‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 399 sur 643 · Gesfa Sleph · texte numérisé non relu

Gesfa Sleph

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cité là destruction de Winchester, la seconde ville dH royaume : Worccster essuya une catastrophe semblable; et à Nottingham, ville riche et populeuse, non -seulement les maisons furent consumées , mais la plupart des habitants périrent dans les flammes1.

La principale cause de ces calamités peut être attribuée aux châteaux qui couvraient le pays. Partout ou on érigeait une de ces forteresses, il s'en élevait immédiatement plusieurs autres dans un but fie défense. Mais on ne se donnait pas toujours la peine de bâtir; on s'emparait des églises les plus voisines, et on les fortifiait. C'est ainsi que l'abbaye de Ramsey fut convertie en château par Gcoflroi Granville, le monastère de Coventry par Robert Marmion, et l'église de Bridlington par Guillaume d'Albemarle. Indépendamment des châteaux qui existaient à l'avènement d'Étienne, on n'en fortifia pas moins de cent vingt-six sous son règne1. Les propriétaires, en sûreté derrière leurs murs et leurs fossés, se croyaient dispensés de toutes les obligations de la justice et des lois. Ils pillaient les terres du voisinage, enlevaient les habitants, et enfermaient dans des cachots les plus considérables d'entre leurs captifs. Là toute espèce de torture était employée pour extorquer des patients une rançon énorme, ou la révélation du lieu où leurs richesses étaient cachées. Les yns étaient accrochés par les pieds dans un tourbillon de fumée, d'autres étaient pendus par les pouces, tandis qu'on leur appliquait des plaques do métal brillant sous la plante des pieds. La faim et la soif, des cordes à nœuds serrées avec violence autour des tempes , et la pression dans un grand coffre dont le fond était jonché de pierres brisées , tels étaient les modes favoris de torture ; mais Philippe Gay, parent du comte de Gloucester, eut le mérite de trouver une invention nouvelle et plus formidable qui fut, dans la suite, adoptée par plusieurs de ces petits tyrans. C'était le « sachentege » ou licou de l'accusé, lourde machine de fer garnie de pointes aiguës, et faite pour entourer le cou et peser sur les épaules, de façon que le patient ne pouvait être ni assis, ni debout , ni couché sans éprouver les plus vives souffrances». 11 arriva quelquefois que la cruauté de ces barbares

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