‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 401 sur 643 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

trouva en elle-même sa punition. Les laboureurs, fuyant le voisinage du château, laissaient les terres incultes, et, comme on ne pouvait se procurer des provisions que par la force i la garnison était réduite aux horreurs de la famine. Les fugitifs se retiraient ordinairement dans quelque établissement ecclésiastique , où ils bâtissaient leurs misérables huttes contre les murs de l'église, et demandaient une maigre pitance de pain à la charité du clergé ou des moines. Mais là même ils ne pouvaient se promettre de sécurité. Les malédictions que Ton prononçait continuellement contre les envahisseurs des propriétés ecclésiastiques étaient méprisées ; et les églises elles-mêmes, avec ceux qui les desservaient, disparaissaient devant ces bandits sans foi ni loi et sacrilèges. Telle était la désolation du pays, disent deux historiens contemporains, que des villages et des villes restaient dépourvus d'habitants, et que dans maint endroit on pouvait voyager à cheval toute une journée sans découvrir sur sa route un seul être humain «.

jusqu'à ce qu'ils 1& payassent {Rot. lit. pal. 17 bis). Je suppose que les thés, ceps ou fers aux pieds, retenaient le patient sur place dans son cachot; tandis que les ring boes, du chaînes, lui permettaient de circuler dans quelque autre partie du châtqfcu.

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