‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 40 sur 643 · Rie. Hagul · texte numérisé non relu

Rie. Hagul

sieurs rencontres sanglantes, apprirent à respecter la bravoure des troupes et les talents du général. Ils se retirèrent tristement au delà des anciennes limites de l'empire, et Théodose s'appliqua à remettre en vigueur le précédent système de gouvernement, 11 confia au vicaire Civilis les départements politique et financier; et, comme commandant de l'armée, il répara les fortifications, plaça des garnisons dans les postes militaires, et restaura la province de Yaleulia, qui depuis long-temps était abandonnée. Quand il quitta l'île, ses services furent attestés par la gratitude des indigènes, qui raccompagnèrent en foule jusqu'au rivage, et par la reconnaissance de son souverain, qui le combla de distinctions et d'honneurs ».

Gratien succéda à l'empereur Yalentinien, son père, et revêtit de la pourpre Théodose le jeune, liis du libérateur de la Bretagne. [A. D. 375.] Il y avait dans l'île, à cette époque, un oflîeier nommé Maxime, plein de mérite et plus encore d'ambition*. [A. D. 379. J Jaloux de l'élévation d'un homme qui avait été son égal, il se mit à intriguer auprès des soldats, et eut l'adresse d'extorquer de leur reconnaissance ou de leur crédulité l'offre, du titre d'auguste. Ce ne fut pas sans une résistance apparente qu'il céda à leurs sollicitations; mais sa conduite postérieure trahit ses sentiments réels. Non content de la possession de la Bretagne, il convoita tout l'empire d'Occident. A la tête de l'armée bretonne , il ht voile vers l'embouchure du Rhin. Le meurtre de Gratien le rendit maître do la Gaule, et la fuite précipitée de Valentinien força la plus grande partie de l'Italie à reconnaître son autorité. Il régna dignement, et châtia sévèrement les Pietés et les Écossais, qui essayaient de renouveler leurs incursions. Théodose reçut son image et reconnut son titre ; mais, stimulé enfin par la honte et la crainte, il se mit en campagne contre l'usurpateur. Un premier coup fut porté au pouvoir de Maxime sur les bords de la Save eu Pannonie, et bientôt la ville d'Aquilée le vit dépouiller des ornements impériaux et décapiter par ordre de son victorieux antagoniste. [A. D. 3S8.J Les Bretons qui avaient suivi son étendard ne revirent jamais leur patrie; et les écrivains nationaux déplorent l'état où leur absence la laissa, exposée sans défense aux insultes de ses ennemis invétérés 3.

1. Amm. Marc, xxvn, c. 8; xxvm, c. 3. Claud. in iv Hon. v. 36. « Theodosius ab Augusta profectus, quam veteres appellaverc Lundinium. » Amm. Marc. ibid.

2. Maxime est appelé Espagnol par Zosime (iv, 247), Breton par Bocrates (v, 111 et par Gildas {c. 10\, le brigand de Richborough par Ausone (latro Rhutupinus. lit clar. urb. vu, P. 1301. apud. Poet. vet.).

3. Prosper, in Chton. ann.WT.Soznm. TTisl. vu, p 721. Oild. c 11 . Nenn. xxîii.

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