‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 452 sur 643 · Girnld, 794. Ben. Abb. 169. Newbrig. ht · texte numérisé non relu

Girnld, 794. Ben. Abb. 169. Newbrig. ht

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une fille de Roderie O'Connor, alarma l'humeur soupçonneuse de Henri , et il reçut Tordre de remettre son autorité à Philippe de Worcester, qui, peu de mois après, en fut dépossédé par l'arrivée du prince Jean suivi de forces considérables [31 mars 1185]. Malheureusement les conseillers et favoris du prince étaient des Nor- - mands, qui voyaient avec un égal mépris les chefs des Irlandais et des aventuriers gallois. Ils irritèrent les premiers par des insultes, tournant leurs coutumes en ridicule et les tirant par la barbe. Ils offensèrent les seconds en les étant des villes de garnison pour les envoyer servir dans les marches. Leur soif de richesses ne faisait aucune distinction entre un ami et un ennemi. Même les terres des clans qui jusqu'alors étaient restés lidèles furent partagées; et les exilés, qui, soutenus par le désir de la vengeance et par la connaissance des localités, faisaient peu à peu des progrès dans l'art de la guerre, devinrent bientôt des adversaires rc-, doutables. Les étrangers perdirent plusieurs de leurs chefs les plus heureux avec la plus grande partie de leurs soldats : l'ascendant anglais déclina rapidement ; des opinions contraires et d'aigres récriminations divisèrent le conseil; et Jean, après un commandement peu glorieux de neuf mois , fut rappelé par son père 1 [47 déc. 1 186]. De Courcy , qui lui succéda, par des expéditions réitérées et laborieuses, s'il n'étendit pas, conserva du moins les conquêtes anglaises, qui comprenaient les districts maritimes de Down, de Dublin, de Wexford, de Waterford et de Cork, rattachés les uns aux autres par une longue chaîne de forts. Ce fut l'époque où les indigènes, s'ils se fussent unis dans l'intérêt de leur pays, auraient pu, selon toute probabilité, expulser les envahisseurs. Mais ils épuisèrent leurs forces dans des dissensions domestiques. Même la famille de leur souverain national était en proie à la discorde la plus sanguinaire. Murrogh , fils de Roderie , à l'aide d'un partisan anglais, avait envahi le territoire de son père. 11 fut pris, emprisonné et privé de la vue. Ses adhérents le délivrèrent, et Roderie se retira dans un couvent. Les Anglais de Munster rétablirent le vieux roi sur son tronc ; son fds Connor Manmoy le força une seconde fois de retourner dans son asile. Manmoy fut assassiné par un de ses frères; le frère tomba victime de la vengeance d'un neveu, et le Connaught présenta l'horrible aspect de l'anarchie et du carnage jusqu'à ce qu'un autre frère, Cathal-aux-Mains-Sanglantes, terrassât tous ses compétiteurs et obtint la prééminence dont son père avait joui

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