Gervasc, 1522, 1529. Hovcd
2. u Prie universis mortalibus obUnuit gloriam et suj ereminent ara militite s«culuns. n l'et. Bk-s. il y. '2
ÔOG HISTOIRE D'ANGLETERRE.
Geoffroi et une armée de Brabançons et de Bretons. Le roi accourut mettre fin à cette guerre dénaturée, convoqua ses enfants devant lui et les réconcilia en apparence. Notre ignorance des motifs qui guidaient secrètement les trois princes nous laisse dans le vmguc et l'obscurité sur les événements qui suivirent. Richard paraît être resté avec son père : Henri d'abord, puis Geoffroi, se révoltèrent ; tous deux revinrent à leur devoir avec des protestations de regret, et tous deux de nouveau déployèrent l'étendard de la révolte. 11 se trama des complots contre la vie du roi. Un jour qu'il s'avançait pour parler à Henri, il fut accueilli par une grêle de flèches dont l'une perça sa cuirasse, mais ne lui fit qu'une légère blessure. Un autre jour qu'il allait conférer avec Geoffroi , son cheval fut atteint à la tète. Les évèques de Normandie, par ordre du pape, excommunièrent les auteurs et fauteurs de la guerre 1 ; mais les deux frères persévérèrent dans leurs hostilités, entretinrent leurs troupes en pillant les laboureurs et les églises, et choisirent la fête du lundi de la Pentecôte pour livrer bataille à leur père. Mais avant que ce jour arrivât, la fatigue et l'anxiété causèrent au jeune Henri une fièvre qui se joua promptement de l'habileté des médecins. Quand on l'informa qu'il n'avait plus que quelques heures à vivre, son âme fut agitée de crainte et de remords. Il dépêcha un messager à son père pour implorer son pardon et lui demander , comme dernière faveur, de vouloir bien venir voir un fils mourant mais repentant. Le roi était tenté d'y aller : ses amis , craignant quelque complot, l'en dissuadèrent. Otant donc une bague de son doigt, il chargea l'archevêque de Bordeaux de la porter au prince comme un gage d'amour et de pardon. Le jeune Henri la pressa sur ses lèvres, confessa ses péchés en public, et ordonna aux évèques de le placer sur un lit de cendres préparé au milieu de la chambre, où il reçut les sacrements, et expira [ M juin 1183 ] 2. Sa mort rompit la confédération , et Geoffroi obtint son pardon ; mais ses châteaux furent pris par le roi , qui y mit garnison. Le prince toutefois n'eut aucune reconnaissance de la douceur avec laquelle il avait été traité; et, sur le refus du comté d'Anjou qu'il demandait, il se rendit à la cour de Philippe, roi de France, où il mourut au moment où il cherchait à susciter de nouveaux embarras à son père. Henri ne pleura pas sa perte : Philippe le fit inhumer avec une pompe extraordinaire et des démonstrations de chagrin * [\9 août 4 4 86].