Chron. sax. p. 19. Bed. in, 6. Nenn
3. Nenn. 64. Quand la Bernicie fut réunie plus tard au Deire sous un seul souverain , le tout fut appelé royaume de Northumbrie , parce qu'il comprenait les conquêtes des Saxons au nord du Humber.
4. La Mercie était divisée par la Trent en septentrionale et méridionale. La contenance de la Mercie du nord était évaluée à 7000 hides de terre ; celle de la Mercie du sud, à 5000. Bed. m, 24.
indigènes s'étaient peu à peu retires devant leurs ennemis de la côte aux montagnes, et avaient laissé environ une moitié de la division méridionale de l'île au pouvoir des envahisseurs. Huit nouveaux royaumes s'étaient formés. Le Kent et le Sussex ne dépassaient pas l'étendue bornée des comtés connus encore sous ces noms. Les Saxons de l'est possédaient l'Essex , le Middlesex et le sud du llertfordshire. L'Est-Anglie comprenait le Norfolk, le Suffolk, le Cambridge et l'île d'Ely. Ces États ne pouvaient agrandir leur territoire, placés comme ils étaient sur la côte et contigus à d'autres aventuriers saxons, ^iais les royaumes restants confinaient aux Bretons, et furent successivement augmentés par la conquête. Quand ils eurent atteint leur entier développement, la Bcmicie, au nord de la Tees, et le Deire, au sud, s'étendaient du Forth au Humber et de la mer de Test à celle de l'ouest. Le Wegsex était borné au nord par la Tamise et par la Sevem, et allait, des limites du Kent et du Sussex, au Land's End (finistère) de Cornwall. La Mercie comprenait tout l'intérieur de l'Ile jusqu'aux montagnes de Galles, il est aisé d'indiquer l'origine continentale de ces différents peuples. Les nations saxonnes se reconnaissent à leur nom seul. Les conquérants du Kent, de l'île de Wight et de la côte du Hampshire, qui fait face à cette île, étaient Jutes. Tous les autres royaumes furent fondés par les Angles J.
Durant cette longue période si remplie d'événements , les Bretons, quoique ayant eu le dessous en définitive, avaient déployé considérablement de courage et de résolution. Dans les autres provinces de l'empire, les indigènes étaient restés paisibles spectateurs de la lutte des forces impériales avec les barbares; et chaque fois que la fortune de la guerre s'était déclarée en faveur de ces derniers , ils s'étaient soumis patiemment à la loi des vainqueurs. Les Bretons seuls, et, par exception, les indigènes de l'Armorique , avaient osé tirer l'épée pour la défense de leur liberté. Si , durant cette lutte , ils perdirent la plus belle partie de l'île, l'origine de leurs malheurs peut être trouvée dans le manque d'union entre leurs chefs. Comme leurs ancêtres, ils furent vaincus en détail. Leurs écrivains nationaux parlent de rois dont la puissance , à cette époque , s'étendait sur toute la Bretagne ; mais on ne découvre dans les histoires authentiques aucune trace de l'existence d'une telle autorité. La population du pays reconnaissait une multitude de chefs séparés que leurs crimes et leurs dissensions avaient rendus trop attentifs aux sujets de jalousie personnelle ou aux occasions d'agrandissement, pour agir de con-