‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 491 sur 643 · Vinesauf · texte numérisé non relu

Vinesauf

2. ïd. 329. Trivet, 10 ). Voyez aussi Iîoved. 394 ; Diceto , 661. Bnhadin , l'historien arabe, parle de cette action, mais réduit la force do l'équipage à six cent cinquante hommes, et attribue la perte du bâtiment au dé espoir du capitaine, qui ordonna à ses honores de laire des trous a fond de cale , pour empêcher qu'ils ne tombassent entre h-s mains des chrétiens (Bohad. 1(6). Le feu grégeois était ainsi appelé parce que c'était une invention des Grecs. Ses principaux ingrédients étaient la nuphtc , le bitume et le soufre. Jl s'enflammait au contact do l'air, et brûlait avec une violence qu'il n'était pas facile de maîtriser : c'est peut-être ce qui a fait dire qu'il brillait dans l'eau. On employait généralement du sable et du vinaigre pour l'éteindre. Vines. 274.

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reçu par eux avec des témoignages de joie enthousiaste [10 juin]. Il distribua aussitôt dos présents avec sa prodigalité accoutumée, prit à son service tous ceux qui s'offraient, et ordonna de dresser ses machines de guerre contre les murailles. Quoique réduit bientôt à une extrême faiblesse par une fièvre intermittente, son impatience le poussa à surveiller lui-même les opérations de son armée; et, dans l'intervalle des accès, il se faisait porter à la tranchée sur une couchette de soie, et souvent déchargeait de ses propres mains les balistes qui avaient été pointées contre l'ennemi f. A mesure qu'il se rétablit, le siège fut conduit avec une nouvelle énergie. De fréquentes attaques furent dirigées par les chrétiens contre la forteresse, par Saladin contre les chrétiens, et toutes sans succès. La garnison néanmoins commençait à prévoir le sort qui l'attendait. Ses rangs s'éclaircissaient continuellement ; ses défenses étaient ruinées , et aucun des efforts de ses amis n'était parvenu à faire lever le siège. Avec la permission du soudan, elle offrit de négocier. De nombreuses propositions furent alternativement faites et rejetées , les chrétiens insistant toujours sur la restitution de Jérusalem, et Saladin demandant autant de fois leur coopération pour repousser les filsdeNourredin, qui avaient envahi ses États afin de recouvrer le patrimoine de leur père. A la fin , il fut convenu que la ville se rendrait aux chrétiens, et que les Turcs, comme rançon, restitueraient la sainte croix, et mettraient en liberté quinze cents captifs. Pour l'exécution de ces conditions, on assigna un délai de quarante jours, et plusieurs milliers d'otages furent détenus dans la forteresse. Les croisés prirent immédiatement possession d'Acre, et Saladin transporta son camp à distance* [42 juillet].

Cette conquête fut accueillie avec transport par les nations de la chrétienté comme le prélude de la délivrance de Jérusalem ; mais la joie publique fut bientôt troublée par la nouvelle que le roi de France voulait se retirer de l'armée. Ce fut en vain que Richard, ses propres officiers et tous les chefs confédérés le pressèrent

1. On peut voir, dans Vinesauf, la description des machines e mployées à ce siège. Les balistes déchargeaient des carreaux ou des flèches ; les mangoneaux , de petites pierres; les pierriers, des pierres plus grosses. Un de ceux-ci tua', dit-on , douze hommes d'un coup. 11 est question aussi de tours de bois poussées veis les murailles , de béliers , et de fortes claies pour protéger les soldats. Tous ces objets, pour les garantir du n u grégeois , étaient couverts de cuirs crus et de drap grossier aspergé de vinaigre. Mais les assiégés les détruisaient fréquemment, en jetant d'abord sur eux une grande quantité de matières combustibles, puis en l'allumant av. c le feu grégeois. Pour préserver les machines des pierres lancées^les murs , des filets lâches, faits de câbles, étaient tendus devant elles. Vines. 276, 282, 287, 323, 335.

2. Id. 331-341. Hoved. 394-396. Les conditions sont rapportées par Richard dans une de ses lettres. Hoved. 398.

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