Hoved. 449. Paris, 1G4. Ann Burt
2. Voyez un de ces actes dans Rymer. Jean lui fit hommage pour cette donation, puis la lui rendit sa vie durant. 11 fut convenu qu'aucun d'eux n'y ferait d'aliénations sans le consentement de l'autre. Voyez aussi Rymer, i, 1 10. 111.
se partagèrent entre les prétentions rivales de Jean et d'Arthur. Quand l'archevêque Huhert et William Marshal étaient arrivés de Normandie, le justicier Fitz-Pcter avait ordonné à tous les hommes libres de prêter serment d'allégeance au comte Jean 1 ; mais ils furent alarmés de l'hésitation qui semblait régner parmi les prélats et les barons, dont beaucoup, sous le règne précédent, avaient mérité l'inimitié de ce prince, ou s'étaient enrichis par la confiscation de ses biens. Un grand conseil fut donc tenu à Northampton ; les menaces et les promesses furent adroitement employées pour éveiller les craintes et encourager les espérances des plus tièdes; et on finit par faire passer la résolution unanime de jurer fidélité à Jean, duc de Normandie , à condition qu'il respecterait les droits actuels de chaque individu *. [25 mai] A cette nouvelle, il se rendit en Angleterre, et fut couronné à Westminster, avec les solennités d'usage [27 maij. Le primat ouvrit la cérémonie par un discours remarquable, tendant à justifier l'exclusion d'Arthur. La couronne, faisait-il observer, n'était la propriété d'aucune personne en particulier. C'était le don de la nation qui choisissait , en général, parmi les membres de la famille régnante, le prince qui paraissait le plus digne de la royauté dans les circonstances existantes. Ils s'étaient assemblés en ce jour pour remplir cet important devoir, et avaient choisi pour leur souverain Jean, duc de Normandie , frère du monarque défunt. Jean signifia son assentiment à ces principes*.
Les rois de France jetaient depuis long-temps un œil d'envie sur les provinces possédées en France par les monarques anglais. Si
1. Nos anciennes autorités observent la même règle, en parlant de Jean avant son avènement, qu'en parlant de Richard. Il est le comte Jean jusqu'à ce qu'il ait reçu la couronne ducale ; puis le duc Jean jusqu'à .son couronnement, après lequel il est le roi Jean. Le couronnement eut lieu le 26 mai, le jour de l'Ascension ; et les années de son règne furent comptées d'une fête à l'autre , et non , comme on l'a supposé jusqu'à une époque toute récente, du quantième au quantième semblable; probablement parce que le roi regardait la fête comme un jour plus convenable pour célébrer l'anniversaire de la cérémonie.