Vinesauf, 314. Hored
2. Vinesauf , 346. Ifovcd. 397. Newbrijç. tv,23. ÏToveden assure que Saladin mit
HISTOIRE D'ANGLETFRRE.
Après cet acte sanglant, qui, tout inhumain qu'il était, ne parait pas avoir été contemplé avec horreur ni par les chrétiens ni par les mahométans d'alors, Richard conduisit son armée, réduite -~ à Irente mille hommes, d'Acre à Jaffa. Elle marchait en cinq divisions, les templiers en lète et les hospitaliers à l'arrière-gardc. Pour plus de sûreté les munitions et provisions longeaient la mer ; près d'elles étaient la cavalerie, et, en dehors de la cavalerie, les archers à pied, destinés à tenir avec leurs flèches l'ennemi à distance. Dans cet ordre ils côtoyaient lentement le rivage, bravant toutes les tentatives faites pour arrêter leur marche. Saladin campait près d'eux toutes les nuits. Le matin, il les altaquait.de front, en flanc et par derrière, et chaque jour il continuait le combat jusqu'au coucher du soleil. Il avait demandé des renforts dans toutes les parties de son empire ; et. dès qu'ils furent arrivés, il tenta un coup désespéré pour écraser d'un seul coup toute l'armée des ennemis. A neuf heures du matin [7 sept.] les timbales retentirent; les Sarrasins se précipitèrent de tout leur poids sur la petite armée des chrétiens, etil fallut toute l'autorité et tous les efforts dcRichardpour empêcher la dislocation de son armée. Le grand-maître des hospitaliers, vigoureusement pressé, sollicita à plusieurs reprises l'ordre de charger ; mais le roi, qui visait à une victoire décisive, différa 1 jusqu'au dernier moment. Enfin le signal fut donné : l'infanterie s'ouvrit pour laisser passer la cavalerie, les hommes d'armes chargèrent dans différentes directions ; et l'ennemi, hors d'état de résister à leur vigueur et à leur impétuosité, après une résistance opiniâtre s'enfuit vers les montagnes. Richard se vanta que, dans le cours de quarante campagnes, Saladin n'avait jamais essuyé une défaite aussi signalée. Vinesauf fait monter sa perte à sept mille hommes et à vingt-deux émirs Sa conduite subséquente montra que celte défaite lui avait appris à respecter la valeur des croisés. Il cessa de les harceler dans leur marche; mais il dévasta le pays et démantela les places sur leur passage. Les chrétiens allèrent à Jaffa, en relevèrent les murs, et fortifièrent les châteaux des environs.
Reprendre aux infidèles'Ja terre sacrée où le corps de Jésus-Christ avait été enseveli était le but des croisés; et, pour leur rafraîchir la mémoire, ces mots « le Saint-Sépulcre, » étaient proclamés trois
à mort ses captifs le 18, deux jours avant Richard ; Bohadin , qu'il le fit après (p. 187, 188). Il n'est pas probable que la version de Hovedcn soit la vraie, attendu qu'une telle conduite était propre à causer la perte de ceux que le Soudan avait à cœur de sauver. Le roi semble s'être glorifié de ce massacre : « Sicut decuit, fecimus expirare. n Hoved. 398.
t. Voyez la lettre du roi dans Hoveden , 398 ; et dans Vinesauf, 360.