‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 557 sur 643 · Rym. 1,203, 206. Par · texte numérisé non relu

Rym. 1,203, 206. Par

fulminée, dans laquelle les chefs des confédérés étaient mention* nés nominativement, et la cilé de Londres mise en interdit. Les deux censures furent également méprisées. Elles avaient été obtenues, à ce qu'arguèrent les partisans des barons, à l'aide de fausses suggestions, et pour des objets qui étaient en dehors de la juridiction du pontife. Il n'avait pas le droit d'intervenir dans les affaires temporelles : le seul contrôle des matières ecclésiastiques avait été confié par le Christ à Pierre et aux successeurs de Pierre *.

Jean, sur ces entrefaites, avait repris une supériorité marquée, et il résolut de décharger tout le poids de sa vengeance sur la tète de ses ennemis. [49déc] A Saint-Alban, il divisa son armée en deux corps. Le commandement de l'un fut donné à son frère le comte de Salisbury, avec la tâche de répandre la dévastation sur les comtés d'Fssex, de Hertford, de Middlesex, de Cambridge, d'Ely et de Huntingdon. 11 se mit lui-même à la tète de l'autre, et dirigea sa marche vers le nord.

Alexandre, le jeune roi d'Écosse, n'avait pas été moins impatient que les barons anglais d'échapper au joug du tyran ; mais il requit et obtint d'eux la cession du Northumberland, du Cumberland et du Westmoreland , pour prix de sa coopération. En octobre [18], il passa la frontière, investit le chAteau de Norham, et reçut à Felton l'hommage et féauté des habitants duNorthumberland [22 oct.J ». Lorsque Jean avança, deux puissants barons, Gilbert Fitz-Reinforth, et Jean, connétable de Chester, rentrèrent en faveur; mais d'abord ils donnèrent des otages pris dans leurs propres familles et dans celles de leurs principaux vassaux, et souscrivirent des chartes par lesquelles ils s'obligeaient à servir le roi leur vie durant, promettaient de ne pas tenir les serments qu'ils avaient prêtés à ses ennemis, et de ne pas exiger l'exécution de la charte, et se soumettaient à la peine d exhérédation perpétuelle, si jamais ils violaient ces engagements *. Mais les autres barons, dès que le roi entra dans l'Yorkshire, mirent le feu à leurs meules et à leursmaisons[2janv.4 2l6], s'enfuirent en Écosse, et, à Melrose, rendirent hommage à Alexandre qui, à l'approche de Parmée royale, avait levé le siège de Norham [44 janv.j. Jamais,

1. Rym. i, 208, 211, 212, Nevr Rym. i, 139. Par. 227, 228, 232. « Ex hoc maxime quod non pertinet ad pnpam crdinatio rcru n laicarum : cuin Petro apostolo et ejus successoribus non nisi ccclesiasticarum dispositio rerum a Domino sitcollata n (p. 2331.

2. Mailros, 189. Lanercost, 17. Indépendance de l'Ecosse, par Anderson; App. n° 26.

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