‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 472 sur 643 · Bened. Abb. Hovcd · texte numérisé non relu

Bened. Abb. Hovcd

3. Meurtre signifiait alors la mort violente mais secrète , d'un homme libre ; quand la mort avait lieu devant témoins, on l'appelait homicide.

je tiens par la main. Je ne suis point coupable de la félonie dont tu m'as chargé. Ainsi Dieu et ses saints me soient en aide! Et ceci, je le défendrai avec mon corps, contre toi, comme cette cour l'adjugera. » Alors, changeant de main et prenant le livre , l'appelant jurait : « Écoute-moi, toi que je tiens par la main. Tu t'es parjuré, parce que tu es coupable. Ainsi Dieu et ses saints me soient en aide! Et ceci, je le prouverai contre toi, avec mon corps, comme cette cour l'adjugera. » Au jour marqué par la cour, les deux combattants étaient conduits au combat. Tous deux avaient la tète, les bras et les jambes nus , étaient protégés par une targe carrée de cuir, et avaient pour arme un bâton long d'une aune et arrondi au bout. Si l'intime ne voulait pas se battre , ou dans le cours de la journée était hors d'état de continuer le combat, il était immédiatement pendu , ou condamné à la confiscation de ses biens et à la perte de ses membres. S'il tuait l'appelant ou le forçait à s'avouer vaincu, on prolongeait le combat jusqu'au soir; à l'apparition des étoiles, il était acquitté. Son coupable adversaire n'échappait pas non plus à la punition. S'il survivait au combat, il était taxé à une amende de soixante shillings, déclaré infâme, et dépouillé de tous les privilèges d'homme libre J.

A la cour de chevalerie, la procédure était différente. Quand la cause ne pouvait être décidée sur la déposition des témoins ou sur l'autorité des preuves, le connétable et le maréchal exigeaient caution des deux parties et fixaient le moment du combat, le lieu et les armes, une épée longue, une épée courte et une dague; mais ils permettaient aux combattante de se pourvoir d'armes défensives à leur choix. Un terrain sec et uni, de soixante pas de long et de quarante de large , était clos par des palissades de sept pieds de haut, autour desquelles étaient placés les sergents d'armes avec d'autres officiers, pour maintenir le silence et l'ordre parmi les spectateurs. Les combattants entraient par des portos opposées, l'appelant à l'est, le défendeur à l'ouest des lices; et chacun d eux jurait séparément que ses précédentes allégations et réponses étaient sincères , qu'il n'avait pas d'autres armes que celles permises par la cour; qu'il ne portait aucun charme sur lui, et qu'il plaçait toute sa confiance en Dieu, dans la bonté de sa cause et dans sa bravoure. Alors, se prenant l'un l'autre parla main, l'appelant jurait qu'il ferait de son mieux pour tuer son adver-

1. Glanville, xiv. 1. Bract. m , 18. Spelm. Arçh. 103. Si l'intimé avait soixante ans , ou avait été blessé à la tête , ou avait eu un membre cassé , il était lilre , s'il le préférait, de subir l'épreuve dt* l'eau bouillante s'il était homme libre , de Tenu s'il était vilain. Glan. xiv, 1.

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