Hoved. 414, 416. Newbrig. iv, 33. Gerv
2. Cette circonstance extraordinaire est rapportée d'après la meilleure autorité, celle de Hovcden ( p. 4121, dont le témoign; ge semble éire confirné parle fait qu*à la mort de Henri Richarl fui sommé, comn e tons les autres princes de l'empire, de donner son vote pour l'élection d*un roi des Romains. Il envoya des députés , mais résolut sagement de ne pas hasarder une seconde fois sa personne en Allemagne illovcd, 441*. Cependant il est possible qu'on l'ait convoqué comme roi de Provence.
prisonnement [1 194]. Henri ne put résister à une offre si tentante Il eut même l'effronterie de la communiquer à Richard [U janv 1 ■ mais les princes allemands, qui étaient devenus caution de la délivrance du monarque anglais , reprochèrent à l'empereur sa vénalité, et le forcèrent d'abandonner sa proie. Il reçut sur place plus de soixante-dix mille marcs, et des otages furent donnés pour le payement du reste » [4 fév.]. Le roi descendit à la hâte le Rhin jusqu'à Cologne , dont 1 archevêque le conduisit au port d'Anvers Là il s'embarqua à bord de sa propre Hotte. Les difficultés de la navigation de la rivière consumèrent quatre jours; pendant cinq autres les vents contraires le retinrent dans le port de Swine en face de l'île de Cadsant; enfin, il débarqua à Sandwich au milieu des acclamations de ses sujets, après plus de quatre ans d'absence [13 mars] 2.
Quoique Richard respirât maintenant l'air de la liberté *on cœur ne pouvait être à l'aise jusqu'à ce qu'il eût châtié la perfidie du monarque français. Il ne voulut donner que deux mois à ses sujets d'Angleterre; et ce peu de temps, il l'employa, non à réparer les maux causés par son absence , mais à imaginer le moyen d'extorquer plus d'argent de ceux que sa rançon avait déjà appauvris. 11 n'avait plus d'ennemi en Angleterre; les châteaux de Marlborou^h , de Lancaster et de Saint-Michel , qui appartenaient à Jean , avaient été précédemment remis aux officiers du roi et ceux de Tickhill et cle Nottingham se rendirent dès qu'on fut certain de son retour. Richard tint à Nottingham un grand conseil du royaume , composé de quinze pairs spirituels et temporels et de la reine-mère Éléonore [30 mars]. Le premier jour, il reprit à plusieurs individus les offices qu'ils tenaient de la couronne et les vendit au plus offrant. Les conditions qu'il proposait étaient lo payement d'une somme considérable de prime abord, et ensuite une rente annuelle. Le lendemain, il accusa de trahison son frère Jean et le conseiller intime de ce prince , Hugues , évêque de Coventry. lis eurent ordre de comparaître et de présenter leur défense dans un délai de quarante jours , sous les peines suivantes. Le prélat, en tant que shériff, devait être à la merci du roi; en tant qu'évéque, être jugé par l'Église. Jean devait être proscrit et voir confisquer toutes ses terres, tous ses biens et effets mobiliers. Ni l'un ni l'autre n'obéit à la citation, quoiqu'elle eût été répétée trois
1. On en paya plus tard dix mille autres. L'empereur, effrayé des menaces du pape, en re.nit dix-sept mille pour donner à Richard , prétendait-il , le moyen de résister à leur ennemi commun , le roi de France. Hoved. 431. Diceto, 672 673.