‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 531 sur 643 · CHAPITRE QlTATOHZifcME. 'M · texte numérisé non relu

CHAPITRE QlTATOHZifcME. 'M

tiers restants*. Nous ne savons p3S l'issue de la négociation ; mais ce qui réclamait principalement l'intervention du roi , ce fut la conduite désordonnée des chefs anglais, qui désobéissaient à ses ordres et se faisaient la guerre les uns aux autres. 11 débarqua en Irlande avec une forte armée , et se rendit à Dublin , où vingt des princes indigènes accoururent lui rendre hommage [20 juin 1210]. De Dublin , il marcha sur le Meath ; les châteaux des barons réfractaires furent pris, et les Lacy avec leurs adhérents quittèrent 1 ile précipitamment. Jean divisa la province anglaise en comtés, établit l'observation des lois anglaises parmi les colons, ordonna que les mêmes monnaies auraient également cours dans les deux pays, confia le gouvernement à son favori, l'évéquc de Norwich, et, après une absence de douze semaines, retourna à la hâte en Angleterre * [30 août]. L'année suivante le vit entrer à la tète d'une armée dans le pays de Galles [14 août 1210]. Au pied du Snowdon, il dicta à Llewellyn les termes de sa soumission ; et vingt-huit otages, tous jeunes gens de noble famille, furent acceptés comme garantie suffisante de la tranquillité future des marches [1212]. Une année toutefois ne s'était point écoulée que les Gallois renouvelèrent leurs incursions avec leurs cruautés accoutumées. Dans son ressentiment, Jean fit pendre les otages et ordonna qu'une armée nombreuse l'attendit à Chester3. 11 était déjà en route pour la rejoindre, lorsqu'il reçut avis d'une conspiration formée par ses barons pour se rendre maîtres de sa personne. Il se hâta d'aller à Nottingham [16 août], expédia des messagers chargés de licencier l'armée, et força les barons qu'il soupçonnait de remettre leurs châteaux en garde à ses officiers, dont plusieurs étaient étrangers, ou de lui donner en otage leurs fils et leurs (filles, leurs frères et leurs sœurs, comme garantie de leur fidélité 4.

Mais, tandis que le roi triomphait ainsi de ses ennemis tant étrangers qu'indigènes, il songeait toujours avec sollicitude à terminer sa querelle avec Innocent, et travaillait à parer le coup qu'il savait bien être médité contre lui. Dans cette vue, il entamait souvent

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