‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 51 sur 643 · Sidon. vin · texte numérisé non relu

Sidon. vin

2. u Saxones prse cseteris hostibus timentur. »» Amm. Marc, xxvm , p. 526. Kap?£pwTaTOt Sûpw rat pwj*/,, xat Y.ipztpia. rr, nspl tàç

Zos. m, p. 147. Twv ûffèp rr.v P/lvov xat ty,v EffTreptav 3a^atTr,v iÔvwv 7% pta^ttXWTaTa. Jul. orat. I , in laud. Consl. p. 34. u Angli homines omnium quos nuvimus burbarorum ad bclla acerrimi. » l'rocop. Hi$t. Golh. iv, p. 469. u Goûtera virtutc attjue agilitate terribilcm. » Drus, vu, p. 549.

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saxons n'en parlent pas, et la déclamation hyperbolique de Gildas ne doit pas être prise à la lettre. Huit ans plus tard, il se livra une bataille des plus sanglantes, dans laquelle douze des chefs bretons furent tués; et les Saxons perdirent un capitaine fameux, appelé Wypped, d'où le lieu fut nomméWyppedsfleet. La dernière victoire de Hengist fut remportée en 473. Les Bretons s'enfuirent, dit-on, devant leurs ennemis, comme devant un « incendie dévorant, » et abandonnèrent des dépouilles d'une valeur incalculable. Le vainqueur vécut encore quinze ans, et mourut en 488, laissant la possession paisible du Kent à son fils Oise, dont les successeurs s'appelèrent, d'après lui, Oiscingas1.

Ces faits sont racontés tout différemment par les écrivains bretons, qui, dans leur vanité, attribuent la perte du Kent à l'infatuation de Vortigern et à la politique perfide de Hengist. Ce chef, s'il faut en croire leur relation, avait une fille, nommé Rowcna, d'une beauté admirable. On fit en sorte qu'à un banquet donné aux nobles bretons elle servît Vortigern, qui, captivé [^r ses charmes, l'épousa, et donna à son père le royaume de Kent. Mais en s'attachant aux Saxons il perdit l'affection de ses sujets. Son fils Vortemir fut mis sur le trône, livra trois batailles aux étrangers et finit par les chasser du Kent. Pendant cinq années Hengist erra en aventurier sur l'océan ; mais à la mort de son fils il recouvra sa couronne, et son gendre lui redemanda les possessions qu'il avait perdues. Trois cents députés de chaque nation s'assemblèrent en conseil pour décider la question ; mais, pendant la conférence, chaque Saxon se choisit une victime. Au moment convenable, Hengist s'écria : « Nemeth yure seax, tirez vos poignards; » et le sol fut couvert de deux cent quatre-vingt-dix-neuf cadavres. Le seul Breton qui fut épargné, ce fut Vortigern lui-même ; et, pour tirer de captivité un prince qu'ils haïssaient, les indigènes cédèrent à Hengist le territoire qui depuis a été divisé entre les comtés de Kent, de Sussex et de Middlesex. Est-il nécessaire de dire que beaucoup de ces prétendus événements sont contredits par des preuves irrécusables, et qu'ils ont tous échappé à la connaissance de Gildas, écrivain breton et presque contemporain? Le tout paraît être une fable inventée par les indigènes pour expliquer l'établissement des Saxons en Bretagne sans admettre qu'elle ait été conquise *.

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