneurs possédés par Étienne avant son avènement au trône, lui confirma les possessions qu'il avait acquises par son mariage avec l'héritière du comte de Warenne, ou que lui avait données son père , et comme preuve d'affection y ajouta l'honneur de Pevensey et plusieurs manoirs dans le Kent. 3° Les comtes et barons du parti du duc rendirent hommage au roi ; ceux qui avaient été anciennement ses vassaux , comme à leur souverain seigneur , ceux (jui ne l'avaient pas élé, à condition qu'il observerait le traité ; et de la même manière les comtes et barons du parti du roi rendirent hommage au duc, sauf leur allégeance au