‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 532 sur 643 · Paris, 193, 194. Ann. Marg · texte numérisé non relu

Paris, 193, 194. Ann. Marg

4. Dunst. 567. Cet écrivain dit que Guillaume de Montfort devait être roi ->- plus probablement chef des barons (voyez /&><. Pal. 94, pour le licenciement de l'armée !. David, comte de Huntingdon . et frère du roi d'Ecosse, fut forcé, ncn-seulement de livrer son fils et d'autres personnes en otage , mais aussi de rendre son château de Fotheringay. Rot. Pat. ibid. et 132, 142. — Dans le Alise Roll de l'année, il y a un payement de six shillings à un messager qui apporta au roi les têtes de six Gallois. P. 231.

des négociations avec Langton ou avec les envoyés du pape ; et aussi souvent, avec sa versatilité habituelle, il refusait d'exécuter ce qu'il avait promis. Sur les autres points les parties semblaient d'accord : le grand sujet de dissentiment était la restitution à fairede l'argent qui avait été pris de force au clergé. Le pontife procéda avec réflexion et accorda à son fils désobéissant le temps de se repentir. Quand l'interdit eut duré un an, il fulmina contre lui une bulle d'excommunication; mais le roi maintint dans les ports une surveillance si rigoureuse que la sentence ne put être publiée officiellement en Angleterre ; et les théologiens prétendirent que, tant qu'elle ne l'aurait pas été , elle ne pouvait avoir d'effet. Mais cet avantage partiel ne diminua point ses craintes. L'excommunication, il le savait bien, n'était qu'un prélude à la sentence de déposition. Il n'y avait pas de doute que Philippe, son ancien ennemi , saisirait cette occasion d'envahir ses États, et la désaffection croissante de ses barons ajoutait à sa perplexité et au danger. Afin donc de contenir les dispositions hostiles du roi de France , il engagea à son service plusieurs des petits princes dont les territoires étaient situés au nord ou au midi de ce royaume; et, pour se fortifier contre le pape, on dit qu'il sollicita l'aide de Mohammed al Nassir, qui avait pris le titre ordinaire d'émir al Moumenim, et par ses conquêtes en Espagne menaçait d'extirper le christianisme du midi de l'Europe. Cette secrète négociation fut confiée à la prudence de deux chevaliers , Thomas Hardington et Ralf Fitz-Nicholas, et d'un ecclésiastique nommé Robert de Londres. A leur arrivée au palais du Maure, on leur fit traverser successivement plusieurs salles entre deux haies de gardes dont les armes, les manières et le costume excitèrent l'étonnement des trois étrangers. L'émir lui-même, homme de moyenne taille et d un aspect grave, tenait les yeux fixés sur un livre placé devant lui. Leurs révérences faites , ils présentèrent la lettre de Jean , qui fut reçue et traduite par un interprète. S'il faut en croire le bruit qui circula ensuite, elle contenait l'offre de la couronne d'Angleterre à l'émir, et la promesse faite par Jean d'embrasser la foi musulmane. 11 y a en ceci probablement beaucoup d'exagération, quoiqu'il soit difficiledc déterminer les limites précises auxquelles aurait dù s'arrêter le désespoir d'un prince de l'humeur de Jean qui se serait trouvé dans la même position. L'émir posa aux envoyés plusieurs questions très-justes sur la population et la force du royaume, sur l'âge, les vues et le caractère du roi , et les congédia avec de générales et insignifiantes expressions d'amitié. Mais comme ils se retiraient, il rappela Robert et l'adjura , au nom de son respect pour la foi

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